Triangles Irascibles, Yro

Dans le cadre du séminaire d’initiation à la recherche de la mention Intermédias, Yro proposera une performance intitulée « Triangles irascibles » dans l’auditorium de l’ésam Caen/Cherbourg, à Caen, le mercredi 30 novembre 2016 à 18h (entrée libre). http://www.yrostudio.com/arc…/portfolio/triangles_irascibles

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Un appartement, des rues, une ville, un train, une banlieue ; des espaces urbains qui défilent, s’arrêtent et repartent, pénétrés par l’apparition d’une foret énigmatique où sont rejoués des fragments du passé : un visage, des arbres coupés, un feu, des portraits de famille, un geste inquiétant, des branchages entremêlés. Ce voyage à la fois physique et mental est le parcours qu’un homme doit arpenter pour rejoindre la maison où il a grandi. Les paysages traversés se fixent, se déforment et s’engouffrent dans les troubles et les variations de sa mémoire.  On explore avec lui cette frange de l’imaginaire où le souvenir et le présent se croisent.

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Manipulation, photographies, images & écritures : Yro
Musique, bruitages & écritures : Erwan Raguenes
Textes : Yro assisté de Blandine Bricka
Dans le rôle du père : Bernard Szajner

Urostudio : http://www.yrostudio.com

Déversoir de Jean-Charles Rémicourt-Marie

Dans le cadre du programme de résidence d’artiste du centre Caza d’Oro, Jean-Charles Remicourt-Marie a été sélectionné pour réaliser le dispositif acoustique Déversoir.
Cette année la résidence mettait l’accent sur le Land art et la manière dont il incorpore aujourd’hui des questionnements écologiques. Au delà du simple choix des matériaux, cette structure a été conçue afin de rester en place une dizaine d’année autour du lac du Carla-Bayle (Pyrénées ariégeois) afin de rompre avec l’image d’un art écologique qui serait par définition éphémère.

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Cette forme s’inspire des déversoirs dont sont équipés les lacs artificiels afin de réguler le niveau de l’eau. D’un diamètre de six mètres pour deux mètres cinquante de profondeur, cette structure propose un temps d’arrêt au spectateur au cours duquel le paysage est soustrait à sa vue. L’isolation naturelle créée par le sol argileux du terrain couplée avec le profil du dispositif permet une amplification du paysage sonore et invite le spectateur à une situation d’écoute. De cette manière, le paysage n’existe plus en tant qu’image afin de laisser place à son existence sur le plan sonore.
Le choix d’une pièce invitant à descendre sous le niveau du sol a été encouragé par la nature sismique des Pyrénées. Déversoir développe ainsi une réflexion sur deux formes de paysages sonores: un premier qu’on appelerait paysage ambiant mais aussi un second, souterrain et inaudible pour l’oreille humaine.
Avec l’aide de Mathieu Sylvander, responsable du réseau des observatoire sismiques des Pyrénées (RSSP/CNRS), la pièce sonore Magnitude fut élaborée pour le jour du vernissage. Réalisée à partir des données du sismomètre de Moulis implanté à 20km de la structure, cette pièce nous rend audible aussi bien le bruit de fond sismique* que l’onde de choc provoquée par le tremblement de terre du 13 novembre 2016 en Nouvelle-Zélande.

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* Le bruit de fond sismique est ici un son quasi continu, résultant des mouvements océaniques contre la bordure Atlantique de la France.

Centre Caza d’Oro : http://www.cazadoro.org

POLISSONNERIES Thierry Balasse | Cie Inouïe

Tendez l’oreille…

« Inouïe » vous susurre des mots doux et polissons le temps d’un concert électro-acoustique sous casques.

Spectacle original et culotté si l’on peut dire, la compagnie Inouïe vous entraîne sur des chemins érotiques en toute intimité. Dans une ambiance tamisée, les yeux fermés pour vivre ce voyage encore plus intensément, Benoit Marchand, comédien, lit des textes de Baudelaire, d’Héliette de Vivonne, de la poétesse québécoise Nicole Brossard ou encore d’Anaïs Nin. Notre chuchoteur atteint le public directement et le ravit en jouant avec jubilation sur la modulation de sa voix. Un instrument à part entière qui se fond dans l’improvisation musicale et sonore dispensée par les claviers, la basse, le hang ou toutes sortes d’autres objets surprenants servant de percussions telles des noix comme récipients d’eau.

Thierry Balasse, musicien mais aussi ingénieur du son et créateur de la Compagnie, a à cœur de vous faire découvrir une autre façon de percevoir le monde et de vous mettre en état d’écoute réel grâce à une palette de sons riche et maîtrisée. « Un son nouveau, c’est la révélation d’une force nouvelle, d’une parcelle d’âme inconnue » disait Jaurès, philosophe d’un monde sensible que la cie Inouïe explore à l’infini. Sur scène, les cinq alchimistes vous murmurent leur cuisine auditive et mettent tous vos sens en éveil. Une expérimentation sonore tout à fait inouïe !

POLISSONNERIES

Samedi 3 décembre à 17h et 20h > Évreux, Auditorium du Cadran

Réservé aux plus de 18 ans

Tarifs de 10€ à 20€

Réservations TANGRAM

02 32 78 85 25 Évreux | 02 32 25 23 89 Louviers

LE TANGRAM 

Scène Nationale – Musiques Actuelles – Congrès

1 bis boulevard de Normandie

CS80784 27007 Evreux cédex

www.letangram.com

Disparition de Pauline Oliveros

Pauline Oliveros, décédée le 25 novembre à l’age de 84 ans, fut incontestablement une très grande dame de la musique contemporaine, expérimentale, minimaliste et de ce que l’on nomme aujourd’hui les arts sonores.

Son accordéon ne soufflera plus à nos oreilles ses longues mélopées, ses drones envoûtants, ses accords resserrées, cette générosité d’un son qui vous embarque dans une écoute profonde, un rituel où l’auditeur est placé dans un état de contemplation proche du sacré. La musique minimaliste américaine a en effet requestionné en profondeur notre état d’écoutant, par l’objet sonore et musical même qu’elle déroule, et le traitement dans des scansions rythmiques évoluant très lentement, tout comme le développement d’incroyables continuums lancinants . Pauline Oliveros participa très activement, parfois en collaboration avec Terry Riley, notamment pour la création du célèbre In C, à ce mouvement minimaliste qui marqua et marque encore, toute une génération de compositeurs et d’auditeurs depuis les années 70

Steve Reich, John Adams, Terry Riley, La Monte Youg, Chalemagne Palestine, Phil Niblock, pour ne citer qu’eux, tous enfants terribles du son, trublions de la choses musicale croisèrent un jour où l’autre une accordéoniste aux sonorités singulières, croisant synthéthiseurs, voix et soufflets de son accordéon.

Pauline Oliveros à crée la DLI – Deep Listening Institut en 1985, au sein de l’Université neworkaise de Rensselaer, après avoir dirigé durant quelques années le Centre de recherche de musique expérimentale de l’Université de San Diego. Dans ces lieux, notre pionnière mettra en œuvre et transmettra l’essentiel de son art, et surtout de sa posture d’écoutante, de sa pensée, par le souffle, la méditation, l’improvisation, le partage… Et lorsque l’on écoute  la respiration si terriblement humaine de son accordéon, on retrouve dans ses longues phrases toute cette énergie intérieure que la Deep Listening porte comme un puissant souffle vivifiant.

À peine quelques jours plus tard après Jean-Claude Risset, dont je vous parlerai bientôt, disparait une musicienne chercheuse, infatigable défricheuse, qui n’a pas finit de nous bercer et de nous réunir parfois dans ce qu’elle invoquait comme le souffle et la musique du Monde.

Où Pauline Oliveros nous fait entendre le bourdonnement des serpents à sonnettes des montagnes, réminiscences de danses…

Source : Quand un accordéon se tait ! Disparition de Pauline Oliveros | DESARTSONNANTS – SONOS//FAIRE

WARP | News | Photos of LP reissues, available from 11 November

Autechre reissue Amber, Tri Repetae and Incunabula on 11 November

Source : WARP | News | Photos of LP reissues, available from 11 November

Lumière III: Robert Henke on the evolution of his A/V project | Innate

Known as Monoloake to ardent Techno fans – Robert Henke shares the latest developments in his on-going experiments with lasers and sound.

Source : Lumière III: Robert Henke on the evolution of his A/V project | Innate

The Ghost in the Machine

Au travers d’une sélection d’oeuvres et de créations d’artistes internationaux, The Ghost in the Machine explore la part obscure du roman « L’Eve Future » écrit par Villiers de L’Isle Adam et, publié en 1886.

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Le titre de l’exposition emprunte au philosophe Gilbert Ryle et sa critique de la dualité corps/esprit qui inventa l’expression «Le fantôme dans la machine» dans son livre publié en 1949, « La notion d’esprit ». Dualité que le roman illustre en proposant de manière récurrente d’interchanger corps et «esprits».

Souvent qualifié d’ouvrage de science-fiction anticipant les interactions homme-machine, le roman se fait également amplement le reflet de son époque et de l’engouement pour le spiritisme le magnétisme et autre mesmérisme.
Edison y est présenté à la fois comme un ingénieur, mais aussi comme un puissant magnétiseur. L’andreïde, cette femme robot, premier modèle d’un être dont la perfection se révèle dans son artificialité, semble douée d’une vie propre échappant aux simples lois de la physique comme à son créateur.

Exposition à la Villa du Parc des Tanneurs – Rennes
Du 5 novembre au 4 décembre 2016
Ouvert du mercredi au samedi de 14h à 18h et le dimanche de 15h à 18h

Exposition à la galerie EC’arts de l’ESPE Bretagne – Rennes
Du 14 octobre au 27 novembre 2016
Ouvert du lundi au vendredi de 10h à 18h

VERNISSAGE LE VENDREDI 4 NOVEMBRE À PARTIR DE 18H30 À LA VILLA DES TANNEURS
FINISSAGE DE L’EXPOSITION LE DIMANCHE 4 DÉCEMBRE À PARTIR DE 16H30 AU BON ACCUEIL

http://bon-accueil.org/?utm_source=activetrail&utm_medium=email&utm_campaign=Lettre%20novembre%202016