Documentaire : L’avant-garde Italienne

Documentaire sur l’Avant-garde Italienne, plongée dans l’histoire Italienne du XXème siècle, avec la participation de Nicola Sani. Depuis les Futuristes Italiens, en passant par Luigi Russolo, Giacinto Scelsi, Bruno Maderna, Luigi Nono, Luciano Berio & Ennio Morricone, sur France Musique dans l’Expérimentale.

Music for India

Un concert en ligne aura lieu le 5 juin pour aider l’Inde face au COVID-19 avec :

Terry Riley – Kala Ramnath – George Brooks – Chuck Johnson

Music For India est une série spéciale de concerts en direct visant à collecter des fonds urgents pour l’aide à l’Inde Covid-19. Tous les fonds récoltés iront directement aux organisations qui travaillent sur le terrain en Inde pour fournir de l’oxygène, de la nourriture et d’autres fournitures nécessaires.

Le 5 juin, rejoignez-nous pour le premier concert de la série – un très rare concert en direct par le compositeur légendaire Terry Riley. Riley, qui aura 86 ans le mois prochain, sera diffusé en direct du Japon, où il vit actuellement. Riley entretient une alliance de longue date avec les riches cultures musicales de l’Inde, qui remonte aux années 1960. À l’instar d’autres musiciens éminents de l’époque, dont les Beatles et Ravi Shankar, il a contribué à jeter un pont important entre la musique indienne et l’Occident.

Riley a connu sa première consécration internationale dans les années 1960, lorsqu’il a lancé ce que l’on appelle aujourd’hui le mouvement minimaliste avec son classique « In C ». En 1969, il a sorti l’album A Rainbow in Curved Air, qui a inspiré de nombreux groupes de rock, dont les Who, qui ont nommé leur chanson à succès « Baba O’Riley » en hommage partiel.

En 1970, il devient le disciple du maître indien Pandit Pran Nath, un chanteur de raga. Riley se produit fréquemment en concert avec Pran Nath jusqu’à la mort de ce dernier en 1996. La musique visionnaire et variée de Riley a eu un impact énorme sur des générations d’artistes et de musiciens, y compris des compositeurs contemporains comme Philip Glass et Steve Reich, et sur toute la musique populaire.

Les billets sont à prix dégressif, avec une suggestion de don de 20 $. (Si vous êtes en mesure de donner plus de 20 $, ce sera le bienvenu.) Bien que personne ne soit refusé par manque de fonds, nous vous demandons de contribuer ce que vous pouvez pour aider à fournir des secours en cette période critique de la crise du Covid-19 en Inde. Tous les bénéfices iront directement aux organisations travaillant sur le terrain en Inde.

Sound & Silence

L’exposition Sound and Silence se concentre sur le thème de l’immobilité et du silence dans le domaine de l’art contemporain. La présentation a été réalisée en vue du 250e anniversaire de Ludwig van Beethoven et se base sur la surdité progressive du compositeur comme point de départ pour discuter de la question de la relation entre le son et le silence, de la force productive et en même temps destructrice de l’immobilité et de l’impossibilité d’un silence complet. Dans un large panorama de médias comprenant des installations, des performances, des vidéos, des films, des photographies et des dessins, l’exposition – qui ne se veut pas une contribution à l’histoire de la musique – rend le son du silence perceptible de différentes manières : comme monotonie, répétition et dépôt ; comme pause ou superposition et regroupement, comme immobilité retentissante ou son ruiné ; dans le jeu entre l’immersion méditative, le silence contraint et la résistance tranquille ; et, non des moindres, comme expression ambivalente du sens et de l’absence de sens.

Artistes :

Marina Abramović, Absalon, Nevin Aladağ, Arturo Hernández Alcazar, Dave Allen, Jennifer Allora & Guillermo Calzadilla, William Anastasi, Laurie Anderson, John Baldessari, Benjamin Bergmann, Jane Benson, Joseph Beuys, Tatiana Blass, Manon de Boer, Maya Bringolf, Christoph Büchel, Julia Bünnagel, John Cage, Hanne Darboven, Bogomir Ecker, Robert Filliou, Terry Fox, Al Hansen, Sofia Hultén, Pierre Huyghe, Annika Kahrs, Idris Khan, Christina Kubisch, Bernhard Leitner, Alvin Lucier, Christian Marclay, Teresa Margolles, Kris Martin, Jonathan Monk, Peter Moore, Janis Elias Müller, Carsten Nicolai, Yoko Ono, Dennis Oppenheim, Nam June Paik, Susan Philipsz, Ricarda Roggan, Anri Sala, Erwin Schulhoff, Sigrid Sigurdsson/Gunnar Brandt-Sigurdsson, Juergen Staack, Jens Standke, Timm Ulrichs, Jorinde Voigt, Gillian Wearing, Samson Young, David Zink Yi, Artur Żmijewski.

du 27 mai au 5 septembre 2021 – KUNST MUSEUM BONN.

https://www.kunstmuseum-bonn.de/nocache/en/exhibitions/current/info/sound-and-silence-4236/

90 artistes pour les 90 ans d’Alvin Lucier

« I am sitting in a room », la pièce d’Alvin Lucier sera interpretée par 90 artistes pour ses 90 ans.

Article dans le New York Times :

> I am sitting in a room marathon

Bestiaire – Les instruments inventés

APO-33 propose l’exposition BESTIAIRE – Les instruments inventés, à la Plateforme Intermédia, Nantes

Solar Return

“Tous corps qui résonnent tremblent et frémissent” 

Le bestiaire est une exposition sur les instruments inventés, ceux de notre temps : circuit bending, lutherie électrique, électronique et autres bêtes étranges à jouer différemment !

Avec Chloé Malaise, Solar Return, Jérémy Picard, Mad Processor, Fryderyck Expert, Igor Porte et les ateliers Mario Bending

Exposition du 8 au 30 mai 2021 du vendredi au dimanche, 15-18H, La Plateforme Intermédia, Boulevard Léon Bureau 44200 Nantes

Finissage-soirée concert le 29 mai 20H30, Atelier de Bitches, 3 rue de Bitches, Nantes.

Plus d’infos ici : http://apo33.org/index.php/2021/04/29/exposition-bestiaire-les-instruments-inventes/

Sisters with Transistors

SISTERS WITH TRANSISTORS est la remarquable histoire inédite des pionnières de la musique électronique, des compositrices qui ont adopté les machines et leurs technologies libératrices pour transformer radicalement la façon dont nous produisons et écoutons la musique aujourd’hui.

Le film trace une nouvelle histoire de la musique électronique à travers les femmes visionnaires dont les expérimentations radicales avec les machines ont redéfini les frontières de la musique, notamment Clara Rockmore, Daphne Oram, Bebe Barron, Pauline Oliveros, Delia Derbyshire, Maryanne Amacher, Eliane Radigue, Suzanne Ciani et Laurie Spiegel.

Un documentaire de Lisa Rovner, raconté par Laurie Anderson, Anglais, 86′

Voir le film Sisters with Transistors ici à partir du 23 avril !

I am sitting in a room

Alvin LUCIER, « I AM SITTING IN A ROOM », pièce pour 2 magnétophones enregistreurs et 2 systèmes d’amplification, est jouée ici dans le cadre des « Rendez-vous contemporains » de l’église St Merry à Paris le 23 octobre 2018, en deuxième partie d’un concert de l’ « Ever Present Orchestra », orchestre dédié à l’œuvre d’Alvin Lucier et en présence ici d’Alvin Lucier, qui a alors 87 ans.

Texte: « I am sitting in a room different from the one you are in now. I am recording the sound of my speaking voice and I am going to play it back into the room again and again until the resonant frequencies of the room reinforce themselves so that any semblance of my speech, with perhaps the exception of rhythm, is destroyed. What you will hear, then, are the natural resonant frequencies of the room articulated by speech. I regard this activity not so much as a demonstration of a physical fact, but more as a way to smooth out any irregularities my speech might have. »

Traduction : « Je suis assis dans une pièce différente de celle où vous vous trouvez maintenant. Je suis en train d’enregistrer le son de ma voix en train de parler, et je vais la jouer dans la pièce encore et encore, jusqu’à ce que les fréquences provenant de la résonance de la pièce se renforcent elles-mêmes, de façon à ce que toute ressemblance avec ce que je dis, sauf peut-être le rythme, soit détruite. Ce que vous entendrez alors seront les résonances naturelles de la pièce, articulées par ma voix. Je ne conçois cette activité pas tant comme une démonstration d’un phénomène physique, mais plus comme un moyen de lisser toutes les imperfections que ma voix pourrait avoir. »

Cette œuvre est pour moi peut-être le plus beau morceau de Poésie sonore, de ce que l’on peut faire avec la voix en utilisant le médium magnétophone. La beauté de cette performance tient à la qualité sonore de la « pièce », ici une église, qui permet au son d’être réverbéré dans des conditions idéales. Alvin Lucier est ici un « Tondichter », un poète des sons. Le 1er enregistrement a eu lieu à l’Electronic Music Studio de l’Université Brandeis en 1969 et comporte 15 ré-enregistrements. Celui de 1980, dans son living room, comporte 32 répétitions. Feedback, boucle, réinjection, inutile de dire l’influence sur un Steve Reich, mais on pourrait évoquer aussi Éliane Radigue avec sa capacité à jouer avec le larsen. L’idée d’Alvin Lucier est de « faire vivre le son », ici de créer un « paysage de sons » à partir de sa propre voix. J. D.

Vidéo : Jacques Donguy. Archives Jacques Donguy.

Éliane Radigue – Échos

Éliane Radigue – Échos, un film d’Eléonore Huisse et François J. Bonnet sera diffusé en ligne dans le cadre du Digital Festival Edition of MaerzMusik du 23 mars au 30 juin 2021.

Voir le programme ici.

La cinéaste Eléonore Huisse et l’artiste sonore François J. Bonnet posent à la compositrice Éliane Radigue une série de questions existentielles. Le résultat est un portrait de l’artiste basé sur l’intimité et l’amitié.

Éléonore Huisse : image-montage / François J. Bonnet : son / Éliane Radigue : musique

Sous-titrages Anglais et Allemand / 30 min.

Le monde sonore au temps du Coronavirus

Il y un an : la pandémie de Covid-19 et l’histoire du confinement apparaissaient… Les étudiantes et les étudiants de « L’Atelier sonore d’esthétique », séminaire animé par Alexandre Castant à l’École nationale supérieure d’art de Bourges ont travaillé depuis, sur cette thématique, répondant à cette situation inédite par un ensemble de propositions entre journal et fragment du monde sonore (musique, voix, bruits, sons technologiques…).

Ici présenté sous forme de vidéos, d’écrits, de photographies, de sons, de dessins, allusifs, concrets ou métaphoriques, ce corpus de propositions, qui furent aussi leur quotidien, est composé de travaux de Germain Bruyas, Louna Delavis, Axelle Devaux, Marine Eigel, Flora Jamar, Florian Lecesve, Léa Lory, Ketsana Phetdara, Yuanxu Wang et Zhang Zhou.

Le Monde sonore au temps du Coronavirus ? « Puisque ces mystères me dépassent, feignons d’en être l’organisateur » aurait peut-être répondu Jean Cocteau (Les Mariés de la tour Eiffel, 1923).

Reflexio, conférence de Marc Baron

•Direct Radio à 18H30 / Reflexio / Conférence de Marc Baron

En raison de la crise sanitaire, cette conférence aura lieu uniquement en direct sur π-NODE, radio en ligne et en dab+. Cette solution permet à tous d’écouter la conférence et d’intervenir via le chat.Rendez-vous à 18h30 sur :
https://p-node.org

MARC BARON
Et nous neigerons sur nos pas, un décryptage

« Je propose de présenter mes recherches actuelles, accompagnées d’extraits sonores, afin d’en extraire quelques hypothèses de travail. J’expérimente actuellement des procédés de sur-magnétisation de bandes magnétiques à partir d’enregistrements variés (le plus souvent issus de mon quotidien) : procédés simples qui entraînent effacement et chaos dans l’organisation du support. J’écoute les résidus sonores qui viennent de ces opérations mais aussi tous les artefacts qui apparaissent. Les effets que ces résidus produisent à l’écoute participent d’une sorte de cryptage, ou encore, de masquage de l’enregistrement. Ce qui m’intéresse est de confronter cette expérience technique, mécanique, ou chimique, à un travail de composition musicale ; et de chercher à découvrir la complexité qui en découle.

Ces récents travaux s’appuient sur deux intuitions centrales qui me permettent d’appréhender plus largement mon processus de travail : de la prise de son aux opérations de magnétisation. Je propose de les aborder de la manière suivante :
– l’expérience de l’écoute en situation d’enregistrement marquée par l’incertitude. Elle est déterminée par la nature de la bande magnétique (en un sens anti-naturaliste).
– les enjeux qu’il peut y avoir à travailler avec des machines anciennes, qui même si on les utilise pour leurs précisions techniques, ont tendance à fétichiser les sons enregistrés : on les entendra d’abord pour ce qu’ils sont ou ce que l’on croit reconnaître subjectivement – situation d’écoute classique pour les enregistrements de terrain – et on les entendra sans doute aussi par le prisme d’un imaginaire ancien, nostalgique, fragile, propre à la bande magnétique.

En un sens, ces machines posent peut-être aujourd’hui le problème du « genre » en musique (une sorte de maniérisme ?), et de l’évaluation de critères esthétiques dans la composition musicale. »


Marc Baron
 est compositeur de musique pour haut-parleurs. Il enseigne l’improvisation aux enfants et participe à des ateliers d’éducation populaire. Son travail est essentiellement lié à une pratique de studio. Ses outils sont principalement analogiques : si les magnétophones sont au centre de sa pratique, l’ordinateur en constitue la marge. Il compose à partir des spécificités du support magnétique, et cherche dans l’épaisseur du bruit de la bande à fabriquer des formes qui mélangent réalisme abimé et flou sonore le plus total. Il entretient un rapport quotidien avec la prise de son, essentiellement intime et domestique : pratique du retrait et de l’indécision pour le compositeur. Ses travaux ont été publiés sur les labels Cathnor Records, Potlatch, Moremars, Erstwhile Records, Glistening Examples.

REFLEXIO 
Cycle de conférences arts sonores et sound studies, organisé par l’université Paris 8, les Instants Chavirés et Synesthésie – MMaintenant en partenariat avec π-Node et La Générale.
dirigé par Matthieu Saladin


Toute propagation du son s’accompagne d’une réflexion acoustique, dès lors que l’onde sonore rencontre une surface qui en partie l’absorbe et en partie la réfléchit. Dérivant de ce principe, le cycle Reflexio propose une série de conférences où les paroles d’artistes, de musiciens et de chercheurs s’offrent à la réflexion partagée, dans des moments d’échange où les énoncés de chacun et chacune deviennent autant d’échos d’échos.

De la question du genre dans les musiques expérimentales aux pratiques sonores brutes, en passant par le field recording antinaturaliste, l’écoute noise, les bourdons de la contestation, ou encore les sonorités de l’invisible, ces conférences abordent quelques-unes des préoccupations qui animent, aujourd’hui, les pratiques et la recherche dans les arts sonores et les sound studies.

Avec
03.11 : Catherine Guesde, Chaos et ordres de la noise : à l’écoute des formes émergentes
17.11 : Marie Canet, Les bourdons de la contestation
01.12 : Simon Ripoll-Hurier, There is noise
12.01 : Mattin, Desecration of Experience: Social Dissonance or Fascism
09.02 : Deborah Walker, Charlotte Moorman : une violoncelliste dans l’avant-garde
16.03 : Marc Baron, Et nous neigerons sur nos pas, un décryptage