Festival Gamerz 14e édition. Arts multimédia | Sonore Visuel

Le circuit d’expositions se déploie cette année entre la Fondation Vasarely et la Galerie des Grands-Bains Douches à Marseille. Il sera rythmé par différents rendez-vous et temps forts : performances, ateliers et conférences – à l’École Supérieure d’Art d’Aix-en-Provence ainsi qu’à la Bibliothèque Méjanes.

du 9 au 18 novembre 2018

Source : Festival Gamerz 14e édition. Arts multimédia | Sonore Visuel

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Maya Dunietz – Thicket

A l’occasion de la saison France-Israël, le Centre Pompidou présente Thicket de l’artiste Maya Dunietz au sein de ses collections permanentes au niveau 4 du Musée national d’art moderne. Sculpture et dispositif, installation composée de 10 000 écouteurs composant un immense « nuage acoustique » à la croisée du son et de l’image, l’œuvre incarne l’heuristique propre à la pratique de l’artiste.

Tout au long de l’exposition, Maya Dunietz propose aussi des performances et improvisations musicales « live », au sein de son installation Thicket, à 18h30.

Née en 1981 à Tel-Aviv, Maya Dunietz est pianiste, compositrice, chanteuse, cheffe de chœur et créatrice d’installations sonores. Elle s’engage dans les années 2000 dans de multiples expériences et interprétations musicales, alliant technologies d’avant-garde et techniques anciennes et traditionnelles. Elle crée notamment des installations sonores pour le Lunapark de Berlin, le pavillon Suisse de la Biennale de Venise (2011) ou le Palais de Tokyo à Paris (2014). Depuis 2013, l’artiste a initié un hommage unique à Emahoy Tsegue Mariam Guebrou, pianiste et compositrice éthiopienne.

PERFORMANCES ET IMPROVISATIONS MUSICALES, AU SEIN DE L’INSTALLATION THICKET

Mercredi 26 septembre, à partir de 18h30

Maya Dunietz et Daniel Meir, artiste et concepteur sonore
Utilisant des sons graves et des rythmes tendus, des drones industriels et des éléments électroniques, ses compositions forment une complète expérience spirituelle et sonore.

Jeudi 27 septembre, à partir de 18h30
Fritz Welch, originaire du Texas, est batteur, percussionniste, chanteur et plasticien. Il joue actuellement dans Lambs Gamble (avec Eric Boros et George Cremaschi), FvRTvR (avec Guido Henneböhl) et dans divers ensembles avec le guitariste Neil Davidson. Il est membre principal d’Asparagus Piss Raindrop et créé des performances avec la chorégraphe Louise Ahl. Il a joué avec Stephen O’Malley, Tony Conrad, Usurper et Iancu Dumitrescu parmi d’autres. Il est maintenant basé à Glasgow.

Alex « Drool » Jonovic est un improvisateur percussionniste-chanteur, qui au cours de la dernière décennie, il s’est imposé comme l’une des figures centrales de la scène expérimentale florissante d’Israël. Il a collaboré en direct avec Blood Stereo, Adam Bohman, Fritz Welch et bien d’autres. Il est également le co-curateur de Primate Arena – une plateforme de promotion de musiques d’ambiance en Israël aux côtés d’Eran Sachs.

Zohar « NicoTeen » Shafir, diplômée du département des nouveaux médias à l’école de Musrara, est musicienne et performeuse basée à Tel Aviv. Au cours des dernières années, elle a joué dans des festivals expérimentaux en Israël et à l’étranger. Sa musique est composée de synthétiseurs, de jouets, sur laquelle elle pose des harmonies vocales, le tout enregistré en lo-fi. Elle fait également partie du duo énigmatique Cassexxe Vibrato.

Vendredi 19 octobre, à partir de 18h30
Michel Guay est un chanteur de musique traditionnelle indienne et joueur de sitar. Il suit le Jaipur-Atrauli Gharana, un magnifique style de chant rendu célèbre par le regretté Pt. Mallikarjun Mansur. Les spectacles de Michel sont connus pour leur musicalité captivante et leur profondeur. Il sera accompagné par Amos Korman (disciple de Pt. Nayan Ghosh) aux tablas. Puriste dans ses pensées, Amos se concentre sur les aspects poétiques du tabla, soutenant le chanteur de manière minimaliste.
Se joindra à eux Marie-Thérèse Guay-Schmitz, joueuse de tanpura et romancière, qui a accompagné beaucoup de grands artistes indiens, au Théâtre de la Ville notamment.

Jeudi 6 décembre, à partir de 18h30
Lori Goldston est une violoncelliste, compositrice, improvisatrice originaire de Seattle. Après une formation classique, elle teste les possibilités de son instrument qu’il soit amplifié ou acoustique, engagée dans une quête de l’originalité, se produisant sans distinctions dans des clubs, des cafés, des galeries, des salles de concert… Elle a tourné comme violoncelliste pour Nirvana en 1993-1994 et collabore avec des artistes aussi divers que Mirah, David Byrne, Cat Power, Ellen Fullman, Marisa Anderson, Tara Jane O’Neil, Natacha Atlas, Christian Rizzo, Vanessa Renwick.

Ghédalia Tazartès est un artiste inclassable, un musicien spontané, qui est ancré dans le faire plutôt que dans la théorie. Manipulation de bandes, collages sonores, musicien autodidacte, poésie sonore, il s’invente un monde qui semble s’inspirer de différentes traditions qu’il se réapproprie afin de recréer des idiomes de certaines musiques traditionnelles.

26 sept. 2018 – 4 févr. 2019 de 11h à 21h

Musée – Niveau 4 – Centre Pompidou, Paris

Max Feed – Œuvre et héritage de Max Neuhaus | DESARTSONNANTS – SONOS//FAIRE

Source : Max Feed – Œuvre et héritage de Max Neuhaus | DESARTSONNANTS – SONOS//FAIRE

Electropixel #8

Electropixel #8 : les machines fantômes, artefact de l’origine

PROGRAMMATION :
Exposition en continu du jeudi 30 août au samedi 1er septembre
Mary Sherman – Plateforme Intermédia
Souad Mani – Galerie Bonus
Jean-Marie Dallet – Galerie Bonus
The Electromagnetic Collective – Galerie Bonus
Bordelou – les nefs des machines
Alexis Judic – Les Nefs des Machines
Le Camion Acousmatique – Les Nefs des Machines
Solene Michaud – passage, architecture sonore – escalier de la plateforme intermédia
Clémence Fontaine – Motors – couloir jaune, plateforme intermedia
Vernissage du festival – jeudi 30 août à 18h, parcours entre la plateforme intermédia et la galerie bonus (grue jaune)
Soirée cinéma spectrale – jeudi 30 août à 20h30 – Wattignies Social Club
Entre live cinéma, musique acousmatique et création vidéo, une soirée où la machine devient spectrale et la lumière révèle les possibilités secrétes de l’image.
Yuko Katori – création acousmatique et vidéo
Aubadja – création audio-visuel temps-réel
Outre-Monde – cinéma des machines
Marc Caro – Hypnoise
Soirée machines fantômatique – vendredi 31 août – 20h30 – Scéne Ufolia, devant la plateforme intermédia – entrée libre
Diego Losa – musique électroacoustique
Jean Voguet – musique acousmatique
Alexandros Drymonitis – musique électronique dronique
Anne-Sophie Lecreurer – musique électronique lo-fi
Ensemble Dime + Benoit Granier – musique électronique contemporain & synthé modulaire
Lars Akerlund – composition musique bruitiste et électronique
Hackerspace du Electropixel – samedi 1er septembre – 14h-18h – devant la plateforme intermédia – tarifs spécifiques par atelier
ZardigMega#1 – atelier scratch pour les enfants
ZardigMega#2 – construire son synthé littleBits pour enfants
TheManta – faire du live coding avec Sonice-Pi et participer au concert TheManta live minimal tek
Ensemble Dime – introduction à la construction de synthé modulaire
Alexandros Drymonitis – Pd+Arduino
Benoit/Apo33 – démonstration du virgil
Apo33 – présentation du système informatique libre – Apodio12
Soirée Electronoise – samedi 1er septembre – 20h30 – scéne Ufolia & plateforme intermédia (double ambiance) – 6€
STKB – harshnoise post-dance
Drown – DarkCore
Republic of Dahu – tek dance rock weird (à confirmer)
Dj Toumpa – breakcore
TheManta – live coding & minimal tek
DrumTakaboum – ensemble de critical beats
JeRe – Breakcore (à confirmer)
6RME – basse saturé & low tempo
Enerzion – diy expéMagnetic
HystaRlmo – old hardcore gabber
Scherzoteller – le bruit de la glace
Vitriol300 – HarshWallNoise
co-programmation collective : Jenny Pickett, 73notes, Julien Ottavi, Nathalie Plantin et Benoit Granier.

Claude Lévêque – Back to Nature

Claude Lévêque, Back to Nature

Un partenariat Musées de la Ville de Marseille – Chapelle du Centre de la Vieille Charité  et Frac Provence-Alpes-Côte d’Azur. Dans le cadre de MP2018 Quel amour !

Le Frac Provence-Alpes-Côte d’Azur et les Musées de Marseille invitent Claude Lévêque, figure majeure de la scène artistique française et internationale, à investir les espaces d’exposition du Frac ainsi que la Chapelle du Centre de la Vieille Charité. Cette double invitation imaginée comme un parcours entre le quartier du Panier et de la Joliette signe le grand retour de Claude Lévêque à Marseille, avec des installations inédites conçues à l’échelle de ces architectures remarquables et emblématiques du patrimoine marseillais d’hier et d’aujourd’hui. D’une grande force émotionnelle, Life on the Line et Back to Nature immergent les visiteurs dans des atmosphères chargées – des expériences sensorielles totales qui bouleversent la perception des espaces et ne peuvent laisser indemne.

Les visiteurs sont invités à circuler d’un lieu à l’autre pour expérimenter ces deux propositions. De part et d’autre resurgissent au plus profond de nous-mêmes, des souvenirs, des histoires personnelles et collectives, qui persistent et forgent notre imaginaire dans les silences et les interstices fragiles du temps. Nous sommes habités par des histoires et Claude Lévêque a cette qualité rare de nous les donner à voir avec force et poésie, sans concession mais toujours avec justesse. Chez Claude Lévêque, la pensée passe par une sensibilité spécifique qui n’est pas uniquement de l’ordre de la connaissance et du savoir. C’est un autre discours qui a sa parfaite évidence par la maîtrise et la capacité de l’artiste à métamorphoser les espaces, par les références musicales qu’il introduit, les ambiances sonores qu’il élabore, les souvenirs et expériences personnelles qu’il convoque et qui prennent dès lors une valeur universelle.

Dans la lignée des grandes installations d’art contemporain présentées dans le merveilleux écrin de la Chapelle du Centre de la Vieille Charité (Christian Boltanski, 1986 ; Claudio Parmiggiani, 1995 ; Gabriel Orozco, 1996 ; Javier Peréz, 2001 ; Chiharu Shiota, 2014), Claude Lévêque présente une installation inédite Life on the Line, en dialogue avec la monumentale architecture classique de Pierre Puget. Avec économie et contre tout superflu, Claude Lévêque transforme les lieux qu’il investit en modifiant la perception que nous avons de leur espace et de leur lumière. La verticalité de cette œuvre ambivalente, à la fois violente et légère, suspendue sous le dôme hélicoïdal de la chapelle crée une ligne de vie ascensionnelle, vertigineuse, perçant l’ovale baroque édifié au XVIIe siècle.

Au Frac, les visiteurs sont invités à pénétrer dans un univers plongé dans la pénombre. Claude Lévêque, dont les œuvres sont présentes dans la collection du Fonds régional d’art contemporain depuis 1999, métamorphose les deux grands plateaux du bâtiment conçu par Kengo Kuma et imagine une installation intitulée Back to Nature. Notre présence dans cette œuvre devient partie prenante d’un dispositif qui ébranle nos souvenirs, nos perceptions, et nous propose de participer à une expérience sensible, sonore et physique particulière. Tout est là dans l’expérience d’un moment solitaire, face à soi-même, à ses souvenirs qui resurgissent d’un passé plus ou moins lointain.

Ces deux installations ne cherchent pas à trahir ou à travestir les bruissements et les égarements de notre monde mais elles résonnent bien au contraire auprès du plus grand nombre par leur acuité, leur très grande sincérité et leur intégrité. Claude Lévêque nous rappelle avec ces deux expositions qu’il est aujourd’hui vital, de l’ordre de l’instinct de survie d’être à l’écoute du monde, de s’interroger sur la place de l’homme dans l’univers d’aujourd’hui au regard d’un environnement quotidien qui ne cesse de se dégrader et de courir à sa perte. Le monde existe à travers nos sens avant d’exister de façon ordonnée dans notre pensée et il nous faut tout faire pour conserver au fil de l’existence cette faculté, instinctive, créatrice de sens : voir, écouter, observer, entendre, toucher, humer, rester sensible aux autres, au monde, à la vie, pour la vie.

Xavier Rey, Guillaume Theulière et Pascal Neveux, commissaires des expositions

 

Claude Lévêque, Back to Nature
Frac Provence-Alpes-Côte d’Azur

20 Bd de Dunkerque, Marseille
plateaux 1 & 2
Vernissage vendredi 29 juin 19h
Commissaire : Pascal Neveux, Directeur du Frac Provence-Alpes-Côte d’Azur
BRESCIA INVEST est Grand Mécène du Frac. Journal Ventilo et le domaine
de Fontenille sont partenaires du Frac pour cette exposition.

Le dispositif Back to Nature au plateau 1 a été réalisé dans le cadre d’un partenariat avec le lycée professionnel Poinso Chapuis Marseille, par les élèves de première et de terminale Brevet des Métiers d’Art Ébénisterie 2017-2018 : Enzo Giordano, Bastien Scherdel, Laurent Audidier, François Auzet et Nil Godenne.
L’artiste et le Frac remercient Mme Nathalie Hamm, proviseur, les élèves ainsi que les équipes enseignantes notamment Mme Sylvie Caron-Pariaud, M. Jean-Michel Estève et M. Sylvain Troger.

Autour de l’exposition au Frac

Nocturnes 
Vendredi 31 août, samedi 1er septembre, vendredi 5 octobre.
Entrée libre de 18h30 à 22h

Frac Fabrik Ateliers enfants / ados / adultes
Jeudi 5 juillet, samedi 28 juillet, samedi 25 août, samedi 1er septembre et samedi 25 septembre de 14h à 17h

Vendredi 5 octobre – 18h30
Rencontre avec Claude Lévêque autour des deux installations inédites au Frac et à la Chapelle du Centre de la Vieille Charité

Vendredi 5 octobre de 12h à 22h
Samedi 6 octobre de 12h à 19h
Dimanche 7 octobre de 14h à 18h
> plateau multimédia

Projection du film Le Lac perdu de Claude Lévêque. Film réalisé en 2017 pour la troisième scène de l’Opéra de Paris. Production les films Pelleas.

Samedi 6 octobre – 17h
Rencontre avec Claude Lévêque et Benoît Viguier autour de l’actualité éditoriale de Claude Lévêque dans
le cadre de la Bibliothèque éphémère. En partenariat avec La Marelle.
Claude Lévêque, Life on the Line
Chapelle du Centre de la Vieille Charité
2 rue de la Charité, Marseille
Vernissage vendredi 29 juin 17h
Commissaires : Xavier Rey, Directeur des Musées de Marseille et Guillaume Theulière, Conservateur, adjoint au directeur des Musées de Marseille.

Claude Lévêque est représenté par kamel mennour, Paris.

À l’occasion de ces expositions, une édition de Claude Lévêque a été réalisée avec l’atelier Tchikebe, Marseille.

 

Dream House

Exposition au Centre Pompidou-Metz

Du 16 juin au 10 septembre 2018

Œuvre mythique, la Dream House est une installation lumineuse et musicale créée à quatre mains, par le compositeur La Monte Young et son épouse Marian Zazeela.

C’est en 1962 que La Monte Young compose The Four Dreams of China et prend conscience de son désir de « construire des oeuvres musicales qui pourraient être jouées très longtemps, voir indéfiniment ». La même année, il rencontre la plasticienne et musicienne Marian Zazeela et dès le mois d’août 1963, ils conçoivent ensemble la première installation visuelle et sonore du nom de « Dream House ». Marian Zazeela a développé un système de lumières évolutives et colorées qu’elle place sur des mobiles. La Monte Young utilise quant à lui différents oscillateurs d’ondes sinusoïdales, oscilloscopes, amplificateurs et hautparleurs pour produire des environnements de fréquences continues. La musique jouée, constituée de notes tenues pouvant être prolongées à l’infini, fait réagir de manière infime les mobiles suspendus. L’ombre projetée, résultant de la combinaison de plusieurs éclairages, crée de nouvelles formes en trois dimensions.

Le visiteur qui pénètre dans cet espace baigné de lumière et de musique est invité à s’immerger littéralement dans le son et la couleur pour percevoir les nuances. Assis ou débout, immobile ou évoluant à son rythme au sein de l’espace, chaque visiteur peut apprécier les modulations sonores provoquées par ses propres mouvements, aussi infimes soient-ils. Cette expérience unique incite à l’introspection, à la méditation et au rêve. Le spectateur-auditeur voit la musique autant qu’il écoute la couleur, dans une pure perception synesthésique. Le temps semble ralenti et le rapport à l’espace et à la durée devient tout autre, entre le réel et l’imaginaire.

En 1967, La Monte Young et Marian Zazeela rencontrent Pandit Prân Nath, spécialiste du raga indien et du style Kirana. Ils en deviennent les disciples en 1970 et le resteront jusqu’à sa mort en 1996. La Monte Young déclara à propos de Pandit Prân Nath : « C’est avec lui que j’ai véritablement compris ce que signifiait la transformation progressive d’une note continue ». La première installation de la Dream House au sein d’un lieu d’art a lieu dans la galerie Friedrich à Munich en juillet 1969, et de nombreuses autres sont présentées dans des musées et galeries d’art en Europe et aux États-Unis les années suivantes, pour des durées de plusieurs jours à plusieurs années : Fondation Maeght, Saint Paul de Vence (1970) ; Documenta V, Kassel (1972) ; Dia Foundation, New York, de 1979 à 1985 puis en 1989/1990 ; Ruine der Künste, Berlin (1992) ; Centre Pompidou, Paris (1994-1995). En 1993, une Dream House est installée de façon permanente à la MELA Foundation de New York. En 1998, le Musée d’Art Contemporain de Lyon propose à Marian Zazeela et La Monte Young d’exposer l’œuvre dans une version définitive, qui entre dans la collection à l’issue de l’exposition.

https://www.centrepompidou-metz.fr/la-monte-young-marian-zazeela-dream-house-1990

Riojy Ikeda – Continuum

Ryoji Ikeda explore la musique expérimentale dès les années 1980, lorsqu’il prend part à la formation du groupe interdisciplinaire japonais Dumb Type dont les installations complexes investissent avec un regard critique l’essor des technologies numériques. Dans ses installations procédant par systèmes éphémères, le son et la lumière sont des objets mathématiques, dont on suit toutes les manipulations. Le Centre Pompidou invite l’artiste sonore et visuel à présenter deux installations inédites. Les deux nouvelles pièces formant « continuum », articulées en un espace noir et un espace blanc, proposent au visiteur une expérience immersive, visuelle et sonore déroutante, sans début ni fin.

Commissariat coordonné par Marcella Lista, chef du service Nouveaux médias (Musée national d’art moderne).

DATE(S)
VEN 15 JUIN AU LUN 27 AOÛT,
11H00 – 21H00
LIEU
CENTRE POMPIDOU GALERIE 3

PLAN D’ACCÈS

ENTRÉE AVEC LE BILLET « MUSÉES ET EXPOSITIONS » DU CENTRE POMPIDOU.
LE BILLET DES CONCERTS RYOJI IKEDA 1, 2 ET 3 DONNE ACCÈS AUX EXPOSITIONS « CODER LE MONDE » ET « RYOJI IKEDA » LES 15 ET 16 JUIN.

Ryoji Ikeda (né en 1966), vit et travaille à Paris et Kyoto. Il est reconnu comme étant un artiste majeur au Japon, à la fois compositeur de musique électronique et artiste en arts visuels. Il concentre son travail sur les caractéristiques essentielles du son en lui-même et sur l’image en tant que lumière avec une précision et une esthétique empruntée aux mathématiques. Ikeda est réputé pour être l’un des rares artistes internationaux produisant une œuvre pertinente à la fois dans les arts visuels et les médias sonores et acoustiques. Il orchestre de façon très précise et intègre son, image, matière, phénomènes physiques et notions mathématiques dans des performances immersives « live » ou des installations.

Parallèlement à son activité purement musicale, Ikeda travaille sur des projets à long terme au travers de performances « live », des installations, des livres et des Cds dont voici quelques exemples : datamatics (2006 -), test pattern (2008 -), spectra (2001 -), cyclo., un projet en collaboration avec Carsten Nicolai, superposition (2012 -), supersymmetry (2014 -) et micro /macro (2015 -).

Il se produit et expose à travers le monde dans des lieux tels que le Musée d’art contemporain de Tokyo, le Musée d’art de Singapour, Ars Electronica à Linz, le festival Elektra à Montréal, les festivals Grec et Sonar à Barcelone, Aichi Triennale à Nagoya, le Palais Grassi à Venise, Park Avenue Armory à New-York, la Whitechapel Gallery à Londres, le Barbican Centre et la Somerset House à Londres, le musée d’art de Bogota, Hamburger Banhof à Berlin, DHC/Art à Montréal, le Festival d’Automne au Centre Georges Pompidou à Paris, la Biennale de Sharjah, Carriageworks à Sydney, la Triennale d’Auckland, le MONA Museum Hobart-Tasmania, la Ruhrtriennale, la Fondation Telefonica à Madrid, le Kyoto Experiment Festival, ACT Centre Gwangju en Corée, le Musée des arts et des sciences de Singapour, Kunstverein à Hanovre, le Vinyl Factory et à ZKM, centre d’art et média à Karlsruhe, entre autres.

En 2016-17 il a créé en collaboration avec l’ensemble Eklekto (Genève) actuellement en tournée, le spectacle acoustique « Musique pour percussion ». Il a pris part à des expositions collectives telles que « Élévation 1049 » : à Avalanche à Gstaad (CH), au Centre Pompidou de Metz (FR), au Festival d’Automne de La Villette à Paris (FR) au Center for the Art of Performance de UCLA, Los Angeles (USA), et il a également créé une symphonie « drone » A [for 100 cars] à la demande du Festival de la Red Bull Académie de Los Angeles.

En 2018 il prend part à des expositions collectives telles que « Artistes et Robots » au Grand Palais à Paris (FR), « Experience Traps » au Musée Middelheim à Anvers (BE), entre autres, et présente également des expositions individuelles au Centre Pompidou à Paris (FR), à Carriageworks à Sydney (AU), au Garage à Moscou (Russie) et au Musée Eye Film à Amsterdam (NL). En juin il inaugurera spectra, installation permanente à Mona Hobart en Tasmanie (AU). Il présentera des pièces pour concert au Centre Pompidou / Festival ManiFeste à Paris (FR) ainsi qu’au Spiral Hall à Tokyo (JP).

Ses albums +/- (1996), 0°C (1998), matrix (2000), dataplex (2005), test pattern (2008) et supercodex (2013) font partie de l’avant-garde du nouveau courant minimaliste de la musique électronique au travers de techniques et d’esthétiques à la fois très précises et pointues. The Solar System (2016) édition vinyle limitée et Music for percussion (2017) sont tous deux sortis chez The Vinyl Factory. Début 2018 il crée sa source d’information en ligne sous le nom de « codex/édition ».

Il est le lauréat du Prix Ars Electronica Collide@CERN 2014.

http://www.ryojiikeda.com/