CC présente, Kasper T. Toeplitz et Mariachi en concert !

Dans le cadre du festival ]interstice[, la deuxième partie du film documentaire « All sounds considered » de Goran Vejvoda et Florence Müller sera projetée dans l’auditorium de l’ésam le mardi 7 mai à 18h,. Elle sera suivie, à 20h, par les performances sonores de Kasper T.Toepliz et de Mariachi, programmés par le Label CC de l’ésam. L’ensemble de ces évènements est en entrée libre et gratuite. Une restauration sera possible sur place.


Le documentaire « All sounds considered » (52 min) explore sans dogme la relation entre son et silence. Le film montre les nombreuses facettes de ce domaine de la création artistique qui fait du son la matière. Goran Vejvoda et Florence Müller nous ouvrent les oreilles et donnent la parole aux acteurs de cette scène artistique, variant les points de vue pour témoigner de la multiplicité de leurs idées.
Avec une approche libre et non linéaire, le film prend différentes directions et s’intéresse aux instruments, machines, publications, performances, expositions pour dévoiler la richesse du « son », un domaine artistique autant séduisant qu’intrigant.

Conçu à la demande de Kasper T. Toeplitz par Éliane Radigue, « Elemental II » reprend les thèmes de son ancêtre « Elemental » (1968), basé sur une évocation à la fois réaliste et symbolique des cinq éléments présents en toute culture. À savoir la Terre, principe de densification ; l’Eau, la fluidité ; le Feu, la chaleur ; l’Air, le souffle et l’Espace qui englobe le tout en son énergie subtile.
Il y a un paradoxe en cette période de haute technologie de ne pouvoir traduire en aucune écriture certains « concepts sonores ». Aucune notation algorithmique ni traditionnelle ne peut rendre compte de « l’esprit des sons » susceptible d’animer ces projections. La transmission directe, faite de sensibilités accordées, dans un entendement spontané est fondamentale dans ce genre d’entreprise.
www.sleazeart.com

Mariachi (Nina Garcia) expérimente à mi-chemin entre musique improvisée et noise. Le dispositif est réduit au minimum : une guitare, une pédale, un ampli. L’attention est donnée au geste et à la recherche sur l’instrument, ses résonances, ses limites, ses extensions, ses impuretés, ses recoins audibles : aller avec ou contre lui, le contenir ou le laisser sonner, le soutenir ou le violenter.
On y trouve en vrac : feedbacks, crépitements, courts circuits, impacts, harmoniques, grincements, débordements, et par hasard, notes et accords presque parfaits.
www.parabailarlabamba.fr

Pour en savoir + : https://festival-interstice.net/

The Residents au Transpalette

Exposition rétrospective au Transpalette du 21 avril au 2 juin
avec The Bunny Boy Secret Room

Vernissage le 20 avril à 18h : un invité surprise est attendu pour une performance mystérieuse.

Cette première exposition rétrospective de The Residents, produite par Bandits-Mages, se déploie sur les 3 niveaux du Transpalette à Bourges. C’est entre ces murs que va réapparaître de manière physique, après sa création en 2008 sur Youtube, la chambre secrète de The Bunny Boy. Véritable plongée dans l’esthétique visuelle et sonore du collectif, l’exposition met en perspective des documents rares et des images d’archives à travers des performances, des projections de films et des rencontres avec des penseurs et artistes contemporains.

L’exposition est accompagnée par le fanzine “I’M A RESIDENT” conçu comme un catalogue s’enrichissant en cours d’exposition. Il articule des archives rares et des textes inédits selon trois thématiques choisies : les médias comme espaces de création, la transgression historique et culturelle par le spectacle, l’imaginaire et la folie du dé-doublement. Enfin, la rumeur court que le film Sculpt de Loris Gréaud apparait lors de rendez-vous clandestins…

THE WORLD’S MOST MYSTERIOUS BAND

Les Bandits-Mages rencontrent The Residents en juin 2016. Depuis, elles-ils imaginent ensemble un projet d’exposition des productions du collectif mythique né en 1969. Prônant une dépersonnalisation radicale, The Residents est le groupe le plus mystérieux au monde, surgissant et demeurant masqué au sein de la pop culture.
Leurs concepts-albums radicaux ont rythmé 50 ans de productions musicales et audiovisuelles, jusqu’à ce jour. Leur musique emprunte, pirate, déconstruit et renouvelle le moindre son jusqu’à l’ivresse. Leur univers visuel mais aussi leurs films, leurs performances, leurs spectacles et leurs identités mêmes incarnent une véritable mythologie où l’art de la farce enfantine flirte avec la mélancolie grinçante. Soutenus par de nombreux fans à travers le monde, que nous pourrions plutôt qualifier d’adeptes, ils continuent d’influencer nombre de groupes musicaux et d’artistes contemporains. Sous l’égide de leurs mentors Sun RaCaptain Beefheart ou Frank Zappa, et appliquant les préceptes de la Théorie de l’obscurité du mystérieux N. Senada, The Residents déploient une œuvre d’une liberté à la fois folle et très sérieuse.

BYE OR DIE

Le rez-de-chaussée du Transpalette articule un ensemble de postes d’écoute pour entrer par la musique dans l’univers de The Residents. Des extraits d’albums sont disponibles à l’écoute : Meet The residents (1974) ; The Third Reich N’ Roll (1976) ; Not Available (1978) ; Eskimo (1979) ; Subterranean Modern (1979) ; Commercial Album (1980) ; The Big Bubble (qui clôture la série The Mole Show) (1985) ; Wormwood (1998) ; Bad Day On The Midway(1995). En prolongement de ce premier plateau, une salle de cinéma permet de découvrir une dizaine de films et de clips hallucinants dont la première réalisation de The Residents, le film fondateur : Vilness Fats (1972 – …), retranscription de la vision d’un nain manchot schizophrène qui recompose le monde à son image. Cette salle de cinéma s’ouvre également de manière événementielle pour des projections, rencontres et performances liées à l’exposition.
Vileness Fats a été filmé sur quatre ans (1972-1976). Strict contemporain d’Eraserhead, il opère comme lui une synthèse provisoire entre l’imaginaire américain des années 1950, les films surréalistes primitifs (La Coquille et le ClergymanUn chien andalou, etc.) et l’esthétique expressionniste allemande héritée du Cabinet du docteur Caligari. Comme Eraserhead encore, Vileness Fats invente littéralement notre sensibilité actuelle, carnavalesque et grotesque, cherchant dans les passerelles esthétiques les plus risquées – à la fois avant-gardistes et bubble-gum – une façon de repenser, positivement mais sans naïveté, notre rapport au monde.”  – POP YOGA, Pacôme Thiellement, Sonatine Éditions, 2013 (Chapitre 3 “Le Sous-marin noir, Les Residents”, pp 42 – 61)

MEET THE RESIDENTS

Le premier étage de l’exposition est consacré aux fondements de The Residents : la construction de leur fiction en friction avec la réalité. Des projections de diapositives rares nous invitent de San Mateo à la rue Sycamore (1969 à 1972) ou témoignent des étapes de la création du film Vilness Fats. La théorie de l’obscurité de N.Senada est à percevoir dans une vidéo de concert free jazz à la fois cryptique et puissante. Enfin, des vitraux posent, en écho à la Pore Know Graphics Gallery, les préceptes de l’esthétique visuelle de The Residents. 

BUNNY ROOM

Inaccessible au public depuis le rez-de-chaussée, il est possible, à partir des coursives des étages, de découvrir en vue plongeante la chambre de Bunny Boy. Véritable espace-temporel en flottement, la chambre de Bunny Boy est à la fois un album, une série youtube, des correspondances, une fiction, un spectacle, une édition, une chambre re-construite et une performance-tournage de films en live.
En 2008, The Residents dévoile The Bunny Boy, d’abord un album puis une web série épisodique diffusée sur YouTube et le site officiel des Residents trois fois par semaine. À l’origine de ce projet, The Residents ont reçu un message de leur vieil ami Bunny implorant de l’aide pour retrouver son frère Harvey disparu sur l’île de Patmos en Grèce. Ils ont décidé de l’aider dans sa quête en racontant son histoire et en incitant les spectateurs à correspondre avec lui par mail, et ainsi participer au récit de la série. Bunny, ce personnage-lapin, fou et délirant, a eu une correspondance bien réelle avec de nombreuses personnes à travers le monde. The Bunny Boy comptabilise 69 épisodes, une bande originale, un album musical, une tournée, un DVD et, à paraître en mai 2019, un catalogue. Bandits-Mages s’apprête à faire tout son possible pour que l’homme-lapin retrouve son frère malgré la bête qui rode aux premières heures de l’apocalypse. 

FREAK SHOW

Le dernier niveau est celui du « show ». Les affiches, les costumes et les photographies d’Henrik Kam nous immergent dans les concerts spectaculaires des albums Icky FlixThe 25th Anniversary et Cube E. pendant qu’éclate, sur un écran préparé, The Freak Show à Prague (1995). Un petit salon, tel une loge d’artistes, permet de consulter une sélection de BD graphiques et de voir deux films diffusés sur moniteurs : The Eyes Scream: A History of the Residents de John Sanborn (1991) et The Theory of Obscurity : a film about The Residents de Don Hardy (2015)

Eliane Radigue – œuvres électroniques

Le Groupe de Recherches Musicales de l’INA édite un coffret de 14 CD regroupant une facette importante du travail d’Eliane Radigue : ses pièces pour synthétiseur. Cette édition est pensée comme un retour aux origines et une célébration, si méritée, de sa musique qui n’est rien de moins que l’une des plus influentes de notre temps.

Eliane Radigue a trouvé sa voix musicale par une rencontre déterminante, celle avec la musique concrète et ses pères fondateurs. Avec Pierre Schaeffer, d’abord, puis Pierre Henry avec lequel elle se formera et se perfectionnera à l’art des magnétophones. C’est en solitaire, ensuite, qu’elle développera pleinement son style, poursuivant avec liberté l’exploration des sons électroniques, avançant avec persévérance dans sa quête musicale, sans se préoccuper des courants, des modes et des tendances, sans porter attention aux chapelles ou aux dogmes. Un parcours à part, hors des courants et des institutions, une musique si singulière, si habitée et si loin de tout…

En vente sur metamkine.com

Phonurgia Nova Awards inscriptions ouvertes

INSCRIPTIONS aux prochains Phonurgia Nova Awards

ouvertes jusqu’au 15 juillet 2018

Vous êtes preneur de son, auteur de fictions ou de documentaires radiophoniques, créateur de parcours sonores, réalisateur de Hörspiel, éditeur de podcasts, inventeur de formes numériques  ou d’installations qui mettent en jeu la plasticité narrative du sonore ? Ces Prix sont conçus pour vous. Si elles sont sélectionnées, vos créations seront diffusées à la Bibliothèque Nationale de France durant cette 23ème édition des Phonurgia Nova Awards.

Vous pouvez soumettre au choix :
1) des productions finalisées (éligibles aux différents Prix)
2) des projets non finalisés : maquettes et scénarios (éligibles au bénéfice des Résidences)

Inscription et règlement ici : http://phonurgia.fr/concours/2018-inscriptions-ouvertes/

Ressources sonores, L’écoutoir

Il y a des espaces ressources qui, la toile internet se développant, ont créé des points ressources aptes à satisfaire une oreille curieuse, voire aventureuse. Si Desartsonnants tente de le …

Source : Ressources sonores, L’écoutoir

A Personal Sonic Geology

A Personal Sonic Geology de Mathieu Copeland & Philippe Decrauzat

Depuis 2012, Mathieu Copeland et Philippe Decrauzat réalisent des vidéos nées du désir de « filmer le son, d’enregistrer des lieux et de plonger dans la matière des processus de fabrication et de destruction ». Cette publication – entre livre d’artiste et ouvrage critique – envisage l’ensemble des films produits à ce jour par le critique d’art et par l’artiste et s’offre telle une base de réflexion et de travail pour ceux à venir. Les 488 pages de l’ouvrage regroupent plus de 3000 images issues des vidéos et des vues d’exposition. Il comprend également une série de textes critiques et d’écrits d’artistes et de musiciens qui ont collaboré avec le duo par le passé.

Vue de l’exposition

L’exposition « A Personal Sonic Geology » regroupe l’ensemble des films coréalisés par Mathieu Copeland et Philippe Decrauzat depuis 2012. Nés du désir de filmer le son, d’enregistrer des lieux et de plonger dans la matière des processus de fabrication et de destruction, ces films sont présentés selon un mode de projection intégrant l’exposition de peintures écrans monochromes.
Invités à réaliser une programmation d’événements et d’expositions au plateau depuis mars 2014, Mathieu Copeland et Philippe Decrauzat ont à chaque fois utilisé ces espaces et ce temps pour faire intervenir des artistes du champ plastique ou musical – à travers le format de l’exposition ou celui, plus dense, de l’événement – et les filmer, avec comme finalité de poursuivre leur collaboration filmique pour donner à voir et à entendre sous la forme d’un dispositif immersif, ce qui aura déjà été vu, entendu et vécu.
Instaurant ainsi un dialogue entre image filmique, peinture et production sonore, les films, réalisés en relation avec une constellation d’artistes, mettent en œuvre les procédés de surimpression et de fragmentation de l’image au moyen de la pellicule 16 mm. Qu’il s’agisse de filmer des musiciens, tels Alan Licht, Ellen Fullman ou FM Einheit alors qu’ils réalisent la bande-son des films à venir, d’instaurer un dialogue œuvre-caméra avec les dessins de Marcia Hafif ou avec un tableau de Peter Halley, de filmer des moments ou des lieux de création – la réalisation d’une peinture de John M Armleder, la recréation d’une action/démonstration de Gustav Metzger ou la grotte de l’artiste et « chercheuse » suisse Emma Kunz – ou encore des lieux de production comme une imprimerie à Marrakech, une usine de filature textile ou une fabrique de peintures, les composantes de ces films forment ici un assemblage linéaire de réalités superposées.
Le catalogue de l’exposition réunit les textes critiques de Michel Gauthier (Centre Pompidou), de Jonathan Pouthier (Centre Pompidou) et de Paul Hegarty (auteur de Noise Music), la préface du cinéaste Charles de Meaux (Anna Sanders Films) et enfin, les « statements » inédits de FM Einheit, Ellen Fullman, Ulrich Krieger, Alan Licht, Lydia Lunch, Agathe Max, Phill Niblock, Robert Poss et de Susan Stenger.

A Personal Sonic Geology paraît sous cinq couvertures différentes (orange / vert / bleu / rouge / noir), distribuées aléatoirement.

Vue de l’exposition

Avant-propos de Charles de Meaux.
Textes de Michel Gauthier, Jonathan Pouthier, Paul Hegarty, FM Einheit, Ellen Fullman, Ulrich Krieger, Alan Licht, Lydia Lunch, Agathe Max, Phill Niblock, Robert Poss, Susan Stenger.

Conception graphique: Nicolas Eigenheer.

Publié avec Mousse Publishing.

paru en décembre 2017
édition bilingue (français / anglais)
18,5 x 27,5 cm (relié, couv. toilée)
488 pages (284 ill. coul. et 2443 ill. n&b)
42.00 €
ISBN : 978-8-867493-43-2
EAN : 9788867493432

 

Bernie Krause, bioacousticien : « 50% des sons de la nature ont disparu en 50 ans »

Il a passé cinquante ans de sa vie à enregistrer les sons de la nature, animaux et éléments. Et il a constaté que la moitié d’entre eux avaient disparu. Rencontre avec le bioacousticien Bernie Krause, dont l’objectif est de sensibiliser à la disparition des espèces.

Source : Bernie Krause, bioacousticien : « 50% des sons de la nature ont disparu en 50 ans »