Festival Bruits Blancs #8

Le Festival Bruits Blancs (Formes audiovisuelles, musiques exploratoires, littérature, poésie) 8ème du nom, aura lieu du 28 novembre au 15 décembre en île de France et ailleurs.
Il n’y a de vitalité artistique que dans l’exploration permanente, avec sa part de risque : celui de la découverte, celui d’ouvrir des voies inconnues.
Bruits Blancs huitième édition est un temps concentré offert à de telles aventures. Ce sont sept journées proposées dans l’esprit d’un laboratoire inscrit dans la vie artistique contemporaine. Lieu de rencontres inédites entre écrivains, auteurs contemporains, compositeurs et musiciens, plasticiens….
Bruits Blancs est également un événement ouvert à toutes les formes d’expressions nées des nouvelles technologies et du numérique. La confrontation des langages, des genres ouvre une voie d’exploration propre à chacun, singulière, susceptible d’ouvrir sur une aventure, des collaborations inattendues, voire inespérées.
Toutes les infos ici : http://bruitsblancs.fr
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Interview Eliane Radigue

Eliane Radigue – œuvres électroniques

Le Groupe de Recherches Musicales de l’INA édite un coffret de 14 CD regroupant une facette importante du travail d’Eliane Radigue : ses pièces pour synthétiseur. Cette édition est pensée comme un retour aux origines et une célébration, si méritée, de sa musique qui n’est rien de moins que l’une des plus influentes de notre temps.

Eliane Radigue a trouvé sa voix musicale par une rencontre déterminante, celle avec la musique concrète et ses pères fondateurs. Avec Pierre Schaeffer, d’abord, puis Pierre Henry avec lequel elle se formera et se perfectionnera à l’art des magnétophones. C’est en solitaire, ensuite, qu’elle développera pleinement son style, poursuivant avec liberté l’exploration des sons électroniques, avançant avec persévérance dans sa quête musicale, sans se préoccuper des courants, des modes et des tendances, sans porter attention aux chapelles ou aux dogmes. Un parcours à part, hors des courants et des institutions, une musique si singulière, si habitée et si loin de tout…

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Noise in october

In October 2018 Kasper T. Toeplitz will play many shades of noise in many places :

———- October 4
INERT/E plays Deep Control
FYLKINGEN, Stockholm
INERT/E is the duo of Lars Åkerlund and Kasper T. Toeplitz
they both play electronics
This concert will also be the ”release party” of INERT/E new double CD : ”time profiles”
Torkel Knutssonsgatan 2
118 25 STOCKHOLM, SWEDEN
19:30
———- October 10
IRE plays Nexus Entropy composed by Ulrich Krieger
Cave 12, Geneva
IRE is an ensemble of new music, led by Franck Vigroux & K.T. Toeplitz
Hélène Breschand : harpe & effets
Philippe Foch : percussions
Christophe Ruetch : ordinateur
Franck Vigroux : synthétiseurs analogiques
Kasper T. Toeplitz : basse électrique & ordinateur
The first version of Nexus Entropy, composed by Ulrich Krieger and commissioned by IRE, will be premiered then and there
Rue de la Prairie 4
1202 Genève, Switzerland
21:00
———- October 13
Kasper T. Toeplitz plays AMAS
visuals by Daria Gabriel
OBLO, Lausanne
 
AMAS is an electronic piece composed by Kasper T. Toeplitz.
It is played ”live” (real-time synthesis), on the ”Wolfonium” acousmonium
The concert is labelled as ”Pré-LUFF : Wolfonium #6”
The visulas for this performance are created by Daria Gabriel
The music is released on POGUS records
 
Avenue de France 9
1004 Lausanne, Switzerland
———- October 19
KILL plays KILL
LUFF festival, Lausanne
 
KILL is
Vomir (guitar)
Kasper T. Toeplitz (bass)
Gael Angelis (drums)
Zofie Tauber (vocals)
Evil Moisture (electronics)
Unglee Izi (electronics)
Allée Ernest Ansermat 3
102 Lausanne, Switzerland
———- October 26
Kasper T. Toeplitz plays solo bass
part of  ”Polonische Musik Avantgarde des 20. Jahrhunderts”, Köln
 
Polonische Musik Avantgarde des 20. Jahrhunderts”
Barbara Kinga Majewska, Stimme Zuspiel & Elektronik
Kasper T. Toeplitz, BassComputer
Gerard Lebik, Elektronic & Laptop
Piotr Zabrodzki, Synthesizer
Gea Brown, DJing-Sampling &
Bettina Wenzel, Stimme & Elektronik
 
KUNSTWERK KÖLN E. V.
Deutz-Mülheimer Straße 127
51063 Köln, Germany
 

For more noise, 2 new releases :
ESPACE
KTT / VOMIR
CD
INERT/E ”time profiles”
 Åkerlund — Toeplitz
double CD

Maya Dunietz – Thicket

A l’occasion de la saison France-Israël, le Centre Pompidou présente Thicket de l’artiste Maya Dunietz au sein de ses collections permanentes au niveau 4 du Musée national d’art moderne. Sculpture et dispositif, installation composée de 10 000 écouteurs composant un immense « nuage acoustique » à la croisée du son et de l’image, l’œuvre incarne l’heuristique propre à la pratique de l’artiste.

Tout au long de l’exposition, Maya Dunietz propose aussi des performances et improvisations musicales « live », au sein de son installation Thicket, à 18h30.

Née en 1981 à Tel-Aviv, Maya Dunietz est pianiste, compositrice, chanteuse, cheffe de chœur et créatrice d’installations sonores. Elle s’engage dans les années 2000 dans de multiples expériences et interprétations musicales, alliant technologies d’avant-garde et techniques anciennes et traditionnelles. Elle crée notamment des installations sonores pour le Lunapark de Berlin, le pavillon Suisse de la Biennale de Venise (2011) ou le Palais de Tokyo à Paris (2014). Depuis 2013, l’artiste a initié un hommage unique à Emahoy Tsegue Mariam Guebrou, pianiste et compositrice éthiopienne.

PERFORMANCES ET IMPROVISATIONS MUSICALES, AU SEIN DE L’INSTALLATION THICKET

Mercredi 26 septembre, à partir de 18h30

Maya Dunietz et Daniel Meir, artiste et concepteur sonore
Utilisant des sons graves et des rythmes tendus, des drones industriels et des éléments électroniques, ses compositions forment une complète expérience spirituelle et sonore.

Jeudi 27 septembre, à partir de 18h30
Fritz Welch, originaire du Texas, est batteur, percussionniste, chanteur et plasticien. Il joue actuellement dans Lambs Gamble (avec Eric Boros et George Cremaschi), FvRTvR (avec Guido Henneböhl) et dans divers ensembles avec le guitariste Neil Davidson. Il est membre principal d’Asparagus Piss Raindrop et créé des performances avec la chorégraphe Louise Ahl. Il a joué avec Stephen O’Malley, Tony Conrad, Usurper et Iancu Dumitrescu parmi d’autres. Il est maintenant basé à Glasgow.

Alex « Drool » Jonovic est un improvisateur percussionniste-chanteur, qui au cours de la dernière décennie, il s’est imposé comme l’une des figures centrales de la scène expérimentale florissante d’Israël. Il a collaboré en direct avec Blood Stereo, Adam Bohman, Fritz Welch et bien d’autres. Il est également le co-curateur de Primate Arena – une plateforme de promotion de musiques d’ambiance en Israël aux côtés d’Eran Sachs.

Zohar « NicoTeen » Shafir, diplômée du département des nouveaux médias à l’école de Musrara, est musicienne et performeuse basée à Tel Aviv. Au cours des dernières années, elle a joué dans des festivals expérimentaux en Israël et à l’étranger. Sa musique est composée de synthétiseurs, de jouets, sur laquelle elle pose des harmonies vocales, le tout enregistré en lo-fi. Elle fait également partie du duo énigmatique Cassexxe Vibrato.

Vendredi 19 octobre, à partir de 18h30
Michel Guay est un chanteur de musique traditionnelle indienne et joueur de sitar. Il suit le Jaipur-Atrauli Gharana, un magnifique style de chant rendu célèbre par le regretté Pt. Mallikarjun Mansur. Les spectacles de Michel sont connus pour leur musicalité captivante et leur profondeur. Il sera accompagné par Amos Korman (disciple de Pt. Nayan Ghosh) aux tablas. Puriste dans ses pensées, Amos se concentre sur les aspects poétiques du tabla, soutenant le chanteur de manière minimaliste.
Se joindra à eux Marie-Thérèse Guay-Schmitz, joueuse de tanpura et romancière, qui a accompagné beaucoup de grands artistes indiens, au Théâtre de la Ville notamment.

Jeudi 6 décembre, à partir de 18h30
Lori Goldston est une violoncelliste, compositrice, improvisatrice originaire de Seattle. Après une formation classique, elle teste les possibilités de son instrument qu’il soit amplifié ou acoustique, engagée dans une quête de l’originalité, se produisant sans distinctions dans des clubs, des cafés, des galeries, des salles de concert… Elle a tourné comme violoncelliste pour Nirvana en 1993-1994 et collabore avec des artistes aussi divers que Mirah, David Byrne, Cat Power, Ellen Fullman, Marisa Anderson, Tara Jane O’Neil, Natacha Atlas, Christian Rizzo, Vanessa Renwick.

Ghédalia Tazartès est un artiste inclassable, un musicien spontané, qui est ancré dans le faire plutôt que dans la théorie. Manipulation de bandes, collages sonores, musicien autodidacte, poésie sonore, il s’invente un monde qui semble s’inspirer de différentes traditions qu’il se réapproprie afin de recréer des idiomes de certaines musiques traditionnelles.

26 sept. 2018 – 4 févr. 2019 de 11h à 21h

Musée – Niveau 4 – Centre Pompidou, Paris

Max Feed – Œuvre et héritage de Max Neuhaus | DESARTSONNANTS – SONOS//FAIRE

Source : Max Feed – Œuvre et héritage de Max Neuhaus | DESARTSONNANTS – SONOS//FAIRE

Elemental II

Concert de Kasper Toeplitz le 14 septembre 2018 dans le cadre du festival Sacrum Profanum à Cracovie en Pologne.

Il interpretera ELEMENTAL II composé par Eliane Radigue pour basse électrique solo.

Conçu à la demande de Kasper T. Toeplitz, qui en est le dédicataire, « Elemental II » reprend les thèmes de son ancètre « Elemental » (1968), basé sur une évocation à la fois réaliste, mais surtout symbolique, des 5 éléments présents en toute culture, alchimiste en nos contrées, spirituelle dans les traditions du proche, moyen et lointain orient. A savoir la Terre, principe de densification ; l’Eau, la fluidité ; le Feu, la chaleur ; l’Air, le souffle et l’Espace qui englobe le tout en son énergie subtile. C’est toutefois un paradoxe qu’en cette période de haute technologie, certains « concepts sonores » ne puissent être traduits en aucune écriture. Aucune notation algorythmique, encore moins traditionnelle, en référant aux techniques utilisées ne peut rendre compte de « l’esprit des sons » susceptibles d’animer ces projections. Ainsi, tels en des temps lointains, de vagues représentations graphiques, sortes de « neumes » contemporains, associés à quelques mots peuvent en suggérer l’expression. C’est pourquoi la transmission directe, faite de sensibilités accordées, dans un entendement spontané, « ex-verbis », est fondamentale dans ce genre d’entreprise.

« Merci de tout cœur à Kasper, de m’avoir entraînée dans cette aventure. D’y avoir apporté son talent, sa patience, mais surtout sa propre créativité, associée à une rigueur et une exigence sans faille. C’est grâce à lui que, pour la première fois, une interprétation directe, sans aucune intervention de mon vieux compagnon, mon cher ARP Synthétiseur, a pu être réalisée, et m’offrir ainsi le plaisir rare, d’abord unique, d’une réalisation vivante, libre et seulement animée du talent de son interprète. » (Eliane Radigue) (2004)

http://sacrumprofanum.com/program/zywiol