Dream House

Exposition au Centre Pompidou-Metz

Du 16 juin au 10 septembre 2018

Œuvre mythique, la Dream House est une installation lumineuse et musicale créée à quatre mains, par le compositeur La Monte Young et son épouse Marian Zazeela.

C’est en 1962 que La Monte Young compose The Four Dreams of China et prend conscience de son désir de « construire des oeuvres musicales qui pourraient être jouées très longtemps, voir indéfiniment ». La même année, il rencontre la plasticienne et musicienne Marian Zazeela et dès le mois d’août 1963, ils conçoivent ensemble la première installation visuelle et sonore du nom de « Dream House ». Marian Zazeela a développé un système de lumières évolutives et colorées qu’elle place sur des mobiles. La Monte Young utilise quant à lui différents oscillateurs d’ondes sinusoïdales, oscilloscopes, amplificateurs et hautparleurs pour produire des environnements de fréquences continues. La musique jouée, constituée de notes tenues pouvant être prolongées à l’infini, fait réagir de manière infime les mobiles suspendus. L’ombre projetée, résultant de la combinaison de plusieurs éclairages, crée de nouvelles formes en trois dimensions.

Le visiteur qui pénètre dans cet espace baigné de lumière et de musique est invité à s’immerger littéralement dans le son et la couleur pour percevoir les nuances. Assis ou débout, immobile ou évoluant à son rythme au sein de l’espace, chaque visiteur peut apprécier les modulations sonores provoquées par ses propres mouvements, aussi infimes soient-ils. Cette expérience unique incite à l’introspection, à la méditation et au rêve. Le spectateur-auditeur voit la musique autant qu’il écoute la couleur, dans une pure perception synesthésique. Le temps semble ralenti et le rapport à l’espace et à la durée devient tout autre, entre le réel et l’imaginaire.

En 1967, La Monte Young et Marian Zazeela rencontrent Pandit Prân Nath, spécialiste du raga indien et du style Kirana. Ils en deviennent les disciples en 1970 et le resteront jusqu’à sa mort en 1996. La Monte Young déclara à propos de Pandit Prân Nath : « C’est avec lui que j’ai véritablement compris ce que signifiait la transformation progressive d’une note continue ». La première installation de la Dream House au sein d’un lieu d’art a lieu dans la galerie Friedrich à Munich en juillet 1969, et de nombreuses autres sont présentées dans des musées et galeries d’art en Europe et aux États-Unis les années suivantes, pour des durées de plusieurs jours à plusieurs années : Fondation Maeght, Saint Paul de Vence (1970) ; Documenta V, Kassel (1972) ; Dia Foundation, New York, de 1979 à 1985 puis en 1989/1990 ; Ruine der Künste, Berlin (1992) ; Centre Pompidou, Paris (1994-1995). En 1993, une Dream House est installée de façon permanente à la MELA Foundation de New York. En 1998, le Musée d’Art Contemporain de Lyon propose à Marian Zazeela et La Monte Young d’exposer l’œuvre dans une version définitive, qui entre dans la collection à l’issue de l’exposition.

https://www.centrepompidou-metz.fr/la-monte-young-marian-zazeela-dream-house-1990

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Terry Riley & Gyan Riley

TUSK Festival is delighted to announce the performance of that godfather of Minimalism Terry Riley in duo with his son Gyan at this year’s TUSK weekend. And opening our first Hall One show at TUSK we have, from Morocco, the trance-inducing sounds of Maâlem Houssam Gania & The Gnawa Of Essaouira.
PLEASE NOTE – tickets are available from June 1 for this show only; alternatively, a TUSK weekend pass is available which includes this show and the rest of the weekend programme. Sunday day tickets, which go on sale in September, will also include this show.

Its possibly hard to do justice in words to the influence of Terry Riley on so much adventurous music that has emerged over the past half century. Take his legendary In C, a simple piece of musical genius that still resonates as loudly in impact today and perhaps is achieving more widespread influence than ever currently since its first recorded appearance in 1968. Add in his sublime minimalist keyboard recordings such as Shri Camel and A Rainbow In Curved Air, his early tape work, his collaborations with Pandit Pran Nath, John Cale, La Monte Young – a huge favourite on the TUSK team, a huge influence on our listening and so much of the music we love.
So it is fitting, in the year that TUSK makes the move to expand its reach into Sage’s Hall One, that it is Terry Riley that takes us there. Terry will perform in a duo with his son Gyan, who has a growing discography of his own that includes releases on labels such as John Zorn’s Tzadik and has worked with Zakir Hussian, Dawn Upshaw and many others.

Hailing from Morocco’s Atlantic coast, Maâlem Houssam Gania is the youngest son of the late, revered Maâlem Mahmoud Gania and has grown up entrenched in the Gnawa culture of North Africa, playing the guimbri and singing from the Gnawa songbook since his earliest days. In great demand in his home country for his performances at the Lila trance ceremonies, where people gather to dance, to commune with the spirits and be healed of their ailments, Houssam’s renown has spread to this continent of late with select appearances at European festivals and even collaborations with UK producer James Holden.
At TUSK, Houssam will be performing an intimate set of deep and traditional Gnawa music with a small group accompanying on chorus and percussion.

Riojy Ikeda – Continuum

Ryoji Ikeda explore la musique expérimentale dès les années 1980, lorsqu’il prend part à la formation du groupe interdisciplinaire japonais Dumb Type dont les installations complexes investissent avec un regard critique l’essor des technologies numériques. Dans ses installations procédant par systèmes éphémères, le son et la lumière sont des objets mathématiques, dont on suit toutes les manipulations. Le Centre Pompidou invite l’artiste sonore et visuel à présenter deux installations inédites. Les deux nouvelles pièces formant « continuum », articulées en un espace noir et un espace blanc, proposent au visiteur une expérience immersive, visuelle et sonore déroutante, sans début ni fin.

Commissariat coordonné par Marcella Lista, chef du service Nouveaux médias (Musée national d’art moderne).

DATE(S)
VEN 15 JUIN AU LUN 27 AOÛT,
11H00 – 21H00
LIEU
CENTRE POMPIDOU GALERIE 3

PLAN D’ACCÈS

ENTRÉE AVEC LE BILLET « MUSÉES ET EXPOSITIONS » DU CENTRE POMPIDOU.
LE BILLET DES CONCERTS RYOJI IKEDA 1, 2 ET 3 DONNE ACCÈS AUX EXPOSITIONS « CODER LE MONDE » ET « RYOJI IKEDA » LES 15 ET 16 JUIN.

Ryoji Ikeda (né en 1966), vit et travaille à Paris et Kyoto. Il est reconnu comme étant un artiste majeur au Japon, à la fois compositeur de musique électronique et artiste en arts visuels. Il concentre son travail sur les caractéristiques essentielles du son en lui-même et sur l’image en tant que lumière avec une précision et une esthétique empruntée aux mathématiques. Ikeda est réputé pour être l’un des rares artistes internationaux produisant une œuvre pertinente à la fois dans les arts visuels et les médias sonores et acoustiques. Il orchestre de façon très précise et intègre son, image, matière, phénomènes physiques et notions mathématiques dans des performances immersives « live » ou des installations.

Parallèlement à son activité purement musicale, Ikeda travaille sur des projets à long terme au travers de performances « live », des installations, des livres et des Cds dont voici quelques exemples : datamatics (2006 -), test pattern (2008 -), spectra (2001 -), cyclo., un projet en collaboration avec Carsten Nicolai, superposition (2012 -), supersymmetry (2014 -) et micro /macro (2015 -).

Il se produit et expose à travers le monde dans des lieux tels que le Musée d’art contemporain de Tokyo, le Musée d’art de Singapour, Ars Electronica à Linz, le festival Elektra à Montréal, les festivals Grec et Sonar à Barcelone, Aichi Triennale à Nagoya, le Palais Grassi à Venise, Park Avenue Armory à New-York, la Whitechapel Gallery à Londres, le Barbican Centre et la Somerset House à Londres, le musée d’art de Bogota, Hamburger Banhof à Berlin, DHC/Art à Montréal, le Festival d’Automne au Centre Georges Pompidou à Paris, la Biennale de Sharjah, Carriageworks à Sydney, la Triennale d’Auckland, le MONA Museum Hobart-Tasmania, la Ruhrtriennale, la Fondation Telefonica à Madrid, le Kyoto Experiment Festival, ACT Centre Gwangju en Corée, le Musée des arts et des sciences de Singapour, Kunstverein à Hanovre, le Vinyl Factory et à ZKM, centre d’art et média à Karlsruhe, entre autres.

En 2016-17 il a créé en collaboration avec l’ensemble Eklekto (Genève) actuellement en tournée, le spectacle acoustique « Musique pour percussion ». Il a pris part à des expositions collectives telles que « Élévation 1049 » : à Avalanche à Gstaad (CH), au Centre Pompidou de Metz (FR), au Festival d’Automne de La Villette à Paris (FR) au Center for the Art of Performance de UCLA, Los Angeles (USA), et il a également créé une symphonie « drone » A [for 100 cars] à la demande du Festival de la Red Bull Académie de Los Angeles.

En 2018 il prend part à des expositions collectives telles que « Artistes et Robots » au Grand Palais à Paris (FR), « Experience Traps » au Musée Middelheim à Anvers (BE), entre autres, et présente également des expositions individuelles au Centre Pompidou à Paris (FR), à Carriageworks à Sydney (AU), au Garage à Moscou (Russie) et au Musée Eye Film à Amsterdam (NL). En juin il inaugurera spectra, installation permanente à Mona Hobart en Tasmanie (AU). Il présentera des pièces pour concert au Centre Pompidou / Festival ManiFeste à Paris (FR) ainsi qu’au Spiral Hall à Tokyo (JP).

Ses albums +/- (1996), 0°C (1998), matrix (2000), dataplex (2005), test pattern (2008) et supercodex (2013) font partie de l’avant-garde du nouveau courant minimaliste de la musique électronique au travers de techniques et d’esthétiques à la fois très précises et pointues. The Solar System (2016) édition vinyle limitée et Music for percussion (2017) sont tous deux sortis chez The Vinyl Factory. Début 2018 il crée sa source d’information en ligne sous le nom de « codex/édition ».

Il est le lauréat du Prix Ars Electronica Collide@CERN 2014.

http://www.ryojiikeda.com/

Résidence de recherche-création Locus Sonus Appel à candidature

Locus Sonus, en collaboration avec PRISM (ESAAix/CNRS/AMU), lance un appel à candidature pour une résidence de recherche-création à destination de trois artistes‑chercheurs pour une durée de trois (…)

Source : Résidence de recherche-création Locus Sonus Appel à candidature

Multiphonies. Concerts Ina GRM | Sonore Visuel

Multiphonies 17/18. Trois soirs de concerts avec l’Ina GRM – Groupe de Recherches Musicales.

Source : Multiphonies. Concerts Ina GRM | Sonore Visuel

Phonurgia Nova Awards inscriptions ouvertes

INSCRIPTIONS aux prochains Phonurgia Nova Awards

ouvertes jusqu’au 15 juillet 2018

Vous êtes preneur de son, auteur de fictions ou de documentaires radiophoniques, créateur de parcours sonores, réalisateur de Hörspiel, éditeur de podcasts, inventeur de formes numériques  ou d’installations qui mettent en jeu la plasticité narrative du sonore ? Ces Prix sont conçus pour vous. Si elles sont sélectionnées, vos créations seront diffusées à la Bibliothèque Nationale de France durant cette 23ème édition des Phonurgia Nova Awards.

Vous pouvez soumettre au choix :
1) des productions finalisées (éligibles aux différents Prix)
2) des projets non finalisés : maquettes et scénarios (éligibles au bénéfice des Résidences)

Inscription et règlement ici : http://phonurgia.fr/concours/2018-inscriptions-ouvertes/

Les Casse-Goulots Lavouxiens

Mon frère vient de découvrir des traces de notre grand père. Nous connaissions bien l’existence de son groupe Tit Louis Jazz, mais pas de la création en 1927 d’une société de Bigophones qui faisait des concerts, et dont il aurait été président !

Louis Dupin en photo.

« Le Ménestrel » du dimanche 19 juin 1887, journal s’intéressant à la musique et au théâtre et qui  paraît tous les dimanches nous donne quelques explications sur ces instruments :

« Depuis trois ou quatre ans vous n’avez pas été sans remarquer des instruments de musique en carton, aux formes étranges, aux proportions énormes : ce sont les bigophones. Leur nom leur vient d’un simple vendeur de « trompes et de bouquins » sur les champs de foire, M. Bigot, qui eut un jour l’idée de régénérer les musiques de cirque, qui l’horripilaient. En moins de vingt-quatre heures il révolutionna toutes les fanfares, toutes les musiques instrumentales. Pour « jouer » d’un bigophone » quelconque, il n’est pas nécessaire de connaître ses notes. Il suffit de savoir un air et de le chanter dans un instrument en carton. Il va sans dire que les voix de basse chanteront dans des instruments décorés des noms de basson, baryton, bombardon, goliath, monstre, etc., et que les autres souffleront dans des chalumeaux, des flageolets, des musettes, des clarinettes, des trompes, des ophicléides, des serpents, des cornets, des pistophones, etc. Que tous ces noms n’effrayent pas les amateurs. Les « bigophones » ne diffèrent les uns des autres que par leurs formes baroques, excentriques ; mais il n’existe pas deux manières d’en jouer : il suffit de chanter dans l’embouchure. »

Faute de photographie, certains villageois se souviennent encore de leurs activités. Habillés de larges blouses sombres, ils animaient des bals à Lavoux et ailleurs. Il se dit aussi que, participant à un concours de bigophoneux, ils auraient été les premiers et reçu en cette occasion un diplôme…

Les membres du bureau et les administrateurs des « casse-goulots » (ADV, 119 W 6)

C’est à l’aide d’un « Kazoo » (1), aussi appelé « mirliton » (2) qu’ils bricolaient leur instrument ou tout autre objet susceptible d’émettre des sons.

Extrait d’une page du « Catalogue des nouveautés françaises »

Source : http://www.patrimoineethistoiredelavoux.com/2017/02/les-casse-goulots-lavousiens.html