I am sitting in a room

Alvin LUCIER, « I AM SITTING IN A ROOM », pièce pour 2 magnétophones enregistreurs et 2 systèmes d’amplification, est jouée ici dans le cadre des « Rendez-vous contemporains » de l’église St Merry à Paris le 23 octobre 2018, en deuxième partie d’un concert de l’ « Ever Present Orchestra », orchestre dédié à l’œuvre d’Alvin Lucier et en présence ici d’Alvin Lucier, qui a alors 87 ans.

Texte: « I am sitting in a room different from the one you are in now. I am recording the sound of my speaking voice and I am going to play it back into the room again and again until the resonant frequencies of the room reinforce themselves so that any semblance of my speech, with perhaps the exception of rhythm, is destroyed. What you will hear, then, are the natural resonant frequencies of the room articulated by speech. I regard this activity not so much as a demonstration of a physical fact, but more as a way to smooth out any irregularities my speech might have. »

Traduction : « Je suis assis dans une pièce différente de celle où vous vous trouvez maintenant. Je suis en train d’enregistrer le son de ma voix en train de parler, et je vais la jouer dans la pièce encore et encore, jusqu’à ce que les fréquences provenant de la résonance de la pièce se renforcent elles-mêmes, de façon à ce que toute ressemblance avec ce que je dis, sauf peut-être le rythme, soit détruite. Ce que vous entendrez alors seront les résonances naturelles de la pièce, articulées par ma voix. Je ne conçois cette activité pas tant comme une démonstration d’un phénomène physique, mais plus comme un moyen de lisser toutes les imperfections que ma voix pourrait avoir. »

Cette œuvre est pour moi peut-être le plus beau morceau de Poésie sonore, de ce que l’on peut faire avec la voix en utilisant le médium magnétophone. La beauté de cette performance tient à la qualité sonore de la « pièce », ici une église, qui permet au son d’être réverbéré dans des conditions idéales. Alvin Lucier est ici un « Tondichter », un poète des sons. Le 1er enregistrement a eu lieu à l’Electronic Music Studio de l’Université Brandeis en 1969 et comporte 15 ré-enregistrements. Celui de 1980, dans son living room, comporte 32 répétitions. Feedback, boucle, réinjection, inutile de dire l’influence sur un Steve Reich, mais on pourrait évoquer aussi Éliane Radigue avec sa capacité à jouer avec le larsen. L’idée d’Alvin Lucier est de « faire vivre le son », ici de créer un « paysage de sons » à partir de sa propre voix. J. D.

Vidéo : Jacques Donguy. Archives Jacques Donguy.

Éliane Radigue – Échos

Éliane Radigue – Échos, un film d’Eléonore Huisse et François J. Bonnet sera diffusé en ligne dans le cadre du Digital Festival Edition of MaerzMusik du 23 mars au 30 juin 2021.

Voir le programme ici.

La cinéaste Eléonore Huisse et l’artiste sonore François J. Bonnet posent à la compositrice Éliane Radigue une série de questions existentielles. Le résultat est un portrait de l’artiste basé sur l’intimité et l’amitié.

Éléonore Huisse : image-montage / François J. Bonnet : son / Éliane Radigue : musique

Sous-titrages Anglais et Allemand / 30 min.

Le monde sonore au temps du Coronavirus

Il y un an : la pandémie de Covid-19 et l’histoire du confinement apparaissaient… Les étudiantes et les étudiants de « L’Atelier sonore d’esthétique », séminaire animé par Alexandre Castant à l’École nationale supérieure d’art de Bourges ont travaillé depuis, sur cette thématique, répondant à cette situation inédite par un ensemble de propositions entre journal et fragment du monde sonore (musique, voix, bruits, sons technologiques…).

Ici présenté sous forme de vidéos, d’écrits, de photographies, de sons, de dessins, allusifs, concrets ou métaphoriques, ce corpus de propositions, qui furent aussi leur quotidien, est composé de travaux de Germain Bruyas, Louna Delavis, Axelle Devaux, Marine Eigel, Flora Jamar, Florian Lecesve, Léa Lory, Ketsana Phetdara, Yuanxu Wang et Zhang Zhou.

Le Monde sonore au temps du Coronavirus ? « Puisque ces mystères me dépassent, feignons d’en être l’organisateur » aurait peut-être répondu Jean Cocteau (Les Mariés de la tour Eiffel, 1923).

Reflexio, conférence de Marc Baron

•Direct Radio à 18H30 / Reflexio / Conférence de Marc Baron

En raison de la crise sanitaire, cette conférence aura lieu uniquement en direct sur π-NODE, radio en ligne et en dab+. Cette solution permet à tous d’écouter la conférence et d’intervenir via le chat.Rendez-vous à 18h30 sur :
https://p-node.org

MARC BARON
Et nous neigerons sur nos pas, un décryptage

« Je propose de présenter mes recherches actuelles, accompagnées d’extraits sonores, afin d’en extraire quelques hypothèses de travail. J’expérimente actuellement des procédés de sur-magnétisation de bandes magnétiques à partir d’enregistrements variés (le plus souvent issus de mon quotidien) : procédés simples qui entraînent effacement et chaos dans l’organisation du support. J’écoute les résidus sonores qui viennent de ces opérations mais aussi tous les artefacts qui apparaissent. Les effets que ces résidus produisent à l’écoute participent d’une sorte de cryptage, ou encore, de masquage de l’enregistrement. Ce qui m’intéresse est de confronter cette expérience technique, mécanique, ou chimique, à un travail de composition musicale ; et de chercher à découvrir la complexité qui en découle.

Ces récents travaux s’appuient sur deux intuitions centrales qui me permettent d’appréhender plus largement mon processus de travail : de la prise de son aux opérations de magnétisation. Je propose de les aborder de la manière suivante :
– l’expérience de l’écoute en situation d’enregistrement marquée par l’incertitude. Elle est déterminée par la nature de la bande magnétique (en un sens anti-naturaliste).
– les enjeux qu’il peut y avoir à travailler avec des machines anciennes, qui même si on les utilise pour leurs précisions techniques, ont tendance à fétichiser les sons enregistrés : on les entendra d’abord pour ce qu’ils sont ou ce que l’on croit reconnaître subjectivement – situation d’écoute classique pour les enregistrements de terrain – et on les entendra sans doute aussi par le prisme d’un imaginaire ancien, nostalgique, fragile, propre à la bande magnétique.

En un sens, ces machines posent peut-être aujourd’hui le problème du « genre » en musique (une sorte de maniérisme ?), et de l’évaluation de critères esthétiques dans la composition musicale. »


Marc Baron
 est compositeur de musique pour haut-parleurs. Il enseigne l’improvisation aux enfants et participe à des ateliers d’éducation populaire. Son travail est essentiellement lié à une pratique de studio. Ses outils sont principalement analogiques : si les magnétophones sont au centre de sa pratique, l’ordinateur en constitue la marge. Il compose à partir des spécificités du support magnétique, et cherche dans l’épaisseur du bruit de la bande à fabriquer des formes qui mélangent réalisme abimé et flou sonore le plus total. Il entretient un rapport quotidien avec la prise de son, essentiellement intime et domestique : pratique du retrait et de l’indécision pour le compositeur. Ses travaux ont été publiés sur les labels Cathnor Records, Potlatch, Moremars, Erstwhile Records, Glistening Examples.

REFLEXIO 
Cycle de conférences arts sonores et sound studies, organisé par l’université Paris 8, les Instants Chavirés et Synesthésie – MMaintenant en partenariat avec π-Node et La Générale.
dirigé par Matthieu Saladin


Toute propagation du son s’accompagne d’une réflexion acoustique, dès lors que l’onde sonore rencontre une surface qui en partie l’absorbe et en partie la réfléchit. Dérivant de ce principe, le cycle Reflexio propose une série de conférences où les paroles d’artistes, de musiciens et de chercheurs s’offrent à la réflexion partagée, dans des moments d’échange où les énoncés de chacun et chacune deviennent autant d’échos d’échos.

De la question du genre dans les musiques expérimentales aux pratiques sonores brutes, en passant par le field recording antinaturaliste, l’écoute noise, les bourdons de la contestation, ou encore les sonorités de l’invisible, ces conférences abordent quelques-unes des préoccupations qui animent, aujourd’hui, les pratiques et la recherche dans les arts sonores et les sound studies.

Avec
03.11 : Catherine Guesde, Chaos et ordres de la noise : à l’écoute des formes émergentes
17.11 : Marie Canet, Les bourdons de la contestation
01.12 : Simon Ripoll-Hurier, There is noise
12.01 : Mattin, Desecration of Experience: Social Dissonance or Fascism
09.02 : Deborah Walker, Charlotte Moorman : une violoncelliste dans l’avant-garde
16.03 : Marc Baron, Et nous neigerons sur nos pas, un décryptage

Christian Marclay, Index

Publication présentant la documentation iconographique ayant servi au développement des projets visuels de Christian Marclay au cours des dernières années. Près de 300 photocopies noir et blanc de collages d’images trouvées, mises en page avec l’aide du graphiste Laurent Benner.« C’est peut-être parce que je ne suis pas un très bon dessinateur, le collage semble être une approche plus naturelle pour esquisser et développer des idées. Je fais du copier-coller et j’utilise ma photocopieuse comme un moyen rapide d’expérimenter et de développer des idées. Mon travail consiste à trouver, échantillonner, s’approprier des images et des sons, et à les transformer. L’image trouvée est généralement ce qui déclenche un processus de pensée – la formulation d’idées ou simplement la réaffirmation de pensées latentes. C’est un moyen de médiatiser instantanément une image et de prendre un peu de distance par rapport à elle. Les accidents sont aussi souvent révélateurs. Comme l’appareil photo ou tout logiciel de montage vidéo, la photocopieuse n’est qu’un outil parmi d’autres. »
Christian Marclay 

Les centaines de photocopies en noir et blanc très contrastées compilées par Christian Marclay sont comme des griffonnages dans un carnet, les premières étapes d’expérimentation vers des œuvres plus abouties, et offrent ainsi un aperçu du processus de création de l’artiste. Ce livre rassemble les sources qui ont alimenté la pratique de Marclay au cours des dernières années. Il a été conçu en étroite collaboration avec Laurent Benner, graphiste ayant travaillé avec Marclay sur plusieurs autres livres et pochettes de disques et partageant une sensibilité commune.

« Plasticien de la musique », artiste, performer, compositeur, considéré comme l’inventeur du turntablism, Christian Marclay (né en 1955 à San Rafael, Californie, vit et travaille à New York) a fait œuvre de précurseur, tant sur la scène musicale underground que dans l’art contemporain, en explorant un espace commun aux arts plastiques et à la musique. Au cœur de sa recherche, il combine une multitude de médium tels que son, pochettes d’albums, disques vinyle, bandes magnétiques ou extraits de film. S’il doit partie de sa renommée à la virtuosité de ses montages vidéo et à son activité de performer et de platiniste expérimental, la  photographie constitue un autre pan important de sa pratique.

Conception graphique : Laurent Benner. 2021 (parution prévue au 1er trimestre) édition anglaise21 x 29,7 cm (broché)300 pages (296 ill. n&b) 68.00 € ISBN : 978-3-907236-08-6EAN : 9783907236086 à paraître.

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Jérôme Poret, Les hôtes (vinyl LP / livret)

Une édition hybride (disque vinyle, livret sous forme d’un journal et insert) qui prolonge les recherches de l’artiste sur les liens entre sonarchitecture et histoire du spiritisme.

En 1884, convaincue qu’une malédiction s’abat sur sa famille en raison de l’invention par son beau-père de la première carabine à répétition, la veuve Winchester débute la construction d’une maison qui ne s’achèvera que 38 ans plus tard suite à son décès. Chaque nuit, elle communique alors avec les esprits des victimes présumées de la carabine, qui lui fournissent les plans d’une maison en chantier permanent, comprenant à la mort de sa propriétaire en 1922 près de 160 pièces.
S’inspirant de cette histoire, Jérôme Poret a produit pour son exposition à La Maréchalerie un ensemble d’œuvres conçues dans un rapport à l’intersection de l’architecture et du spiritisme.

Cette édition, prolongeant le projet, comprend plusieurs éléments : 
– Une pochette Gatefold finition vernis mat 2 volets ouverts.
– Un pressage vinyle, standard 33t (140gr), disque couleur purple 9347 sur lequel sont fixées six voix extraites des séances sous R.E.A.H. (rêve éveille sous l’hypnose) des étudiant.es de ENSA-V conduites par l’hypnologue Marie Lisel en amont du projet d’exposition les hôtes. Les 6 voix sont remixées et accompagnées d’une composition à l’armonica de verre, instrument inventé par benjamin franklin et employé par Fanz Anton Mesmer lors de ses traitements collectifs par le magnétisme animal autour de son « baquet ».
– Un livret sous forme de journaux 8 pages au format ouvert 60 x 42 cm, glissé dans la pochette, sur le modèle du Spiritual Telegraph (enquête et travaux de la Conférence de New York sur les phénomènes spirits, 1852-1860) à partir d’un ensemble d’articles proposés par les invités aux débats « Manèges » organisés par La Maréchalerie et Jérôme Poret : Philippe Baudoin, Renaud Evrard, Ann Guillaume, Alice Laguarda, Stéphanie Sauget, Marie Cantos & Guillaume Constantin, Guillaume Lasserre.
– Un insert 4 pages couleur format 30 x 60 cm pliées avec une chronologie de l’histoire des Etats-Unis du XIXe siècle revisitée par l’artiste et l’un des plans de la maison Winchester matérialisé pour l’exposition.
– Une sous pochette-quadri avec photo de l’installation WHISPER ROOM, comportant le fameux Gramophone « His Master’s Voice » avec diaphragme lumière 460 des frères Lumière de l’édition anglaise de 1924, emprunté au Phonomuseum de Paris.Publié suite à l’occasion de l’exposition éponyme à La Maréchalerie, Versailles, du 20 septembre au 15 décembre 2019.

Jérôme Poret (né en 1969, vit et travaille à Paris) explore les dimensions événementielle et matérielle du son. Inscrit dans les pratiques musicales dites extrêmes (indus, métal, noise) et leur esthétique, l’électro-acoustique, son univers plastique en fait le matériau d’une interaction avec les lieux et les architectures investis. Il les conçoit comme « une structure amplificatrice », émettrice d’un environnement social et artistique donné, à affecter. Musicien, producteur du label de disque vinyle expérimental Labelle69, il réalise des pièces sonores, des performances, des dessins muraux, des installations et des vidéos. Autant de moyens pour donner « forme » au son, entre matière imperceptible (images, fréquences) et objets.

Textes de Philippe Baudoin, Renaud Evrard, Ann Guillaume, Alice Laguarda, Stéphanie Sauget, Marie Cantos & Guillaume Constantin, Guillaume Lasserre.

Conception graphique : Jean-Louis Chapuis / Warmgrey.

Publié avec Labelle69. 2021 (parution prévue au 1er trimestre) édition bilingue (français / anglais)31 x 31 cm 35.00 € ISBN : 978-2-918512-18-9EAN : 9782918512189 à paraître

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Maryanne Amacher, Selected Writings and Interviews

La vie et l’œuvre de l’artiste, compositrice et théoricienne américaine Maryanne Amacher sont aussi vastes que méconnues. Amy Cimini et Bill Dietz proposent une sélection hétérodoxe et singulière de documents pour la plupart inédits (notes personnelles, lettres, notes programmatiques ou pour des projets non réalisés, manifestes et entretiens), couvrant l’ensemble de ses archives, jusque là inexplorées.

Maryanne Amacher (1938-2009) est une compositrice américaine et une artiste d’installation. Penseuse très originale dans les domaines de la perception, de la spatialisation du son, de l’intelligence créative et de l’architecture sonore, elle est largement considérée comme pionnière de ce que l’on appelle aujourd’hui l’« art sonore », bien que sa pensée et sa pratique remettent constamment en question les principales hypothèses sur les capacités et les limites du genre. Souvent considérée comme faisant partie d’une lignée post-cagienne, son travail anticipe certains des développements les plus importants de la culture en réseau, des arts médiatiques, de l’écologie acoustique et des études sonores.

Edité par Bill Dietz et Amy Cimini. 2021 (parution prévue au 1er trimestre) édition anglaise15 x 23 cm (broché) 398 pages (ill. n&b) 30.00 € ISBN : 978-1-953691-00-2EAN : 9781953691002 à paraître

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Cartophonie

Cartophonie est un projet de cartographie sonore réalisé par le DOC en partenariat avec le Petit Label entre novembre 2018 et décembre 2019 et couvre le territoire du Pré-Bocage normand.
Trois musiciens (Antoine Berland, Jean-Baptiste Perez et Nicolas Talbot), un plasticien sonore (Thibault Jehanne) et des habitants au service d’un projet de carte sonore interactive du Pré-Bocage. Un tracteur au travail, l’eau qui s’écoule ou encore une armada d’escargots cliquetant, tous les bruits qui composent notre environnement sonore sont pistés, enregistrés, collectés, mixés et mis en ligne.

http://cartophonie.le-doc.fr/

La boîte du jeu comprend : un plateau de jeu, quatre pions, un dé, des cartes de jeu et deux disques. Le premier disque contient l’enregistrement d’une partie jouée par les membres de l’OMEDOC, le second quatre compositions de Nicolas Talbot et Thibault Jehanne réalisées à partir du collectage sonore.

Déroulement d’une partie

Pour jouer, il faut un instrument de musique par joueur (ou sa voix) et télécharger au préalable les sons sur le site ​https://cartophonie.le-doc.fr/le-jeu/
Ensuite, on pourra diffuser ces sons avec n’importe quel système (un téléphone, une chaîne hi-fi, un ordinateur).

Le but du jeu est de collecter quatre sons et de les ramener au DOC.

Lorsqu’une partie démarre, chaque joueur choisit un pion qu’il place sur une ville et tire une carte “personnage”. Le joueur ayant les plus grandes oreilles commence. Quand c’est son tour, le joueur peut jouer immédiatement (avec les cartes) ou faire sonner son instrument avant de jouer. Il déplace alors son pion du nombre de cases indiquées sur sa carte « personnage ». Au gré des déplacements, le joueur ou la joueuse a l’occasion de récupérer des cartes “personnages”, des sons, de diffuser les environnements sonores en fonction des villes où il·elle passe. Une fois les quatre sons collectés, il·elle pourra retourner au DOC. En attendant les autres, il·elle pourra jouer de son instrument ou diffuser ses sons. La partie se termine lorsque les quatres participant·e·s sont rentré·e·s au DOC.

L’OMEDOC

Créé en 2012, l’OMEDOC est un laboratoire de recherche musicale basé au DOC. Les musicien·e·s, issu·e·s de milieux très divers (musique classique, jazz, rock), explorent de nouvelles voies mêlant la musique contemporaine, le théâtre musical, la performance.
Les partitions traditionnelles sont remplacées par des dessins, des schémas ou des jeux de société dans lesquels le public est associé. C’est donc par une approche ludique que l’orchestre propose de défendre ces musiques innovantes.

www.omedoc14.wixsite.com

Le DOC

L’association le Doigt dans l’Oreille du Chauve, communément appelée Le DOC, est bassée depuis sa création en 2008 à Saint-Germain-d’Ectot, un petite commune de 300 habitants, au cœur du bocage normand.
Le DOC est à la fois un lieu de découverte des musiques contemporaines expérimentales et improvisées, ainsi qu’un lieu de vie et d’animations.

www.le-doc.fr

Partenaires

Le projet de cartographie sonore est soutenu par le Pré-Bocage Intercom, la DRAC Normandie, le CNM et réalisé en partenariat avec le collège d’Aunay-sur-Odon, l’école maternelle de Saint-Germain-d’Ectot, l’Office du tourisme de Villers-Bocage, les bénévoles du ShaDOC Café, les habitants de PBI, le SIVOM et le souterroscope de Caumont-sur-Aure.

Crédits

Illustrations : Marine Duchet – Composition graphique : Hélène Balcer

Pièce cartophonique

Jean-Baptiste Perez : flûte et composition – Nicolas Garnier : hautbois – Emmanuel Piquery : clavier – Clément Lebrun : basse électrique – Samuel Frin : saxophone baryton – Nicolas Marsanne : guitare électrique – Thibault Jehanne et Nicolas Talbot : diffusion des sons – Antoine Berland : portraits sonores

Enregistré au DOC à Aurseulles
le jeudi 19 décembre 2019
Enregistrement et mixage : Ludovic Germain

Quatre compositions

  1. De l’électricité / Nicolas Talbot 5’31
  2. Le feu / Thibault Jehanne 5’33
  3. L’insecte / Thibault Jehanne 12’18
  4. Et un terrier / Nicolas Talbot 23’55

Prises de son réalisées entre décembre 2018 et décembre 2019 sur le territoire du pré-bocage normand.

Bandcamp : https://collectionpetitlabelfieldrecording.bandcamp.com/album/cartophonie

Le Petit Label : ​https://petitlabel.com/

Concert Jazzoux

#Résidence & concert en ligne
JAZZOUX
(SOMATICAE & TERRINE)

En résidence les 20, 21 & 22 janvier 2021.
En fin de résidence, le vendredi 22 janvier, le duo donnera son concert de création, en direct et en ligne sur les ondes de π-NODE (en ligne et en dab+).
À 18h00 – en partenariat avec π-NODE
https://p-node.org

Claire Gapenne est une artiste musicienne qui performe dans Terrine et dans le duo Me Donner. Passionnée des arts, elle se produit dans la scène expérimentale depuis 2012 notamment dans le groupe rock industriel Headwar avec qui elle découvre d’autres façon d’aborder la musique. Au sein de l’Accueil Froid, elle développe de nouveaux projets et organise de nombreux concerts programmés.

A partir de 2013 elle monte son projet solo Terrine avec lequel elle tourne et développe une musique spontanée et immédiate. Entre no-wave, no-techno et musique improvisée, c’est à partir de 2014 qu’elle forme avec Romain Simon, Me Donner.

Aujourd’hui chez de nombreux labels comme No Lagos, Tanzprocesz, Bruit Direct, Third Type Tape… Terrine prône une musique libre et sans étiquette.

Elle performe aussi depuis 2016 avec la compagnie de théâtre dansé Sociétés Accidentelles à Amiens.

http://dubruitetdescoups.blogspot.com/

https://terrine.bandcamp.com/

Sous son pseudo Somaticae, Amédée De Murcia explore des excursions rythmiques emplies de cassures et prises dans un frémissant bain de saturations et de larsens.
Auteurs de nombreux enregistrements flirtant avec de la techno aventureuse et une approche résolument bruitiste, Somaticae joue généralement au milieu des gens pour des sets aux constructions percutantes, voire abrasives.
Somaticae est également impliqué dans un duo de Bass Musique avec C_C (OD Bongo choisi en 2019 dans la plateforme SHAPE), un duo de pop exotique (Balladur), une performance et installation audio-visuelle utilisant des télés (Couleur TV), des ballades urbaines d’écoute (D.A.B) ainsi qu’un projet de noise impliquant une Peugeot 205 (Sacré Numéro).

https://amedeedemurcia.hotglue.me/somaticae

La Chaire « Supersonique »

« Aujourd’hui, le son est devenu une forme et une matière à part entière. Les étudiants doivent certes pouvoir produire des œuvres mais surtout comprendre la grammaire du son et ses potentiels. »Jean de Loisy, directeur des Beaux-Arts de Paris « Les ressources du son et de la musique constituent une terre encore neuve pour la création artistique actuelle. La Chaire Supersonique les défriche et les cultive. »Frank Madlener, directeur de l’Ircam.

Atelier improvisation et électronique en studio à l’Ircam ©Mikhail Malt

Les pratiques de création et les outils numériques rapprochent aujourd’hui les arts visuels et les arts sonores. La Chaire « Supersonique : exposer, monter, habiter le son » rassemble des étudiant.e.s des Beaux-Arts de Paris et ceux du Cursus de l’Ircam. Elle se présente comme un atelier de partage des méthodes et des outils pour composer l’espace sonore, visuel et sensible et imaginer une création collective in situ. À la croisée de nombreuses pratiques ou matière même de nombreuses œuvres, le son est omniprésent dans l’art. Il suppose des moyens techniques et une connaissance fine de la place du son dans l’art ainsi que des enjeux les plus contemporains sur la question. La question du son ne concerne pas que les musiciens et les compositeurs. Il s’agit de donner aux étudiant.e.s les moyens de travailler le son comme on travaille le bois ou le métal avec les outils adaptés.

Une restitution des travaux des étudiant.e.s aura lieu en juin, dans le cadre du Théâtre des expositions des Beaux-Arts de Paris et du festival ManiFeste-2021 de l’Ircam.

Artistes-professeurs investis dans la Chaire : aux Beaux-Arts : Angelica Mesiti, Julien Prévieux, Julien Sirjacq, en lien avec Vincent Rioux, coordinateur du pôle numérique à l’Ircam : Grégoire Lorieux et Sébastien Naves, réalisateurs en informatique musicale chargés de l’enseignement

Avec la création de la nouvelle Chaire Supersonic, les Beaux-Arts de Paris rejoignent le cercle des partenaires pédagogiques du Cursus que constituent les Conservatoires nationaux supérieurs de musique et de danse de Lyon et de Paris, la Haute École de musique de Genève et l’Académie supérieure de musique de Strasbourg – Hear.