Celebrate Eliane Radigue at 90

Sisters with Transistors

Le film Sister with Transistors est désormais disponible sur ArteTV.

Raconté par Laurie Anderson et nourri de formidables archives, un hymne aux pionnières de la musique électronique et aux horizons sonores qu’elles ont ouvert depuis les années 1930.

Delia Derbyshire

 « La technologie est prodigieusement libératrice, elle pulvérise les structures du pouvoir. La musique électronique a attiré naturellement les femmes. On se passait des structures dominées par les hommes : radios, salles de concert, maisons de disques. Mais l’histoire semble nous avoir oubliées. » Qui mieux que la compositrice américaine Laurie Spiegel peut résumer l’amnésie collective qui frappe les pionnières des musiques électronique, concrète ou électroacoustique ? Pourquoi son nom, comme ceux de Clara Rockmore, Daphne Oram, Bebe Barron, Delia Derbyshire, Pauline Oliveros, Wendy Carlos, Eliane Radigue ou Suzanne Ciani restent-ils aujourd’hui méconnus, quand Pierre Schaeffer, Karlheinz Stockhausen ou Pierre Henry ont atteint la notoriété ? Elles n’en ont pas moins, chacune à leur manière, défriché de nouveaux territoires, composant la bande-son d’un XXe siècle technologique, ivre de vitesse, d’énergie et de bruit. Armées de leurs synthétiseurs, oscilloscopes, platines et séquenceurs, elles ont traversé l’histoire, souvent en solitaires, des années 1950 aux années 1980, créant des ponts entre la composition savante, la scène expérimentale, le cinéma, la télévision et la publicité. Des espaces  de liberté et de créativité que le monde de la musique traditionnelle ne leur accordait pas jusqu’alors…

Daphne Oram

Démiurges sonores
Constitué de témoignages et d’archives précieuses, le documentaire de Lisa Rovner redonne voix et visage à ces exploratrices de dimensions musicales littéralement inouïes à leur époque. Au cœur de leurs studios-laboratoires, peuplés d’enchevêtrements de câbles multicolores, de bandes magnétiques, d’ordinateurs primitifs et de générateurs géants, ces fortes personnalités ont pris leur destin en main au mépris des usages, pour revendiquer leur indépendance de démiurges sonores. Ce récit vibrant, raconté par l’Américaine Laurie Anderson, autre grande figure de l’expérimentation musicale, leur rend justice.

Réalisation : Lisa Rovner, Royaume-Uni, 2021

Le Mans Sonore #2

Biennale du son, Le Mans Sonore est un évènement culturel grand public qui associe sciences et culture de façon singulière. À la croisée de la musique, du design, de l’art contemporain et de la recherche, Le Mans Sonore est un écho à l’expertise acoustique du Mans.
La deuxième édition se tient du 22 au 30 janvier 2022.

Le programme ici : https://lemanssonore.fr/biennale-du-son/programme/

Computer Music Journal 44:4

New CMJ Issue 44:4 https://direct.mit.edu/comj/issue/44/4 Spatialization, Sonification, Transcription, and Visual Programming

Live Electronics INA grm au 104

L’INA grm retrouve le CENTQUATRE-PARIS pour une nouvelle soirée Live Electronics, dédiée à la performance instrumentale et à l’improvisation électroacoustique. Des artistes venu·e·s de tous les horizons vous plongent au cœur de l’expérimentation sonore grâce à l’Acousmonium, véritable orchestre de haut-parleurs, déployé à cette occasion pour vous faire vivre une expérience unique.

Au programme de cette soirée :

  • Diane Barbé – Conference of Critters
  • Jean-Philippe Gross – Structure incidence
  • Nina Garcia
  • (Entracte)
  • Perrine Bourel – Airs, eaux, lieux
  • Stefan Maier & Michelle Helene Mackenzie – Orchid Mantis

Le 7 janvier 2022 à 20H30 au 104 tarif unique 5 € (https://www.104.fr/fiche-evenement/live-electronics-2021.html)

Laboratoire d’expérimentation sonore unique au monde, le Groupe de Recherches Musicales de l’INA (INA grm) développe depuis plus de 60 ans des activités de création et de recherche dans le domaine du son et des musiques électroacoustiques. On lui doit notamment l’Acousmonium, dispositif mobile destiné aux concerts de musique acousmatique qui peut contenir jusqu’à 80 haut-parleurs, ou les GRM Tools, outils numériques innovants à destination des créateurs sonores. De 2008 à 2017, l’INA grm s’associe au CENTQUATRE-PARIS pour y présenter le Festival PRÉSENCES électronique, et renouvelle cette collaboration en 2018 avec les week-ends FOCUS, nouveaux rendez-vous incontournables des musiques électroniques expérimentales.

www.inagrm.com

Son et radio, une histoire

À retrouver dans l’émission Le cours de l’histoire sur France Culture

Cylindre, vinyle, audiocassette… L’histoire du son et de la radio s’articule à celle des inventions techniques. Se pose aussi la question de ce que l’on souhaite enregistrer, diffuser, graver et finalement conserver pour la postérité.

Contrôle d’un équipement radiophonique• Crédits :  Keystone-France / Gamma-Rapho – Getty

Quelle émotion d’entendre une voix venue du passé. Souvent, c’est celle de quelqu’un qui n’est plus et qui s’adresse à nous, de l’au-delà… la personne est donc toujours là ! Quel étonnement aussi d’entendre l’accent, la vibration de la voix, le r qui est roulé, la voix nasillarde. Les voix venues du passé sont conservées dans les archives sonores dont notre patrimoine s’honore.

En 1860, l’ouvrier typographe Édouard-Léon Scott de Martinville parvient à enregistrer de manière intelligible sa propre voix. Il est le premier individu à avoir pu réaliser un tel exploit. Pourtant, c’est l’invention du phonographe en 1877 par Thomas Edison qui continue de faire date : ici, la voix n’est plus seulement enregistrée, elle peut aussi être restituée ! Cette avancée sans précédent marque le coup d’envoi d’une série d’innovations rapides, qui font qu’à la fin des années 1900, le phonographe est déjà un objet qui se démocratise et que le disque se substitue peu à peu au cylindre.

La possibilité d’enregistrer et de faire entendre de la musique fait bientôt de l’enregistrement sonore une industrie en plein essor. Les premières vedettes du disque, comme Enrico Caruso ou les figures de proue du café-concert, sont rapidement connues du grand public. Pourtant, l’enregistrement sonore n’a pas été inventé pour la musique, mais bien pour la parole. On songe à conserver la parole des grands hommes, à constituer un patrimoine oral, mais aussi à graver sur cylindre ou sur disque des sons en voie de disparition. En France, c’est la collecte des patois qui se développe, en réaction à la disparition des cultures rurales et à l’expansion des zones urbaines et industrielles. Le linguiste Ferdinand Brunot coordonne ces opérations et constitue peu à peu les « Archives de la Parole« .

Peu à peu, le son, la voix, la parole, mais aussi les plaisanteries, les berceuses, les jeux de mots, les expressions représentent un patrimoine sonore qu’il importe de protéger et de conserver. À partir des années 1930, le son radiophonique vient enrichir ce patrimoine sonore, et, en 1975, l’Institut national de l’audiovisuel est chargé de conserver et valoriser les programmes de radio, télévision, vidéo et publicité. Aujourd’hui, les conservateurs de l’INA veille sur plus d’un million et demi d’heures de programmes radiophoniques, qui représentent plus de cent kilomètres linéaires d’archives. Alors, pourquoi chercher à enregistrer du son ? Comment les premiers enregistrements ont-ils été réalisés ? Comment ces techniques ont-elles évolué et selon quelles exigences ? Comment veiller sur ce patrimoine sonore et le faire connaître ?

Animoog Z !

Berna

Of Sound Mind

Sortie du livre de Nina Kraus : Of Sound Mind, How sound leaves a fundamental imprint on who we are

Donner un sens au son est l’une des tâches les plus difficiles que nous demandons à notre cerveau d’accomplir. Dans Of Sound Mind, Nina Kraus examine le partenariat entre le son et le cerveau, démontrant pour la première fois que le traitement du son est à la base de nombreuses fonctions essentielles du cerveau. Nous entendons en permanence – nous ne pouvons pas fermer nos oreilles comme nous fermons les yeux – et pourtant nous pouvons ignorer les sons sans importance. Nous ne faisons pas qu’entendre, nous nous engageons avec les sons. Kraus explore ce qui se passe dans notre cerveau lorsque nous entendons un mot, un accord, un miaulement ou un cri.

Notre cerveau auditif, nous dit Kraus, est vaste. Il interagit avec ce que nous savons, avec nos émotions, avec notre façon de penser, avec nos mouvements et avec nos autres sens. Les neurones auditifs effectuent des calculs à un millième de seconde ; l’ouïe est le plus rapide de nos sens. Le son joue un rôle méconnu dans les cerveaux sains et malades. Kraus explore le pouvoir de guérison de la musique ainsi que le pouvoir destructeur du bruit sur le système nerveux. Elle retrace ce qui se passe dans le cerveau lorsque nous parlons une autre langue, que nous souffrons d’un trouble du langage, que nous faisons l’expérience du rythme, que nous écoutons le chant des oiseaux ou que nous subissons une commotion cérébrale. Kraus montre comment notre engagement envers le son laisse une empreinte fondamentale sur qui nous sommes. Les sons de notre vie façonnent notre cerveau, pour le meilleur et pour le pire, et nous aident à construire le monde sonore dans lequel nous vivons.

$29.95 TISBN: 9780262045865368 pp. | 6 in x 9 in65 b&w illus.September 2021 – English

https://mitpress.mit.edu/books/sound-mind

Documentaire : « The Kitchen, une avant garde musicale »

Documentaire sur « The Kitchen », salle de spectacle de New York et organisation à but non lucratif, dédiée aux artistes contemporains, avec Rhys Chatham : https://www.francemusique.fr/emissions/l-experimentale/documentaire-the-kitchen-une-avant-garde-musicale

he Kitchen NYC (1970-1973), © Archives personnelles de Rhys Chatham

Morton Subotnick « Silver Apples Of The Moon » 1968

Pauline Oliveros « 1 OF 4 » 1967

Meredith Monk « What does it mean » 1971

Eliane Radigue « Chry-Ptus » 1971

La Monte Young « The Well Tuned Piano » 1964

Philip Glass « Music With Changing Parts » 1971

Steve Reich « Four Organs » 1970

Laurie Spiegel « Sediment » 1972

John Cage « Reunion » avec Marcel Duchamp 1968

Terry Riley « A Rainbow in a Curved Air » 1968

Karlheinz Stockhausen « Klavierstück XI » piano Pierre-Laurent Aimard 1956

Luciano Berio « Sequenza I » for flute solo 1958

Musica Elettronica Viva « Spacecraft » 1967

Rhys Chatham « Guitar Trio » 1977

Wikipedia de « The Kitchen » : 

https://en.wikipedia.org/wiki/The_Kitchen_(performance_venue)

Site internet de « The Kitchen » :

https://thekitchen.org

Wikipedia de Rhys Chatham : 

https://en.wikipedia.org/wiki/Rhys_Chatham

Site internet de Rhys Chatham : 

https://www.rhyschatham.net