Le Bon Accueil / janvier-février

Mariska De Groot (NL)
The Mirror of Daisy Bell
Exposition Au Bon Accueil
Du 25 janvier au 24 février 2019
Vernissage en présence de l’artiste le jeudi 24 janvier à partir de 18h30

Site Mariska de Groot

En utilisant les technologies d’aujourd’hui, l’artiste hollandaise Mariska De Groot propulse à notre époque les recherches menées au début du 20ème siècle dédiées au son optique.  En s’inspirant pour partie des roues perforées du Variophone de Yevgeny Sholpo  (1891-1951), Mariska de Groot crée des installations combinant le mouvement au son et à la lumière. L’exposition de cette jeune artiste encore peu vue  en France plonge le public dans un ballet d’ombres mouvantes et de lumières transformées en sons.

Exposition présentée dans le cadre de la programmation OFF du festival Travelling 2019

Horaires :
Ouvert du jeudi au samedi de 14h à 18h et le dimanche de 15h à 18h
Le Bon Accueil, lieu d’arts sonores
74 canal Saint-Martin 35700 Rennes

Christina Kubisch (DE)
Échos magnétiques
Musée des Beaux-arts de Rennes
Du 16 février au 14 avril 2019
Vernissage en présence de l’artiste le vendredi 15 février à 19h00

Site Christina Kubisch

Échos magnétiques présente le travail de l’artiste allemande Christina Kubisch (née en 1948), qui explore depuis les années 1970 le potentiel sonore des champs électromagnétiques générés par notre environnement urbain et technologique. L’exposition s’organise autour de l’oeuvre « Cloud » (« work in progress » depuis 2011), proposant l’écoute d’ondes imperceptibles à l’oreille nue et questionnant le rapport entre le visible et l’audible. Présentée pour la première fois en France, cette installation est accompagnée d’une constellation de documents d’archives – partitions, photographies, dessins, vinyles, cassettes – issus du travail de Christina Kubisch et d’artistes qui lui sont lié.e.s, ainsi que des collections de l’INHA-Archives de la Critique d’Art.

L’oeuvre « Cloud » sera également présentée à l’école supérieure d’arts et médias Caen/Cherbourg à Caen et à Nantes dans le cadre d’ un partenariat entre Le Bon Accueil (Rennes), festival ]interstice[ (Caen), APO33 (Nantes) qui se sont associés pour re-produire et diffuser cette installation de Christina Kubisch.

Partenaires : Musée des Beaux-Arts de Rennes ; Festival ]interstice[ (Caen) ; APO33 (Nantes) ; Goethe Institut, Archives de la critique d’art /Institut National d’Histoire de l’Art, Université  Rennes 2.

Horaires :
Ouvert du mardi au vendredi de 10h à 17h ; samedis et dimanches de 10h à 18h
Musée des beaux-arts de Rennes
20 quai Emile Zola
35000 Rennes

BIP | Atelier gratuit | sur inscription
Du 19 au 22 février 2019 | 14h00-17h00
Enfants de 8 à 12 ans

Si tu as toujours rêvé de monter sur roues des bras de poupées, créer des personnages montés sur tentacules, ou bricoler un vaisseau friteuse pour aller en musique jusque sur la planète Globex 72, cet atelier est pour toi!
Durant 4 après-midis, cet atelier ludique propose aux enfants de venir bricoler, détourner, créer à partir de jouets de la ludothèque. L’objectif, imaginer un univers visuel et sonore, loufoque et cosmique, à partir d’un ensemble de collages et constructions, de programmations musicales et captations sonores.
IOMAI utilisera les créations de participants pour réaliser  une installation  visuelle et sonore exposée durant le mois  d’avril dans le hall d’exposition de la maison de quartier.

La participation à l’atelier ne demande pas de compétences préalables en musique ou arts plastiques.

Informations et inscriptions
6, rue du Cardinal Paul Gouyon
35000 RENNES
Tél: 02.99.54.45.12
www.mdqlatouche.com

Cet atelier s’inscrit dans le cadre d’un projet de résidence en ludothèque  coordonné par   Le Bon Accueil – lieu d’arts sonores – en partenariat la Maison de Quartier La Touche, La MJC Bréquigny et avec le soutien de la DRAC Bretagne et de la Ville de Rennes.

 

Els Viaene (BE)
Aural Landscape

Exposition au Bon Accueil
Du 8 mars au 21 avril 2019
Vernissage le jeudi 7 mars à partir de 18h30

Site Els Viaene

Aural Landscape, réunissant deux installations, est le première exposition personnelle en France de l’artiste Belge Els Viaene.  Par le biais du son du papier qui se froisse, de carillons déclenchés par des billes de métal, l’artiste réussit à susciter un imaginaire lié au paysage,  au voyage, à l’exploration d’espaces naturels. Le papier amplifié qui se déforme sous nos yeux devient ainsi un paysage arctique mouvant, et les carillons une évocation des poétiques « balles de temps » qui étaient utilisées par la marine pour régler les chronomètres.
Par l’écoute, Els Viaene cherche à créer des images mentales, projetées ou intérieures ; plus qu’une fin en soi, le son est ici un déclencheur d’images.
L’exposition Aural Landscape fait suite à l’exposition Audio Mimesis de Klaas Hübner et Void présentée au Bon Accueil en mars 2017.

L’oeuvre « Vibrant Matter » sera également  présentée durant le Festival ]Interstice[ dans le cadre d’un partenariat favorisant la diffusion des œuvres entre Rennes et Caen.

Horaires :
Ouvert du jeudi au samedi de 14h à 18h et le dimanche de 15h à 18h
Le Bon Accueil, lieu d’arts sonores
74 canal Saint-Martin 35700 Rennes

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Max Feed – Max Neuhaus

Hors-série D’Ailleurs, la revue de recherche de l’Institut supérieur des beaux-arts de Besançon, Max Feed est le résultat d’une réflexion collective sur l’héritage de Max Neuhaus, considéré comme le père de l’installation sonore.

À l’intersection de différentes terminologies et modes de perception, l’artiste américain Max Neuhaus a revendiqué une conception émancipatrice de l’expérience sonore à travers des œuvres pionnières comme Listen (1966) et Drive-in Music(1967) mais aussi, plus largement, par le biais d’une production « topographique » marquant un passage historique de la musique au son.
Articulant les rapports d’attention entre individu et environnement dans une perspective transdisciplinaire – art, science, design sonore, urbanisme, paysagisme –, l’écologie de l’écoute de Neuhaus constitue l’une des expériences fondatrices des sound studies.
Les traductions de textes majeurs, rééditions et contributions inédites d’artistes et auteurs réunies dans ce volume prolongent l’exposition collective « Max Feed » présentée en 2016 au Frac Franche-Comté, puis à l’Institut supérieur des beaux-arts de Besançon. Elles abordent les stratégies d’attention, les interactions et les transcodages liés à une sensorialité raréfiée et discrète.
Si, pour Neuhaus, le son est une affaire transculturelle, il est ici question de mobiliser des écoutes multiples (musique programmée, espace urbain et consumériste, radiophonie et télécommunications, son subaquatique, perception réduite et augmentée, psychoacoustique), tout en opérant une relecture critique de notions telles que l’immersion, l’« acousmanie » ou la présence sonore.
Au-delà des développements possibles de l’écoute contextuelle, la réflexion ouverte par Max Feedprocède d’un parti pris consistant à considérer le son non comme une manifestation ontologique, mais comme une entité relationnelle participant à la production de l’espace social.

Publié suite aux expositions « Max Feed – Œuvre et héritage de Max Neuhaus » au Frac Franche-Comté, du 09 octobre au 30 décembre 2016, et « Mix-Feed » à l’Institut supérieur des beaux-arts de Besançon, du 10 novembre au 9 décembre 2016.

Daniele Balit est commissaire d’expositions, théoricien et historien de l’art, vivant à Paris. Il est professeur d’histoire de l’art et de culture générale à l’Institut supérieur des Beaux-Arts de Besançon. Il est membre fondateur de la plateforme curatoriale 1:1projects à Rome et initiateur de Birdcage, galerie temporaire et itinérante autour des pratiques sonores. Docteur en histoire de l’art (Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne), sa thèse porte sur l’origine des expérimentations sonores et sur leur impact dans les contextes d’exposition. Grâce au soutien à la théorie et critique d’art attribué par le Cnap en 2014, il poursuit cette investigation par un travail sur la figure et l’héritage de l’artiste Max Neuhaus. Ses activités de recherche concernent la question de l’in situ, de l’espace public, de l’extra-muros ou de l’intervention discrète.

Max Neuhaus (1939-2009) est un artiste américain. Il a commencé sa carrière comme interprète du répertoire pour percussions des musiques expérimentales dans les années 1960 (Stockhausen, Cage, Feldman, etc.), pour ensuite se consacrer au travail du son dans le champ des arts plastiques, à travers notamment des interventions dans l’espace public sous forme d’installation sonore (dont il forgera le terme), ainsi qu’au design sonore. Artiste de renommée internationale, ses œuvres sont présentées de manière permanente à Times Square, New York, USA (Dia: Beacon) ; la Kunsthaus de Graz, Autriche ; le Castello di Rivoli, Museo d’Arte Contemporanea, Italie ; CAPC Musée d’Art Contemporain de Bordeaux ; le AOK Building de Kassel et la ville de Stommeln en Allemagne. Il a par ailleurs eu des expositions au MoMA, au Whitney Museum of American Art, à New York ; à l’ARC, Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris ; le Centre National d’Art Contemporain de Grenoble ; la Kunsthalle de Bâle et la Kunsthalle de Bern en Suisse ; il a participé également aux Documenta 6 et 9 de Kassel et à la Biennale de Venise).

Festival Gamerz 14e édition. Arts multimédia | Sonore Visuel

Le circuit d’expositions se déploie cette année entre la Fondation Vasarely et la Galerie des Grands-Bains Douches à Marseille. Il sera rythmé par différents rendez-vous et temps forts : performances, ateliers et conférences – à l’École Supérieure d’Art d’Aix-en-Provence ainsi qu’à la Bibliothèque Méjanes.

du 9 au 18 novembre 2018

Source : Festival Gamerz 14e édition. Arts multimédia | Sonore Visuel

Maya Dunietz – Thicket

A l’occasion de la saison France-Israël, le Centre Pompidou présente Thicket de l’artiste Maya Dunietz au sein de ses collections permanentes au niveau 4 du Musée national d’art moderne. Sculpture et dispositif, installation composée de 10 000 écouteurs composant un immense « nuage acoustique » à la croisée du son et de l’image, l’œuvre incarne l’heuristique propre à la pratique de l’artiste.

Tout au long de l’exposition, Maya Dunietz propose aussi des performances et improvisations musicales « live », au sein de son installation Thicket, à 18h30.

Née en 1981 à Tel-Aviv, Maya Dunietz est pianiste, compositrice, chanteuse, cheffe de chœur et créatrice d’installations sonores. Elle s’engage dans les années 2000 dans de multiples expériences et interprétations musicales, alliant technologies d’avant-garde et techniques anciennes et traditionnelles. Elle crée notamment des installations sonores pour le Lunapark de Berlin, le pavillon Suisse de la Biennale de Venise (2011) ou le Palais de Tokyo à Paris (2014). Depuis 2013, l’artiste a initié un hommage unique à Emahoy Tsegue Mariam Guebrou, pianiste et compositrice éthiopienne.

PERFORMANCES ET IMPROVISATIONS MUSICALES, AU SEIN DE L’INSTALLATION THICKET

Mercredi 26 septembre, à partir de 18h30

Maya Dunietz et Daniel Meir, artiste et concepteur sonore
Utilisant des sons graves et des rythmes tendus, des drones industriels et des éléments électroniques, ses compositions forment une complète expérience spirituelle et sonore.

Jeudi 27 septembre, à partir de 18h30
Fritz Welch, originaire du Texas, est batteur, percussionniste, chanteur et plasticien. Il joue actuellement dans Lambs Gamble (avec Eric Boros et George Cremaschi), FvRTvR (avec Guido Henneböhl) et dans divers ensembles avec le guitariste Neil Davidson. Il est membre principal d’Asparagus Piss Raindrop et créé des performances avec la chorégraphe Louise Ahl. Il a joué avec Stephen O’Malley, Tony Conrad, Usurper et Iancu Dumitrescu parmi d’autres. Il est maintenant basé à Glasgow.

Alex « Drool » Jonovic est un improvisateur percussionniste-chanteur, qui au cours de la dernière décennie, il s’est imposé comme l’une des figures centrales de la scène expérimentale florissante d’Israël. Il a collaboré en direct avec Blood Stereo, Adam Bohman, Fritz Welch et bien d’autres. Il est également le co-curateur de Primate Arena – une plateforme de promotion de musiques d’ambiance en Israël aux côtés d’Eran Sachs.

Zohar « NicoTeen » Shafir, diplômée du département des nouveaux médias à l’école de Musrara, est musicienne et performeuse basée à Tel Aviv. Au cours des dernières années, elle a joué dans des festivals expérimentaux en Israël et à l’étranger. Sa musique est composée de synthétiseurs, de jouets, sur laquelle elle pose des harmonies vocales, le tout enregistré en lo-fi. Elle fait également partie du duo énigmatique Cassexxe Vibrato.

Vendredi 19 octobre, à partir de 18h30
Michel Guay est un chanteur de musique traditionnelle indienne et joueur de sitar. Il suit le Jaipur-Atrauli Gharana, un magnifique style de chant rendu célèbre par le regretté Pt. Mallikarjun Mansur. Les spectacles de Michel sont connus pour leur musicalité captivante et leur profondeur. Il sera accompagné par Amos Korman (disciple de Pt. Nayan Ghosh) aux tablas. Puriste dans ses pensées, Amos se concentre sur les aspects poétiques du tabla, soutenant le chanteur de manière minimaliste.
Se joindra à eux Marie-Thérèse Guay-Schmitz, joueuse de tanpura et romancière, qui a accompagné beaucoup de grands artistes indiens, au Théâtre de la Ville notamment.

Jeudi 6 décembre, à partir de 18h30
Lori Goldston est une violoncelliste, compositrice, improvisatrice originaire de Seattle. Après une formation classique, elle teste les possibilités de son instrument qu’il soit amplifié ou acoustique, engagée dans une quête de l’originalité, se produisant sans distinctions dans des clubs, des cafés, des galeries, des salles de concert… Elle a tourné comme violoncelliste pour Nirvana en 1993-1994 et collabore avec des artistes aussi divers que Mirah, David Byrne, Cat Power, Ellen Fullman, Marisa Anderson, Tara Jane O’Neil, Natacha Atlas, Christian Rizzo, Vanessa Renwick.

Ghédalia Tazartès est un artiste inclassable, un musicien spontané, qui est ancré dans le faire plutôt que dans la théorie. Manipulation de bandes, collages sonores, musicien autodidacte, poésie sonore, il s’invente un monde qui semble s’inspirer de différentes traditions qu’il se réapproprie afin de recréer des idiomes de certaines musiques traditionnelles.

26 sept. 2018 – 4 févr. 2019 de 11h à 21h

Musée – Niveau 4 – Centre Pompidou, Paris

Max Feed – Œuvre et héritage de Max Neuhaus | DESARTSONNANTS – SONOS//FAIRE

Source : Max Feed – Œuvre et héritage de Max Neuhaus | DESARTSONNANTS – SONOS//FAIRE

Electropixel #8

Electropixel #8 : les machines fantômes, artefact de l’origine

PROGRAMMATION :
Exposition en continu du jeudi 30 août au samedi 1er septembre
Mary Sherman – Plateforme Intermédia
Souad Mani – Galerie Bonus
Jean-Marie Dallet – Galerie Bonus
The Electromagnetic Collective – Galerie Bonus
Bordelou – les nefs des machines
Alexis Judic – Les Nefs des Machines
Le Camion Acousmatique – Les Nefs des Machines
Solene Michaud – passage, architecture sonore – escalier de la plateforme intermédia
Clémence Fontaine – Motors – couloir jaune, plateforme intermedia
Vernissage du festival – jeudi 30 août à 18h, parcours entre la plateforme intermédia et la galerie bonus (grue jaune)
Soirée cinéma spectrale – jeudi 30 août à 20h30 – Wattignies Social Club
Entre live cinéma, musique acousmatique et création vidéo, une soirée où la machine devient spectrale et la lumière révèle les possibilités secrétes de l’image.
Yuko Katori – création acousmatique et vidéo
Aubadja – création audio-visuel temps-réel
Outre-Monde – cinéma des machines
Marc Caro – Hypnoise
Soirée machines fantômatique – vendredi 31 août – 20h30 – Scéne Ufolia, devant la plateforme intermédia – entrée libre
Diego Losa – musique électroacoustique
Jean Voguet – musique acousmatique
Alexandros Drymonitis – musique électronique dronique
Anne-Sophie Lecreurer – musique électronique lo-fi
Ensemble Dime + Benoit Granier – musique électronique contemporain & synthé modulaire
Lars Akerlund – composition musique bruitiste et électronique
Hackerspace du Electropixel – samedi 1er septembre – 14h-18h – devant la plateforme intermédia – tarifs spécifiques par atelier
ZardigMega#1 – atelier scratch pour les enfants
ZardigMega#2 – construire son synthé littleBits pour enfants
TheManta – faire du live coding avec Sonice-Pi et participer au concert TheManta live minimal tek
Ensemble Dime – introduction à la construction de synthé modulaire
Alexandros Drymonitis – Pd+Arduino
Benoit/Apo33 – démonstration du virgil
Apo33 – présentation du système informatique libre – Apodio12
Soirée Electronoise – samedi 1er septembre – 20h30 – scéne Ufolia & plateforme intermédia (double ambiance) – 6€
STKB – harshnoise post-dance
Drown – DarkCore
Republic of Dahu – tek dance rock weird (à confirmer)
Dj Toumpa – breakcore
TheManta – live coding & minimal tek
DrumTakaboum – ensemble de critical beats
JeRe – Breakcore (à confirmer)
6RME – basse saturé & low tempo
Enerzion – diy expéMagnetic
HystaRlmo – old hardcore gabber
Scherzoteller – le bruit de la glace
Vitriol300 – HarshWallNoise
co-programmation collective : Jenny Pickett, 73notes, Julien Ottavi, Nathalie Plantin et Benoit Granier.

Claude Lévêque – Back to Nature

Claude Lévêque, Back to Nature

Un partenariat Musées de la Ville de Marseille – Chapelle du Centre de la Vieille Charité  et Frac Provence-Alpes-Côte d’Azur. Dans le cadre de MP2018 Quel amour !

Le Frac Provence-Alpes-Côte d’Azur et les Musées de Marseille invitent Claude Lévêque, figure majeure de la scène artistique française et internationale, à investir les espaces d’exposition du Frac ainsi que la Chapelle du Centre de la Vieille Charité. Cette double invitation imaginée comme un parcours entre le quartier du Panier et de la Joliette signe le grand retour de Claude Lévêque à Marseille, avec des installations inédites conçues à l’échelle de ces architectures remarquables et emblématiques du patrimoine marseillais d’hier et d’aujourd’hui. D’une grande force émotionnelle, Life on the Line et Back to Nature immergent les visiteurs dans des atmosphères chargées – des expériences sensorielles totales qui bouleversent la perception des espaces et ne peuvent laisser indemne.

Les visiteurs sont invités à circuler d’un lieu à l’autre pour expérimenter ces deux propositions. De part et d’autre resurgissent au plus profond de nous-mêmes, des souvenirs, des histoires personnelles et collectives, qui persistent et forgent notre imaginaire dans les silences et les interstices fragiles du temps. Nous sommes habités par des histoires et Claude Lévêque a cette qualité rare de nous les donner à voir avec force et poésie, sans concession mais toujours avec justesse. Chez Claude Lévêque, la pensée passe par une sensibilité spécifique qui n’est pas uniquement de l’ordre de la connaissance et du savoir. C’est un autre discours qui a sa parfaite évidence par la maîtrise et la capacité de l’artiste à métamorphoser les espaces, par les références musicales qu’il introduit, les ambiances sonores qu’il élabore, les souvenirs et expériences personnelles qu’il convoque et qui prennent dès lors une valeur universelle.

Dans la lignée des grandes installations d’art contemporain présentées dans le merveilleux écrin de la Chapelle du Centre de la Vieille Charité (Christian Boltanski, 1986 ; Claudio Parmiggiani, 1995 ; Gabriel Orozco, 1996 ; Javier Peréz, 2001 ; Chiharu Shiota, 2014), Claude Lévêque présente une installation inédite Life on the Line, en dialogue avec la monumentale architecture classique de Pierre Puget. Avec économie et contre tout superflu, Claude Lévêque transforme les lieux qu’il investit en modifiant la perception que nous avons de leur espace et de leur lumière. La verticalité de cette œuvre ambivalente, à la fois violente et légère, suspendue sous le dôme hélicoïdal de la chapelle crée une ligne de vie ascensionnelle, vertigineuse, perçant l’ovale baroque édifié au XVIIe siècle.

Au Frac, les visiteurs sont invités à pénétrer dans un univers plongé dans la pénombre. Claude Lévêque, dont les œuvres sont présentes dans la collection du Fonds régional d’art contemporain depuis 1999, métamorphose les deux grands plateaux du bâtiment conçu par Kengo Kuma et imagine une installation intitulée Back to Nature. Notre présence dans cette œuvre devient partie prenante d’un dispositif qui ébranle nos souvenirs, nos perceptions, et nous propose de participer à une expérience sensible, sonore et physique particulière. Tout est là dans l’expérience d’un moment solitaire, face à soi-même, à ses souvenirs qui resurgissent d’un passé plus ou moins lointain.

Ces deux installations ne cherchent pas à trahir ou à travestir les bruissements et les égarements de notre monde mais elles résonnent bien au contraire auprès du plus grand nombre par leur acuité, leur très grande sincérité et leur intégrité. Claude Lévêque nous rappelle avec ces deux expositions qu’il est aujourd’hui vital, de l’ordre de l’instinct de survie d’être à l’écoute du monde, de s’interroger sur la place de l’homme dans l’univers d’aujourd’hui au regard d’un environnement quotidien qui ne cesse de se dégrader et de courir à sa perte. Le monde existe à travers nos sens avant d’exister de façon ordonnée dans notre pensée et il nous faut tout faire pour conserver au fil de l’existence cette faculté, instinctive, créatrice de sens : voir, écouter, observer, entendre, toucher, humer, rester sensible aux autres, au monde, à la vie, pour la vie.

Xavier Rey, Guillaume Theulière et Pascal Neveux, commissaires des expositions

 

Claude Lévêque, Back to Nature
Frac Provence-Alpes-Côte d’Azur

20 Bd de Dunkerque, Marseille
plateaux 1 & 2
Vernissage vendredi 29 juin 19h
Commissaire : Pascal Neveux, Directeur du Frac Provence-Alpes-Côte d’Azur
BRESCIA INVEST est Grand Mécène du Frac. Journal Ventilo et le domaine
de Fontenille sont partenaires du Frac pour cette exposition.

Le dispositif Back to Nature au plateau 1 a été réalisé dans le cadre d’un partenariat avec le lycée professionnel Poinso Chapuis Marseille, par les élèves de première et de terminale Brevet des Métiers d’Art Ébénisterie 2017-2018 : Enzo Giordano, Bastien Scherdel, Laurent Audidier, François Auzet et Nil Godenne.
L’artiste et le Frac remercient Mme Nathalie Hamm, proviseur, les élèves ainsi que les équipes enseignantes notamment Mme Sylvie Caron-Pariaud, M. Jean-Michel Estève et M. Sylvain Troger.

Autour de l’exposition au Frac

Nocturnes 
Vendredi 31 août, samedi 1er septembre, vendredi 5 octobre.
Entrée libre de 18h30 à 22h

Frac Fabrik Ateliers enfants / ados / adultes
Jeudi 5 juillet, samedi 28 juillet, samedi 25 août, samedi 1er septembre et samedi 25 septembre de 14h à 17h

Vendredi 5 octobre – 18h30
Rencontre avec Claude Lévêque autour des deux installations inédites au Frac et à la Chapelle du Centre de la Vieille Charité

Vendredi 5 octobre de 12h à 22h
Samedi 6 octobre de 12h à 19h
Dimanche 7 octobre de 14h à 18h
> plateau multimédia

Projection du film Le Lac perdu de Claude Lévêque. Film réalisé en 2017 pour la troisième scène de l’Opéra de Paris. Production les films Pelleas.

Samedi 6 octobre – 17h
Rencontre avec Claude Lévêque et Benoît Viguier autour de l’actualité éditoriale de Claude Lévêque dans
le cadre de la Bibliothèque éphémère. En partenariat avec La Marelle.
Claude Lévêque, Life on the Line
Chapelle du Centre de la Vieille Charité
2 rue de la Charité, Marseille
Vernissage vendredi 29 juin 17h
Commissaires : Xavier Rey, Directeur des Musées de Marseille et Guillaume Theulière, Conservateur, adjoint au directeur des Musées de Marseille.

Claude Lévêque est représenté par kamel mennour, Paris.

À l’occasion de ces expositions, une édition de Claude Lévêque a été réalisée avec l’atelier Tchikebe, Marseille.