Christian Marclay, Index

Publication présentant la documentation iconographique ayant servi au développement des projets visuels de Christian Marclay au cours des dernières années. Près de 300 photocopies noir et blanc de collages d’images trouvées, mises en page avec l’aide du graphiste Laurent Benner.« C’est peut-être parce que je ne suis pas un très bon dessinateur, le collage semble être une approche plus naturelle pour esquisser et développer des idées. Je fais du copier-coller et j’utilise ma photocopieuse comme un moyen rapide d’expérimenter et de développer des idées. Mon travail consiste à trouver, échantillonner, s’approprier des images et des sons, et à les transformer. L’image trouvée est généralement ce qui déclenche un processus de pensée – la formulation d’idées ou simplement la réaffirmation de pensées latentes. C’est un moyen de médiatiser instantanément une image et de prendre un peu de distance par rapport à elle. Les accidents sont aussi souvent révélateurs. Comme l’appareil photo ou tout logiciel de montage vidéo, la photocopieuse n’est qu’un outil parmi d’autres. »
Christian Marclay 

Les centaines de photocopies en noir et blanc très contrastées compilées par Christian Marclay sont comme des griffonnages dans un carnet, les premières étapes d’expérimentation vers des œuvres plus abouties, et offrent ainsi un aperçu du processus de création de l’artiste. Ce livre rassemble les sources qui ont alimenté la pratique de Marclay au cours des dernières années. Il a été conçu en étroite collaboration avec Laurent Benner, graphiste ayant travaillé avec Marclay sur plusieurs autres livres et pochettes de disques et partageant une sensibilité commune.

« Plasticien de la musique », artiste, performer, compositeur, considéré comme l’inventeur du turntablism, Christian Marclay (né en 1955 à San Rafael, Californie, vit et travaille à New York) a fait œuvre de précurseur, tant sur la scène musicale underground que dans l’art contemporain, en explorant un espace commun aux arts plastiques et à la musique. Au cœur de sa recherche, il combine une multitude de médium tels que son, pochettes d’albums, disques vinyle, bandes magnétiques ou extraits de film. S’il doit partie de sa renommée à la virtuosité de ses montages vidéo et à son activité de performer et de platiniste expérimental, la  photographie constitue un autre pan important de sa pratique.

Conception graphique : Laurent Benner. 2021 (parution prévue au 1er trimestre) édition anglaise21 x 29,7 cm (broché)300 pages (296 ill. n&b) 68.00 € ISBN : 978-3-907236-08-6EAN : 9783907236086 à paraître.

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Jérôme Poret, Les hôtes (vinyl LP / livret)

Une édition hybride (disque vinyle, livret sous forme d’un journal et insert) qui prolonge les recherches de l’artiste sur les liens entre sonarchitecture et histoire du spiritisme.

En 1884, convaincue qu’une malédiction s’abat sur sa famille en raison de l’invention par son beau-père de la première carabine à répétition, la veuve Winchester débute la construction d’une maison qui ne s’achèvera que 38 ans plus tard suite à son décès. Chaque nuit, elle communique alors avec les esprits des victimes présumées de la carabine, qui lui fournissent les plans d’une maison en chantier permanent, comprenant à la mort de sa propriétaire en 1922 près de 160 pièces.
S’inspirant de cette histoire, Jérôme Poret a produit pour son exposition à La Maréchalerie un ensemble d’œuvres conçues dans un rapport à l’intersection de l’architecture et du spiritisme.

Cette édition, prolongeant le projet, comprend plusieurs éléments : 
– Une pochette Gatefold finition vernis mat 2 volets ouverts.
– Un pressage vinyle, standard 33t (140gr), disque couleur purple 9347 sur lequel sont fixées six voix extraites des séances sous R.E.A.H. (rêve éveille sous l’hypnose) des étudiant.es de ENSA-V conduites par l’hypnologue Marie Lisel en amont du projet d’exposition les hôtes. Les 6 voix sont remixées et accompagnées d’une composition à l’armonica de verre, instrument inventé par benjamin franklin et employé par Fanz Anton Mesmer lors de ses traitements collectifs par le magnétisme animal autour de son « baquet ».
– Un livret sous forme de journaux 8 pages au format ouvert 60 x 42 cm, glissé dans la pochette, sur le modèle du Spiritual Telegraph (enquête et travaux de la Conférence de New York sur les phénomènes spirits, 1852-1860) à partir d’un ensemble d’articles proposés par les invités aux débats « Manèges » organisés par La Maréchalerie et Jérôme Poret : Philippe Baudoin, Renaud Evrard, Ann Guillaume, Alice Laguarda, Stéphanie Sauget, Marie Cantos & Guillaume Constantin, Guillaume Lasserre.
– Un insert 4 pages couleur format 30 x 60 cm pliées avec une chronologie de l’histoire des Etats-Unis du XIXe siècle revisitée par l’artiste et l’un des plans de la maison Winchester matérialisé pour l’exposition.
– Une sous pochette-quadri avec photo de l’installation WHISPER ROOM, comportant le fameux Gramophone « His Master’s Voice » avec diaphragme lumière 460 des frères Lumière de l’édition anglaise de 1924, emprunté au Phonomuseum de Paris.Publié suite à l’occasion de l’exposition éponyme à La Maréchalerie, Versailles, du 20 septembre au 15 décembre 2019.

Jérôme Poret (né en 1969, vit et travaille à Paris) explore les dimensions événementielle et matérielle du son. Inscrit dans les pratiques musicales dites extrêmes (indus, métal, noise) et leur esthétique, l’électro-acoustique, son univers plastique en fait le matériau d’une interaction avec les lieux et les architectures investis. Il les conçoit comme « une structure amplificatrice », émettrice d’un environnement social et artistique donné, à affecter. Musicien, producteur du label de disque vinyle expérimental Labelle69, il réalise des pièces sonores, des performances, des dessins muraux, des installations et des vidéos. Autant de moyens pour donner « forme » au son, entre matière imperceptible (images, fréquences) et objets.

Textes de Philippe Baudoin, Renaud Evrard, Ann Guillaume, Alice Laguarda, Stéphanie Sauget, Marie Cantos & Guillaume Constantin, Guillaume Lasserre.

Conception graphique : Jean-Louis Chapuis / Warmgrey.

Publié avec Labelle69. 2021 (parution prévue au 1er trimestre) édition bilingue (français / anglais)31 x 31 cm 35.00 € ISBN : 978-2-918512-18-9EAN : 9782918512189 à paraître

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Maryanne Amacher, Selected Writings and Interviews

La vie et l’œuvre de l’artiste, compositrice et théoricienne américaine Maryanne Amacher sont aussi vastes que méconnues. Amy Cimini et Bill Dietz proposent une sélection hétérodoxe et singulière de documents pour la plupart inédits (notes personnelles, lettres, notes programmatiques ou pour des projets non réalisés, manifestes et entretiens), couvrant l’ensemble de ses archives, jusque là inexplorées.

Maryanne Amacher (1938-2009) est une compositrice américaine et une artiste d’installation. Penseuse très originale dans les domaines de la perception, de la spatialisation du son, de l’intelligence créative et de l’architecture sonore, elle est largement considérée comme pionnière de ce que l’on appelle aujourd’hui l’« art sonore », bien que sa pensée et sa pratique remettent constamment en question les principales hypothèses sur les capacités et les limites du genre. Souvent considérée comme faisant partie d’une lignée post-cagienne, son travail anticipe certains des développements les plus importants de la culture en réseau, des arts médiatiques, de l’écologie acoustique et des études sonores.

Edité par Bill Dietz et Amy Cimini. 2021 (parution prévue au 1er trimestre) édition anglaise15 x 23 cm (broché) 398 pages (ill. n&b) 30.00 € ISBN : 978-1-953691-00-2EAN : 9781953691002 à paraître

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Cartophonie

Cartophonie est un projet de cartographie sonore réalisé par le DOC en partenariat avec le Petit Label entre novembre 2018 et décembre 2019 et couvre le territoire du Pré-Bocage normand.
Trois musiciens (Antoine Berland, Jean-Baptiste Perez et Nicolas Talbot), un plasticien sonore (Thibault Jehanne) et des habitants au service d’un projet de carte sonore interactive du Pré-Bocage. Un tracteur au travail, l’eau qui s’écoule ou encore une armada d’escargots cliquetant, tous les bruits qui composent notre environnement sonore sont pistés, enregistrés, collectés, mixés et mis en ligne.

http://cartophonie.le-doc.fr/

La boîte du jeu comprend : un plateau de jeu, quatre pions, un dé, des cartes de jeu et deux disques. Le premier disque contient l’enregistrement d’une partie jouée par les membres de l’OMEDOC, le second quatre compositions de Nicolas Talbot et Thibault Jehanne réalisées à partir du collectage sonore.

Déroulement d’une partie

Pour jouer, il faut un instrument de musique par joueur (ou sa voix) et télécharger au préalable les sons sur le site ​https://cartophonie.le-doc.fr/le-jeu/
Ensuite, on pourra diffuser ces sons avec n’importe quel système (un téléphone, une chaîne hi-fi, un ordinateur).

Le but du jeu est de collecter quatre sons et de les ramener au DOC.

Lorsqu’une partie démarre, chaque joueur choisit un pion qu’il place sur une ville et tire une carte “personnage”. Le joueur ayant les plus grandes oreilles commence. Quand c’est son tour, le joueur peut jouer immédiatement (avec les cartes) ou faire sonner son instrument avant de jouer. Il déplace alors son pion du nombre de cases indiquées sur sa carte « personnage ». Au gré des déplacements, le joueur ou la joueuse a l’occasion de récupérer des cartes “personnages”, des sons, de diffuser les environnements sonores en fonction des villes où il·elle passe. Une fois les quatre sons collectés, il·elle pourra retourner au DOC. En attendant les autres, il·elle pourra jouer de son instrument ou diffuser ses sons. La partie se termine lorsque les quatres participant·e·s sont rentré·e·s au DOC.

L’OMEDOC

Créé en 2012, l’OMEDOC est un laboratoire de recherche musicale basé au DOC. Les musicien·e·s, issu·e·s de milieux très divers (musique classique, jazz, rock), explorent de nouvelles voies mêlant la musique contemporaine, le théâtre musical, la performance.
Les partitions traditionnelles sont remplacées par des dessins, des schémas ou des jeux de société dans lesquels le public est associé. C’est donc par une approche ludique que l’orchestre propose de défendre ces musiques innovantes.

www.omedoc14.wixsite.com

Le DOC

L’association le Doigt dans l’Oreille du Chauve, communément appelée Le DOC, est bassée depuis sa création en 2008 à Saint-Germain-d’Ectot, un petite commune de 300 habitants, au cœur du bocage normand.
Le DOC est à la fois un lieu de découverte des musiques contemporaines expérimentales et improvisées, ainsi qu’un lieu de vie et d’animations.

www.le-doc.fr

Partenaires

Le projet de cartographie sonore est soutenu par le Pré-Bocage Intercom, la DRAC Normandie, le CNM et réalisé en partenariat avec le collège d’Aunay-sur-Odon, l’école maternelle de Saint-Germain-d’Ectot, l’Office du tourisme de Villers-Bocage, les bénévoles du ShaDOC Café, les habitants de PBI, le SIVOM et le souterroscope de Caumont-sur-Aure.

Crédits

Illustrations : Marine Duchet – Composition graphique : Hélène Balcer

Pièce cartophonique

Jean-Baptiste Perez : flûte et composition – Nicolas Garnier : hautbois – Emmanuel Piquery : clavier – Clément Lebrun : basse électrique – Samuel Frin : saxophone baryton – Nicolas Marsanne : guitare électrique – Thibault Jehanne et Nicolas Talbot : diffusion des sons – Antoine Berland : portraits sonores

Enregistré au DOC à Aurseulles
le jeudi 19 décembre 2019
Enregistrement et mixage : Ludovic Germain

Quatre compositions

  1. De l’électricité / Nicolas Talbot 5’31
  2. Le feu / Thibault Jehanne 5’33
  3. L’insecte / Thibault Jehanne 12’18
  4. Et un terrier / Nicolas Talbot 23’55

Prises de son réalisées entre décembre 2018 et décembre 2019 sur le territoire du pré-bocage normand.

Bandcamp : https://collectionpetitlabelfieldrecording.bandcamp.com/album/cartophonie

Le Petit Label : ​https://petitlabel.com/

Concert Jazzoux

#Résidence & concert en ligne
JAZZOUX
(SOMATICAE & TERRINE)

En résidence les 20, 21 & 22 janvier 2021.
En fin de résidence, le vendredi 22 janvier, le duo donnera son concert de création, en direct et en ligne sur les ondes de π-NODE (en ligne et en dab+).
À 18h00 – en partenariat avec π-NODE
https://p-node.org

Claire Gapenne est une artiste musicienne qui performe dans Terrine et dans le duo Me Donner. Passionnée des arts, elle se produit dans la scène expérimentale depuis 2012 notamment dans le groupe rock industriel Headwar avec qui elle découvre d’autres façon d’aborder la musique. Au sein de l’Accueil Froid, elle développe de nouveaux projets et organise de nombreux concerts programmés.

A partir de 2013 elle monte son projet solo Terrine avec lequel elle tourne et développe une musique spontanée et immédiate. Entre no-wave, no-techno et musique improvisée, c’est à partir de 2014 qu’elle forme avec Romain Simon, Me Donner.

Aujourd’hui chez de nombreux labels comme No Lagos, Tanzprocesz, Bruit Direct, Third Type Tape… Terrine prône une musique libre et sans étiquette.

Elle performe aussi depuis 2016 avec la compagnie de théâtre dansé Sociétés Accidentelles à Amiens.

http://dubruitetdescoups.blogspot.com/

https://terrine.bandcamp.com/

Sous son pseudo Somaticae, Amédée De Murcia explore des excursions rythmiques emplies de cassures et prises dans un frémissant bain de saturations et de larsens.
Auteurs de nombreux enregistrements flirtant avec de la techno aventureuse et une approche résolument bruitiste, Somaticae joue généralement au milieu des gens pour des sets aux constructions percutantes, voire abrasives.
Somaticae est également impliqué dans un duo de Bass Musique avec C_C (OD Bongo choisi en 2019 dans la plateforme SHAPE), un duo de pop exotique (Balladur), une performance et installation audio-visuelle utilisant des télés (Couleur TV), des ballades urbaines d’écoute (D.A.B) ainsi qu’un projet de noise impliquant une Peugeot 205 (Sacré Numéro).

https://amedeedemurcia.hotglue.me/somaticae

La Chaire « Supersonique »

« Aujourd’hui, le son est devenu une forme et une matière à part entière. Les étudiants doivent certes pouvoir produire des œuvres mais surtout comprendre la grammaire du son et ses potentiels. »Jean de Loisy, directeur des Beaux-Arts de Paris « Les ressources du son et de la musique constituent une terre encore neuve pour la création artistique actuelle. La Chaire Supersonique les défriche et les cultive. »Frank Madlener, directeur de l’Ircam.

Atelier improvisation et électronique en studio à l’Ircam ©Mikhail Malt

Les pratiques de création et les outils numériques rapprochent aujourd’hui les arts visuels et les arts sonores. La Chaire « Supersonique : exposer, monter, habiter le son » rassemble des étudiant.e.s des Beaux-Arts de Paris et ceux du Cursus de l’Ircam. Elle se présente comme un atelier de partage des méthodes et des outils pour composer l’espace sonore, visuel et sensible et imaginer une création collective in situ. À la croisée de nombreuses pratiques ou matière même de nombreuses œuvres, le son est omniprésent dans l’art. Il suppose des moyens techniques et une connaissance fine de la place du son dans l’art ainsi que des enjeux les plus contemporains sur la question. La question du son ne concerne pas que les musiciens et les compositeurs. Il s’agit de donner aux étudiant.e.s les moyens de travailler le son comme on travaille le bois ou le métal avec les outils adaptés.

Une restitution des travaux des étudiant.e.s aura lieu en juin, dans le cadre du Théâtre des expositions des Beaux-Arts de Paris et du festival ManiFeste-2021 de l’Ircam.

Artistes-professeurs investis dans la Chaire : aux Beaux-Arts : Angelica Mesiti, Julien Prévieux, Julien Sirjacq, en lien avec Vincent Rioux, coordinateur du pôle numérique à l’Ircam : Grégoire Lorieux et Sébastien Naves, réalisateurs en informatique musicale chargés de l’enseignement

Avec la création de la nouvelle Chaire Supersonic, les Beaux-Arts de Paris rejoignent le cercle des partenaires pédagogiques du Cursus que constituent les Conservatoires nationaux supérieurs de musique et de danse de Lyon et de Paris, la Haute École de musique de Genève et l’Académie supérieure de musique de Strasbourg – Hear.  

Le Corbusier & Iannis Xenakis

Le Corbusier & Iannis Xenakis. Un dialogue architecture / musique.

On sait peu de choses sur le rôle de la musique dans le travail de Le Corbusier. On en sait également peu sur le travail architectural de Iannis Xenakis. Pourtant, cela fait soixante ans que Xenakis élabora la conception du Pavillon Philips de l’Exposition universelle de 1958 à Bruxelles : un pavillon éphémère aux formes organiques réalisé alors qu’il travaillait chez Le Corbusier, en même temps qu’il produisait ses premières compositions musicales. 
Objet multimédia avant l’heure, ce Pavillon intrigue toujours autant par les courbures de ses formes dans l’espace, que par les oeuvres électroniques dont il fut l’écrin. Plus encore, la rencontre des individualités collaborant au projet interpelle : faire un projet à plusieurs, c’est accepter les contradictions, les silences, les tensions. 

À travers l’analyse de documents originaux, certains inédits, cet ouvrage revient sur la place de la musique chez Le Corbusier, de l’architecture chez Iannis Xenakis, et nous aide à comprendre leur travail de collaboration en revenant sur la genèse du Pavillon Philips : appréhender les rapports entre architecture et musique chez Le Corbusier et Xenakis, c’est ainsi constater le choc entre le sens ancestral de la synthèse des arts dont hérite le XXe siècle et la modernité d’un projet réalisé au cours des années 1950. 

Séverine Bridoux-Michel propose ici un éclairage contemporain du mythe qu’incarne la relation de l’architecture et de la musique. 

L’AUTEURE 
Séverine Bridoux-Michel est architecte, docteur en esthétique et sciences de l’art, chercheur au LACTH/Ecole nationale supérieure d’architecture et de paysage de Lille, chercheur associée au CEAC/Université de Lille, enseignante à l’École nationale supérieure d’architecture et de paysage de Lille, et musicienne. Elle a reçu le Prix de la Recherche et de la Thèse de Doctorat en Architecture en 2007 (Académie d’Architecture, Paris). Ses travaux et publications concernent notamment l’étude des processus de conception, les pratiques collaboratives dans l’histoire de l’architecture des XXème et XXIe siècles, ainsi que l’étude des relations interdisciplinaires architecture/musique. 

Voir l’intérieur du livre ici : https://www.youtube.com/watch?v=DXn03Q0eqyA

ISBN/EAN : 9782919230266 / Format : 210X210 / Année : 2018 / Pages : 200 / Editeur : IMBERNON / Auteur : Séverine Bridoux-Michel

(((INTERFERENCE_S)))

Festival de substrat sonore, première édition, du 8 au 11 juillet 2020, Centre Wallonie-Bruxelles | Paris

Guillaume Abgrall & Chiara Todaro, Blow Out Session, Dance Divine, Julien Devaux, Sebastian Dicenaire, Èlg, Vincent Epplay & Timo Van Luijk,Marion Le Guerroué, Anne Lepère & Diederik Peeters, Dominique Petitgand,Julien Poidevin, Myriam Pruvot, Claudia Radulescu & Walter Hus,Anna Raimondo, Thomas Turine, Florian Van de Weyer, VOID, Claire Williams.

Le 30 octobre 1938, sur les ondes de CBS, l’annonce en direct par Orson Welles d’abord de perturbations atmos- phériques et puis d’explosions de gaz incandescent et puis et puis… d’une invasion extra-terrestre aurait provoqué un vent de panique sur la côte est des USA.

Retransmise au temps présent, cette fiction aux allures de bulletin d’information classique marque la légende des ondes. La fiction radiophonique adaptée par Welles deLa Guerre des mondes d’Herbert George Wells demeure paradigmatique du pouvoir de la fiction sur la dite réalité.

Un autre monde s’ouvrait, un monde stipulé et performé se déclarait.

10 ans plus tard, Werner Meyer-Eppler, physicien, acous- ticien expérimental, phonétiste et théoricien de l’informa- tion de l’institut de Phonétique de l’Université de Bonn procède à des expérimentations sur la réalisation synthé- tique du son et développe une réflexion sur une potentielle composition musicale basée sur ce matériau. En 1948 toujours, une révolution copernicienne dans la création musicale est provoquée par Pierre Schaeffer, ingénieur acoustique à la Radio Télédiffusion Française, qui après une écoute du même fragment de 78 tours rayé – invente une technique de composition sonore. Les sons bruts se voient dotés d’une esthétique propre et de façon évidente la substance et la matérialité sonore mutent.

20 ans plus tard, Eliane Radigue, compose des pièces à partir de feedbacks ou de systèmes de bandes infinies se désynchronisant dans le temps.

En l’espace de ce siècle, la dichotomie entre son et bruit s’est dilatée. Inexorablement lié aux progrès technolo- giques, de l’analogique au numérique, le substrat sonore s’est densifié.

Sonder le son, c’est fondamentalement appréhender des approches parallèles du monde, c’est provoquer des chocs et perturber les sens.

L’exploration des sons traverse les territoires de création contemporaine.

Le festival INTERFERENCE_S se donne pour ambition de révéler une infime partie de la polysémie des explora- tions sonores et de mettre en évidence des créations développées à partir de matière sonore.

Pour cette première édition, la programmation est com- posée d’artistes basé.e.s en Belgique francophone, sou- tenu.e.s par des opérateurs prescripteurs de la création radiophonique et sonore comme l’acsr qui a accompagné une série d’œuvres présentées dans cette édition, Transcultures, le Vecteur (etc) mais également d’artistes français dont les démarches nous sont apparues comme aussi singulières que référentes. Une rétrospective dédiée au créateur sonore Èlg constitue également un des temps forts du festival.

Pour enjeu obsessionnel : le son – non pas comme médium illustratif, ni comme vecteur magnifiant une image statique ou en mouvement mais le son comme matière propre.

Délibérément décloisonnant, s’infiltrant dans les espaces poreux du Centre Wallonie-Bruxelles | Paris, INTERFÉ- RENCE_S agrège des œuvres laboratoires – de l’installa- tion au podcast en passant par des concerts électroa- coustiques, bruitistes et des films – des œuvres dont les développements génèrent l’émergence de nouveaux lieux et territoires de monstration et d’écoute tout comme elles reconditionnent la question des modes de production et de diffusion.

Tel un manifeste, le festival vise à faire état d’une création vibrante.

Electronic Music & Sound Design

Electronic Music & Sound Design, Theory and Practice with Max 8, volume 2 est disponible en version papier. Cette série d’ouvrage est parfaite pour apprendre Max et la synthèse sonore.

Par Alessandro Cipriani et Maurizio Giri

Electronic Music and Sound Design

Theory and Practice with Max 8 – Volume II
Third Edition updated to Max 8
English version
Foreword by Richard Boulanger

  • ISBN-13: 978-88-992121-4-8
  • Paperback: 748 pages + online
  • Language: English

also available for iBooks at the Apple Store

Electronic Music and Sound Design 2 – Max 8

Espaces sonores

Le projet :

Le Groupe de Recherche Espaces Sonores publie son appel à candidature pour l’année 2020/2021 à destination des artistes dont la production implique une dimension sonore importante.

Phonon#3 – La Chaufferie – 19 janvier 2017 – ©A.Lejolivet-HEAR

Le groupe de recherche Espaces Sonores de la Haute école des arts du Rhin se situe au cœur des questions de transversalité que pose l’union des arts plastiques, du son et de la musique. Un appel à candidatures est lancé pour la résidence d’Artiste 2020-2021, destiné aux artistes dont la production implique une dimension sonore importante. La résidence a lieu au sein des sites arts plastiques et musique de la HEAR à Mulhouse et Strasbourg – un environnement original qui offre de multiples potentialités de rencontres avec des étudiant.e.s et des enseignant.e.s de diverses disciplines incluant arts plastiques, design, pratiques sonores, composition musicale et instruments. L’artiste, qui ne doit pas être issu de la HEAR, doit avoir terminé ses études depuis au moins 3 ans.

Le ou la candidat.e sélectionné.e effectuera deux mois de résidence : 1 mois à Mulhouse (novembre 2020) puis à 1 mois à Strasbourg (janvier/février 2021). Une conférence / présentation sera programmée au début de la résidence dans chacune des deux villes.

La présence du ou de la lauréat·e au sein de l’école pourra susciter différentes interactions avec les étudiant·e·s concerné·e·s : participation éventuelle des étudiants dans l’élaboration du projet ou rencontre avec les étudiants autour de leurs projets.

Le dossier doit être envoyé avant le 14 juin 2020 minuit par mail à : residence@hear.fr

Toutes infos ici : https://www.hear.fr/news/appel-a-candidature-espaces-sonores-20-21/?fbclid=IwAR3EmhcJLFzCSNN-I7xkf0pEunaEjPrmdOyX6mGmWV2lE6Ch52PPCEc4jXs