Biennale NEMO 2019

Soirée de lancement au Trianon, le 6 octobre
C’est avec un enthousiasme non dissimulé que nous avons le plaisir de présenter une nouvelle édition de la Biennale des arts numériques Némo qui se tient du 3 octobre 2019 au 9 février 2020, dans plus de 40 lieux à Paris et en Île-de-France !
Le CENTQUATRE-PARIS s’est vu confier la direction générale et le  budget de la manifestation par la Région Ile-de-France. Gilles Alvarez, fondateur de Némo, intègre l’équipe du CENTQUATRE-PARIS et continuera  d’en assurer la direction artistique. L’édition 2019/2020 a été imaginée sur les bases des précédentes avec  d’ores et déjà certaines évolutions qui préfigurent une édition  2021/2022 entièrement repensée. La Biennale s’applique à elle-même la  plasticité et le renouvellement qu’elle exige des états de l’art qu’elle  présente, poreux, à un âge numérique qui ne saurait être qu’en  perpétuel mouvement.
Un ADN préservé et en cours de mutation. C’est le moins qu’on puisse  demander à une manifestation qui s’attache à donner la parole aux  artistes d’un art numérique inventeur de formes. On y retrouve donc :   l’art contemporain numérique, le spectacle vivant en prise avec les nouvelles technologies, la création dans l’espace public et dans les lieux patrimoniaux, les rapports entre les arts et les sciences, les enjeux sociétaux du numérique et bien sûr l’irrigation des territoires d’Île-de-France par les nouvelles formes de créations pluridisciplinaires  La Biennale est un moteur aux centres de gravités multiples qui existe  par la force démultipliée de tous nos partenaires, artistes,  producteurs, lieux de diffusion et institutions culturelles qui ont  forgé cette édition autant que les précédentes. Ils ont participé à  assurer la pérennité de cette édition et dès à présent à imaginer  ensemble sa prochaine transformation.
Prosopopées, en 2015, c’était la possible autonomie des machines. Hasard, accident ou sérendipité ?,  en 2017, c’était la finitude et le hasard (définissant l’humain et la  vie biologique en général) aux prises avec la toute-puissance des  algorithmes, voire à une certaine « soumission volontaire » liée aux  réseaux sociaux, aux objets connectés ou à la domotique. Nous y répondions par la créativité des artistes et leur capacité à  organiser le hasard, et la dimension critique qu’ils nous offrent en  réintroduisant l’aléatoire et le libre-arbitre dans notre société  numérique de plus en plus prévisible.
La Biennale Némo 2019/2020 vous propose la conclusion de ce  cycle, avec une question encore plus ouverte : le genre humain est-il appelé à disparaître : feu le genre humain ? Nous interrogerons ainsi la disparition possible de l’humanité, pas  nécessairement sous l’angle écologique (pourtant essentiel), mais sous  l’angle des nouvelles technologies et en particulier des fameuses NBIC  (nanotechnologies, biotechnologies, informatique et sciences  cognitives). Il y sera question de l’omniprésent concept « d’intelligence  artificielle » (un oxymore ?), de l’apprentissage exponentiel des  machines, des réalités augmentées et virtuelles appliquées à la vie  quotidienne, de la « main invisible » des datas, de l’homme « augmenté »  et de toutes ses qualités et fonctions qui dans le même élan seront  diminuées, de la Singularité qui nous est promise, du post-humanisme, du  transhumanisme et du post-anthropocène.
Et, comme lors des épisodes précédents,  dans une approche résolument humaniste plutôt que tout autre.  Mais ne dévoilons pas l’histoire avant que les artistes n’aient écrit ces futurs !
Le design spéculatif (ou design fiction) sera une des méthodes employées  pour exposer ces nombreuses questions, sous le prisme de l’art. Des  récits ou des objets plus ou moins futuristes, désirables, dérangeants  ou dystopiques, devraient nous permettre de mieux appréhender ces futurs  qui s’inventent au présent. Ces représentations artistiques de futurs possibles susciteront  assurément des débats autour de nos enjeux de société et des futurs  préférables pour nous suggérer qu’il est encore et toujours temps  d’agir.
Gilles Alvarez, Directeur artistique de la Biennale Némo
José-Manuel Gonçalvès, Directeur du CENTQUATRE-PARIS

Festival maintenant

Maintenant est un festival d’arts, de musiques et de nouvelles technologies.
10 jours de concerts, expositions, installations et conférences, sur Rennes Métropole.
Maintenant est né en réponse à l’accélération et à la démocratisation des nouvelles technologies. Le désir de voir, d’entendre, de vivre et de participer à des expériences uniques.
Maintenant aspire à promouvoir l’innovation et la créativité ainsi que l’intérêt du public pour les développements actuels des arts, de la culture et de la société, en favorisant les rencontres entre oeuvres, artistes, publics, étudiants et professionnels.
Maintenant est multidisciplinaire, créatif et accessible.
Les artistes 2019
A.N.I (Bear Bones, Lay Low BE + Black Zone Myth Chant FR + Don’t DJ DE)
Astrid Sonne DK — Asuna JP — AZF FR — Ben Bertrand BE — Benjamin Cochois FR
Cera Khin TN/DE — Crystallmess FR — Dynamorphe FR — Elly Oldman FR
Errorsmith DE — Hatis Noit JP/UK — Ines Alpha FR — Julie Stephen Chheng FR
Klass Sirius FR — Kooper FR — Kryshe DE — Leissen FR — Laurie Rowan UK
Lucas Paris CA/FR — Mad Miran NL — Maison Tangible & Errratum FR
Marie-G. Losseau & Yann Deval BE/FR — Michela Pelusio IT — Molécule FR
Nicolas Bazoge FR — Obsequies BE — OD Bongo FR/BE — Ouai Stéphane FR
panGenerator PL — Pantha du Prince DE — Peach CA/UK — Playtronica RU/FR
Pura Pura FR — Radio Minus DJ spécial Chevance (etc.) FR — re:ni UK
Sentimental Rave FR — Sherelle UK — Slikback KE — Studio Superbe BE
Thomas Pons FR — Upsammy NL — Utilitaire Disk FR — Vanadís FR
Vincent Leroy
Les intervenant.e.s 2019
Aurélien Fache FR — Anatole Lecuyer / Inria FR — Antoine Cardon / DV Group FR
Bérénice Sellier & Carine Le Malet / Le Cube FR — Carine Claude FR
Cédric Huchet / Stereolux FR — Charles Ayats / Red Corner FR
Étienne Mineur / éditeur FR — Frédéric Deslias / Le Clair Obscur FR
Gaël Seydoux / InterDigital FR — Guillaumit FR — Jérôme Royan / b<>com FR
Juliette Josselin / Electroni[k] FR — Marie du Chastel / KIKK BE
Merryl Messaoudi / Crossed Lab FR — Pierre Berthou / Farsight FR
Pierre Cattan / Small Bang FR …

Glissements

Avec Glissements, création de Myriam Gourfink pour les salles des Nymphéas au Musée de l’Orangerie, le mouvement glissé au sol et dans l’air se développe lentement dans un flux continu et invite à percevoir l’œuvre de Claude Monet comme un véritable environnement, qui donne l’illusion d’une expansion constante et d’un tout sans fin.

Immergées dans les salles des Nymphéas comme dans la musique live de Kasper T. Toeplitz, quatre danseuses glissent, roulent et ondulent simultanément dans un temps continu, tout en lenteur et détachement. Cherchant l’espace et initiant la motricité, elles donnent à voir volumes, lignes courbes et brisés à travers une chorégraphie qui se déploie et se recompose sans cesse dans ce qui est à peine saisissable ou perceptible mais qui, cependant, est traversé par des vibrations, des nuances et des intensités. Selon Myriam Gourfink, la création commence au moment où un point est mis en mouvement. Ce mouvement se développe alors dans un continuum contrôlé et guidé par l’art de respirer et de composer propre à la chorégraphe. C’est en choisissant les composants du mouvement, c’est-à-dire les petites unités permettant d’évaluer précisément les facteurs : poids, temps, espace, flux, qu’elle formalise l’écriture chorégraphique qui vient cerner le langage corporel spécifique à chacune de ses pièces. Avec Glissements, s’invente une partition ouverte et un espace-temps sensoriel qui, élargissant la perception et résonnant avec les Nymphéas, rend visible la danse comme un infini contenu dans le fini.

Conception et chorégraphie, Myriam Gourfink
Avec Carole Garriga, Deborah Lary, Azusa Takeuchi, Véronique Weil
Musique, Kasper T. Toeplitz
Musiciens, Kasper T. Toeplitz, Elena Kakaliagou
Coproduction Les Spectacles Vivants – Centre Pompidou (Paris)
Coréalisation Musées d’Orsay et de l’Orangerie (Paris) ; Festival d’Automne à Paris
Avec le soutien du CND Centre national de la danse (Pantin) et du Centre chorégraphique national de Tours
Spectacle créé le 12 avril 2019 au Centre Pompidou (Paris)

 

Le 30 septembre au Musée de l’Orangerie (Paris) dans le cadre du festival d’automne à Paris.

https://www.festival-automne.com

Technomancie2

TECHNOMANCIE2 c’est le temps fort des laboratoires deletere associés cette année à D.D.A Diffusing Digital Art et dédié aux nouvelles pratiques artistiques induites par les technologies numériques. Le néologisme servant de titre à l’événement combine technologie et magie comme hypothèse de pratique pour les artistes.

Les enjeux des nouvelles colonies humaines ne se situent plus dans le cosmos ou dans les gisements profonds de la terre et des océans. C’est aujourd’hui dans les méandres des territoirestechnologiques (cyberespaces, jeux en réseaux, réseaux sociaux, réalité augmentée) que lesmultinationales et autres startups pensent le monde de demain à l’image des portefeuilles de leurs actionnaires.

Pour cette édition de TECHNOMANCIE, deletere & D.D.A Diffusing Digital Art souhaite défricher cette problématique en associant d’autres artistes à cette réflexion à travers des expositions, performances, concerts, conférences et projections.

Avec Marie Lienhard, Adelin Schweitzer, Damien Sorrentino, Grégoire Lauvin, Clémence Doutre, Pascale Leblanc Lavigne, Matthieu Bertea, Jean-Marc Duchenne, Luce Moreau, Brane Project, Pina Wood, Hélios Mikhail, Frédéric Devaux, Fenshu, Hank!, Elena Biserna, Ewen Chardronnet, Kevin Bartoli, Yann Minh, Jenny Abouav, NAO<=a(TNK), Lucien Gaudion, Huimin Wu et Guangli Liu.

Mercredi 2 octobre : Conférence de presse et projections à Vidéodrome2 – 49 Cours Julien, 13006 Marseille à partir de 19:00

Samedi 12 et dimanche 13 octobre : TECHNOMANCIE2 – Le Couvent, 52 rue Levat, 13003 Marseille à partir de 13:00 le samedi et 10:00 le dimanche.

5 € (prix conseillé)
Bar + Petite restauration sur place
http://technomancie.deletere.org

Phonurgia Nova 2019

PRIX PHONURGIA NOVA 2019 DE LA CRÉATION RADIOPHONIQUE ET SONORE

du 28 septembre 2019
au 29 septembre 2019
Une fois l’an, avec l’aide de nombreux partenaires radiophoniques Européens, les Phonurgia Nova Awards distinguent les auteurs qui explorent le réel et l’imaginaire sonore. Accueilli par la BnF, le festival est un observatoire de la création sonore émergente.
C’est un fait : notre oreille s’est chargée d’une nouvelle culture, celle des sons.  Les phonurgia nova awards prennent la mesure de ce phénomène et cernent les contours d’un univers foisonnant – celui de la création radiophonique et sonore contemporaine qui englobe désormais de nombreux acteurs/auteurs plus ou moins affranchis des cadres de la radio publique. Dans la lignée des prix décernés par le passé à Dominique Petitgand, Chantal Dumas, Bernadette Johnson, Alessandro Bosetti, Andréas Bick, Hanna Hartman, Sophie Berger, Sébastien Dicenaire, Joaquin Cofreces, ou plus récemment à Benoît Bories et à Julien Sarti, ils accordent une attention particulière aux auteurs qui participent au renouvellement des écritures sonores. A nouveau, cette édition 2019 mettra en lumière des formes émergentes dans les domaines du documentaire, de la fiction, de la narration purement sonore, des paysages capturés ou créés de toute pièce, en récompensant des démarches qui placent l’écoute (du monde et des autres) au coeur du processus créatif, élevant l’enregistrement sonore au rang des Beaux-Arts.
Nous sommes particulièrement heureux d’annoncer que 271 oeuvres (252 en 2018), émanant de 30 pays (un de plus que l’année dernière) sont inscrites pour les Phonurgia Nova Awards qui se dérouleront, pour la 4e année consécutive, à la BnF, les 28 et 29 septembre. Nous adressons nos vifs remerciements aux autrices et auteurs pour l’intérêt qu’ils/elles portent à cette compétition née à Arles en 1986, qui chaque année s’attache à récompenser les démarches les plus audacieuses et singulières, et dont l’aura ne cesse de croître. Accompagner l’émergence du « son comme art »; refléter le spectre esthétique le plus large de ses créations et productions au plan international ; promouvoir ses oeuvres les plus remarquables auprès de nouveaux publics européens, sont des objectifs que nous sommes heureux de partager avec eux, avec les membres du jury (cette année placé sous la double présidence de Anne Gillot et de Alessandro Bosetti), avec vous, et avec l’ensemble des partenaires qui nous soutiennent dans cette démarche : la BnF – Bibliothèque nationale de France, la Sacem, Tënk, INA GRM, GMVL, Euphonia, le groupe Ars Acústica de European Broadcasting Union, la Ville d’Arles.

CRAK Festival #8

CRAK FESTIVAL #8. MUSIQUES IMPROVISÉES, EXPÉRIMENTALES, INCLASSABLES

du 26 septembre 2019 au 28 septembre 2019
Le rendez-vous des musiques improvisées, expérimentales, inclassables de la rentrée revient du 26 au 28 septembre toujours dans le cadre exceptionnel de l’église Saint-Merry à deux pas du Centre Georges Pompidou. Pour cette 8e édition, le CRAK festival met les femmes à l’honneur: des pionnières de la spatialisation du son, des chercheuses au langage propre, dont le but est d’aller au delà de ce qu’aucune écriture ne saurait restituer.
Le rendez-vous des musiques improvisées, expérimentales, inclassables de la rentrée revient du 26 au 28 septembre toujours dans le cadre exceptionnel de l’église Saint-Merry à deux pas du Centre Georges Pompidou.
Pour cette 8e édition, le CRAK festival met les femmes à l’honneur: des pionnières de la spatialisation du son, des chercheuses au langage propre, dont le but est d’aller au delà de ce qu’aucune écriture ne saurait restituer.
La release party de la sortie du coffret d’OCCAM OCEAN, première et à ce jour unique pièce d’orchestre de la compositrice Éliane Radigue interprété par l’ONCEIM. L’ode de Thomas Ankersmit à la compositrice américaine Maryane Amacher dans une performance solo avec son synthé modulaire Serge. Le diamant brut et hyperactif, Tijana Stankovic, violoniste et vocaliste serbe.
La saxophoniste new-yorkaise Lea Bertucci qui viendra pour une unique date en France présenter son deuxième album « Resonant Field ».
Les hommes ne sont pas en reste, le quintette d’improvisation Hubbub viendra fêter ses 20 ans, le platiniste canadien Martin Tetreault jouera en solo mais sera également l’auteur d’une pièce revisitant l’octave jouée par l’ONCEIM et enfin, à ne pas louper le très rare Mohammad Reza Mortazavi, le maestro du daf et du tombak iranien ou encore le projet Pancrace, détournant l’orgue d’église façon fête de village.
En ces temps difficiles pour la création contemporaine, le Crak festival résiste pour offrir une place à la découverte de projets rares et audacieux et prouver qu’elle a encore de beaux jours devant elle
// JEUDI 26 SEPTEMBRE //
Thomas Ankersmit « Perceptual Geography, for Maryanne Amacher » *
Mohammad Reza Mortavazi *
Martin Tétreault (solo)
// VENDREDI 27 SEPTEMBRE //
Léa Bertucci «Resonant Field» *
Hubbub
Tijana Stankovic
// SAMEDI 28 SEPTEMBRE //
Release Party- Éliane Radigue « OCCAM OCEAN » – ONCEIM
Pancrace
Martin Tétreault « Octave-s (fission-fusions) » – ONCEIM
// SAMEDI 28 SEPTEMBRE  //
MASTERCLASS – Xavier Charles
Comme chaque année, le festival proposera une masterclass d’improvisation, animée par le clarinettiste Xavier Charles. Cette masterclass sera ouverte aux musiciens vocaux et instrumentaux amateurs et professionnels.

Éliane Radigue – Intermediary Spaces / Espaces intermédiaires

Nouvelle publication: Éliane Radigue – Intermediary Spaces / Espaces intermédiaires

Éliane Radigue peut être considérée comme l’une des compositrices contemporaines les plus innovatrices et les plus inspirantes, depuis sa musique électronique jusqu’à son travail acoustique de ces quinze dernières années. Influencé par la musique concrète et formé par des séjours réguliers aux États-Unis où elle découvre les synthétiseurs analogiques, son travail déploie une intensité à la fois monumentale et fragile. Grâce à ses réflexions profondes sur le son et l’écoute, c’est non seulement sa musique, mais aussi ses méthodes de travail, qui ont forgé un ensemble de nouveaux paramètres pour travailler le son en tant que matériau musical.

Dans la longue interview qui forme le corps de cette publication, Éliane Radigue parle de son travail, de ses réflexions et recherches sous-jacentes, ainsi que de son contexte historique. La publication contient également une liste commentée d’œuvres et le texte programmatique de Radigue sur La mystérieuse puissance de l’infime.

Editor: Julia Eckhardt
French redaction: Benoit Deuxant, Jean-François Caro
English translation and redaction: Eleanor Ivory Weber
Design: Ines Cox

Bi-lingual English-French

20€, order at info [] q-o2.be – http://www.q-o2.be/fr/