Christina Kubisch à Rennes

Le musée des Beaux-arts de Rennes accueille Christina Kubischpour une exposition intitulée Échos magnétiques   qui se déroule du 16 février au 14 avril 2019.

La trajectoire de l’artiste allemande Christina Kubisch, née en 1948, se déploie dans cette exposition en plusieurs constellations qui sont autant d’aperçus documentés sur des moments ou des aspects de son travail. Suite à des études d’art axées sur la peinture, puis de musique dans les années 1960 et au début des années 1970 en Allemagne et en Suisse, Kubisch s’inscrit dans des cours de composition et musique électronique à Milan. Dans les années 1970, son approche se nourrit de la musique expérimentale, de la performance, de la vidéo, des féminismes. Elle développe une série de pièces performatives qui troublent les rapports entre corps et instruments de musique, emboîtant embouchure et masques à gaz ou dés à coudre et doigtés.

Ces concerts ou actions prennent aussi la forme de protocoles détaillés, documentés par le moyen de dessins, de scripts et de partitions. Déjà à cette époque, mais surtout lors de la décennie suivante, son intérêt se porte sur la traduction de phénomènes imperceptibles par des expériences perceptuelles sonores. L’artiste développe des installations et investit de manière privilégiée des espaces en marge ou marqués, mais également des galeries et musées. Grâce à des cubes ou casques récepteurs, elle rend audibles des champs électriques et électromagnétiques, notamment dans une série de projets intitulée Écouter les murs (1982).

Depuis, son travail n’a cessé d’explorer les seuils de ce qui est perceptible. C’est également le rapport entre son et lumière, et en particulier l’ultraviolet, qui est le sujet de différents projets des années 1980 aux années 2000. Kubisch génère des transformations subtiles de la perception de lieux intérieurs et extérieurs par des réseaux de fils, des espaces labyrinthiques, des formes végétales. Des rencontres dans les années 1970 avec John Cage et Mauricio Kagel, aux échanges artistiques et amicaux avec Rolf Julius et Terry Fox à Berlin dans les années 1980 et 90, son parcours manifeste les transferts réciproques qui ont pu émerger de la confrontation des pratiques.

Expositions communes, promenades sonores et « concerts sur table », ces inspirations sont retracées à travers la multiplicité des supports exposés. L’exposition s’organise autour de l’œuvre Cloud (work in progress depuis 2011), proposant l’écoute d’ondes imperceptibles à l’oreille nue et questionnant le rapport entre le visible et l’audible. Présentée pour la première fois en France, cette installation est accompagnée des constellations de documents – partitions, photographies, dessins, vinyles, cassettes – issus du travail de Christina Kubisch et d’artistes qui lui sont lié.e.s, ainsi que des collections de l’INHA-Archives de la critique d’art.

EXPOSITION CHRISTINA KUBISCH ÉCHOS MAGNÉTIQUES Du 16 février au 14 avril 2019
Vernissage : vendredi 15 février 2019, 18h30
Commissariat : Damien Simon, Anne Zeitz, en collaboration avec Clélia Barbut Exposition coproduite avec le Bon accueil-Lieu d’arts sonores

Source : Unidivers, le web culturel Breton

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Le Bon Accueil / janvier-février

Mariska De Groot (NL)
The Mirror of Daisy Bell
Exposition Au Bon Accueil
Du 25 janvier au 24 février 2019
Vernissage en présence de l’artiste le jeudi 24 janvier à partir de 18h30

Site Mariska de Groot

En utilisant les technologies d’aujourd’hui, l’artiste hollandaise Mariska De Groot propulse à notre époque les recherches menées au début du 20ème siècle dédiées au son optique.  En s’inspirant pour partie des roues perforées du Variophone de Yevgeny Sholpo  (1891-1951), Mariska de Groot crée des installations combinant le mouvement au son et à la lumière. L’exposition de cette jeune artiste encore peu vue  en France plonge le public dans un ballet d’ombres mouvantes et de lumières transformées en sons.

Exposition présentée dans le cadre de la programmation OFF du festival Travelling 2019

Horaires :
Ouvert du jeudi au samedi de 14h à 18h et le dimanche de 15h à 18h
Le Bon Accueil, lieu d’arts sonores
74 canal Saint-Martin 35700 Rennes

Christina Kubisch (DE)
Échos magnétiques
Musée des Beaux-arts de Rennes
Du 16 février au 14 avril 2019
Vernissage en présence de l’artiste le vendredi 15 février à 19h00

Site Christina Kubisch

Échos magnétiques présente le travail de l’artiste allemande Christina Kubisch (née en 1948), qui explore depuis les années 1970 le potentiel sonore des champs électromagnétiques générés par notre environnement urbain et technologique. L’exposition s’organise autour de l’oeuvre « Cloud » (« work in progress » depuis 2011), proposant l’écoute d’ondes imperceptibles à l’oreille nue et questionnant le rapport entre le visible et l’audible. Présentée pour la première fois en France, cette installation est accompagnée d’une constellation de documents d’archives – partitions, photographies, dessins, vinyles, cassettes – issus du travail de Christina Kubisch et d’artistes qui lui sont lié.e.s, ainsi que des collections de l’INHA-Archives de la Critique d’Art.

L’oeuvre « Cloud » sera également présentée à l’école supérieure d’arts et médias Caen/Cherbourg à Caen et à Nantes dans le cadre d’ un partenariat entre Le Bon Accueil (Rennes), festival ]interstice[ (Caen), APO33 (Nantes) qui se sont associés pour re-produire et diffuser cette installation de Christina Kubisch.

Partenaires : Musée des Beaux-Arts de Rennes ; Festival ]interstice[ (Caen) ; APO33 (Nantes) ; Goethe Institut, Archives de la critique d’art /Institut National d’Histoire de l’Art, Université  Rennes 2.

Horaires :
Ouvert du mardi au vendredi de 10h à 17h ; samedis et dimanches de 10h à 18h
Musée des beaux-arts de Rennes
20 quai Emile Zola
35000 Rennes

BIP | Atelier gratuit | sur inscription
Du 19 au 22 février 2019 | 14h00-17h00
Enfants de 8 à 12 ans

Si tu as toujours rêvé de monter sur roues des bras de poupées, créer des personnages montés sur tentacules, ou bricoler un vaisseau friteuse pour aller en musique jusque sur la planète Globex 72, cet atelier est pour toi!
Durant 4 après-midis, cet atelier ludique propose aux enfants de venir bricoler, détourner, créer à partir de jouets de la ludothèque. L’objectif, imaginer un univers visuel et sonore, loufoque et cosmique, à partir d’un ensemble de collages et constructions, de programmations musicales et captations sonores.
IOMAI utilisera les créations de participants pour réaliser  une installation  visuelle et sonore exposée durant le mois  d’avril dans le hall d’exposition de la maison de quartier.

La participation à l’atelier ne demande pas de compétences préalables en musique ou arts plastiques.

Informations et inscriptions
6, rue du Cardinal Paul Gouyon
35000 RENNES
Tél: 02.99.54.45.12
www.mdqlatouche.com

Cet atelier s’inscrit dans le cadre d’un projet de résidence en ludothèque  coordonné par   Le Bon Accueil – lieu d’arts sonores – en partenariat la Maison de Quartier La Touche, La MJC Bréquigny et avec le soutien de la DRAC Bretagne et de la Ville de Rennes.

 

Els Viaene (BE)
Aural Landscape

Exposition au Bon Accueil
Du 8 mars au 21 avril 2019
Vernissage le jeudi 7 mars à partir de 18h30

Site Els Viaene

Aural Landscape, réunissant deux installations, est le première exposition personnelle en France de l’artiste Belge Els Viaene.  Par le biais du son du papier qui se froisse, de carillons déclenchés par des billes de métal, l’artiste réussit à susciter un imaginaire lié au paysage,  au voyage, à l’exploration d’espaces naturels. Le papier amplifié qui se déforme sous nos yeux devient ainsi un paysage arctique mouvant, et les carillons une évocation des poétiques « balles de temps » qui étaient utilisées par la marine pour régler les chronomètres.
Par l’écoute, Els Viaene cherche à créer des images mentales, projetées ou intérieures ; plus qu’une fin en soi, le son est ici un déclencheur d’images.
L’exposition Aural Landscape fait suite à l’exposition Audio Mimesis de Klaas Hübner et Void présentée au Bon Accueil en mars 2017.

L’oeuvre « Vibrant Matter » sera également  présentée durant le Festival ]Interstice[ dans le cadre d’un partenariat favorisant la diffusion des œuvres entre Rennes et Caen.

Horaires :
Ouvert du jeudi au samedi de 14h à 18h et le dimanche de 15h à 18h
Le Bon Accueil, lieu d’arts sonores
74 canal Saint-Martin 35700 Rennes

Festival Bruits Blancs #8

Le Festival Bruits Blancs (Formes audiovisuelles, musiques exploratoires, littérature, poésie) 8ème du nom, aura lieu du 28 novembre au 15 décembre en île de France et ailleurs.
Il n’y a de vitalité artistique que dans l’exploration permanente, avec sa part de risque : celui de la découverte, celui d’ouvrir des voies inconnues.
Bruits Blancs huitième édition est un temps concentré offert à de telles aventures. Ce sont sept journées proposées dans l’esprit d’un laboratoire inscrit dans la vie artistique contemporaine. Lieu de rencontres inédites entre écrivains, auteurs contemporains, compositeurs et musiciens, plasticiens….
Bruits Blancs est également un événement ouvert à toutes les formes d’expressions nées des nouvelles technologies et du numérique. La confrontation des langages, des genres ouvre une voie d’exploration propre à chacun, singulière, susceptible d’ouvrir sur une aventure, des collaborations inattendues, voire inespérées.
Toutes les infos ici : http://bruitsblancs.fr

Maya Dunietz – Thicket

A l’occasion de la saison France-Israël, le Centre Pompidou présente Thicket de l’artiste Maya Dunietz au sein de ses collections permanentes au niveau 4 du Musée national d’art moderne. Sculpture et dispositif, installation composée de 10 000 écouteurs composant un immense « nuage acoustique » à la croisée du son et de l’image, l’œuvre incarne l’heuristique propre à la pratique de l’artiste.

Tout au long de l’exposition, Maya Dunietz propose aussi des performances et improvisations musicales « live », au sein de son installation Thicket, à 18h30.

Née en 1981 à Tel-Aviv, Maya Dunietz est pianiste, compositrice, chanteuse, cheffe de chœur et créatrice d’installations sonores. Elle s’engage dans les années 2000 dans de multiples expériences et interprétations musicales, alliant technologies d’avant-garde et techniques anciennes et traditionnelles. Elle crée notamment des installations sonores pour le Lunapark de Berlin, le pavillon Suisse de la Biennale de Venise (2011) ou le Palais de Tokyo à Paris (2014). Depuis 2013, l’artiste a initié un hommage unique à Emahoy Tsegue Mariam Guebrou, pianiste et compositrice éthiopienne.

PERFORMANCES ET IMPROVISATIONS MUSICALES, AU SEIN DE L’INSTALLATION THICKET

Mercredi 26 septembre, à partir de 18h30

Maya Dunietz et Daniel Meir, artiste et concepteur sonore
Utilisant des sons graves et des rythmes tendus, des drones industriels et des éléments électroniques, ses compositions forment une complète expérience spirituelle et sonore.

Jeudi 27 septembre, à partir de 18h30
Fritz Welch, originaire du Texas, est batteur, percussionniste, chanteur et plasticien. Il joue actuellement dans Lambs Gamble (avec Eric Boros et George Cremaschi), FvRTvR (avec Guido Henneböhl) et dans divers ensembles avec le guitariste Neil Davidson. Il est membre principal d’Asparagus Piss Raindrop et créé des performances avec la chorégraphe Louise Ahl. Il a joué avec Stephen O’Malley, Tony Conrad, Usurper et Iancu Dumitrescu parmi d’autres. Il est maintenant basé à Glasgow.

Alex « Drool » Jonovic est un improvisateur percussionniste-chanteur, qui au cours de la dernière décennie, il s’est imposé comme l’une des figures centrales de la scène expérimentale florissante d’Israël. Il a collaboré en direct avec Blood Stereo, Adam Bohman, Fritz Welch et bien d’autres. Il est également le co-curateur de Primate Arena – une plateforme de promotion de musiques d’ambiance en Israël aux côtés d’Eran Sachs.

Zohar « NicoTeen » Shafir, diplômée du département des nouveaux médias à l’école de Musrara, est musicienne et performeuse basée à Tel Aviv. Au cours des dernières années, elle a joué dans des festivals expérimentaux en Israël et à l’étranger. Sa musique est composée de synthétiseurs, de jouets, sur laquelle elle pose des harmonies vocales, le tout enregistré en lo-fi. Elle fait également partie du duo énigmatique Cassexxe Vibrato.

Vendredi 19 octobre, à partir de 18h30
Michel Guay est un chanteur de musique traditionnelle indienne et joueur de sitar. Il suit le Jaipur-Atrauli Gharana, un magnifique style de chant rendu célèbre par le regretté Pt. Mallikarjun Mansur. Les spectacles de Michel sont connus pour leur musicalité captivante et leur profondeur. Il sera accompagné par Amos Korman (disciple de Pt. Nayan Ghosh) aux tablas. Puriste dans ses pensées, Amos se concentre sur les aspects poétiques du tabla, soutenant le chanteur de manière minimaliste.
Se joindra à eux Marie-Thérèse Guay-Schmitz, joueuse de tanpura et romancière, qui a accompagné beaucoup de grands artistes indiens, au Théâtre de la Ville notamment.

Jeudi 6 décembre, à partir de 18h30
Lori Goldston est une violoncelliste, compositrice, improvisatrice originaire de Seattle. Après une formation classique, elle teste les possibilités de son instrument qu’il soit amplifié ou acoustique, engagée dans une quête de l’originalité, se produisant sans distinctions dans des clubs, des cafés, des galeries, des salles de concert… Elle a tourné comme violoncelliste pour Nirvana en 1993-1994 et collabore avec des artistes aussi divers que Mirah, David Byrne, Cat Power, Ellen Fullman, Marisa Anderson, Tara Jane O’Neil, Natacha Atlas, Christian Rizzo, Vanessa Renwick.

Ghédalia Tazartès est un artiste inclassable, un musicien spontané, qui est ancré dans le faire plutôt que dans la théorie. Manipulation de bandes, collages sonores, musicien autodidacte, poésie sonore, il s’invente un monde qui semble s’inspirer de différentes traditions qu’il se réapproprie afin de recréer des idiomes de certaines musiques traditionnelles.

26 sept. 2018 – 4 févr. 2019 de 11h à 21h

Musée – Niveau 4 – Centre Pompidou, Paris

Max Feed – Œuvre et héritage de Max Neuhaus | DESARTSONNANTS – SONOS//FAIRE

Source : Max Feed – Œuvre et héritage de Max Neuhaus | DESARTSONNANTS – SONOS//FAIRE

Electropixel #8

Electropixel #8 : les machines fantômes, artefact de l’origine

PROGRAMMATION :
Exposition en continu du jeudi 30 août au samedi 1er septembre
Mary Sherman – Plateforme Intermédia
Souad Mani – Galerie Bonus
Jean-Marie Dallet – Galerie Bonus
The Electromagnetic Collective – Galerie Bonus
Bordelou – les nefs des machines
Alexis Judic – Les Nefs des Machines
Le Camion Acousmatique – Les Nefs des Machines
Solene Michaud – passage, architecture sonore – escalier de la plateforme intermédia
Clémence Fontaine – Motors – couloir jaune, plateforme intermedia
Vernissage du festival – jeudi 30 août à 18h, parcours entre la plateforme intermédia et la galerie bonus (grue jaune)
Soirée cinéma spectrale – jeudi 30 août à 20h30 – Wattignies Social Club
Entre live cinéma, musique acousmatique et création vidéo, une soirée où la machine devient spectrale et la lumière révèle les possibilités secrétes de l’image.
Yuko Katori – création acousmatique et vidéo
Aubadja – création audio-visuel temps-réel
Outre-Monde – cinéma des machines
Marc Caro – Hypnoise
Soirée machines fantômatique – vendredi 31 août – 20h30 – Scéne Ufolia, devant la plateforme intermédia – entrée libre
Diego Losa – musique électroacoustique
Jean Voguet – musique acousmatique
Alexandros Drymonitis – musique électronique dronique
Anne-Sophie Lecreurer – musique électronique lo-fi
Ensemble Dime + Benoit Granier – musique électronique contemporain & synthé modulaire
Lars Akerlund – composition musique bruitiste et électronique
Hackerspace du Electropixel – samedi 1er septembre – 14h-18h – devant la plateforme intermédia – tarifs spécifiques par atelier
ZardigMega#1 – atelier scratch pour les enfants
ZardigMega#2 – construire son synthé littleBits pour enfants
TheManta – faire du live coding avec Sonice-Pi et participer au concert TheManta live minimal tek
Ensemble Dime – introduction à la construction de synthé modulaire
Alexandros Drymonitis – Pd+Arduino
Benoit/Apo33 – démonstration du virgil
Apo33 – présentation du système informatique libre – Apodio12
Soirée Electronoise – samedi 1er septembre – 20h30 – scéne Ufolia & plateforme intermédia (double ambiance) – 6€
STKB – harshnoise post-dance
Drown – DarkCore
Republic of Dahu – tek dance rock weird (à confirmer)
Dj Toumpa – breakcore
TheManta – live coding & minimal tek
DrumTakaboum – ensemble de critical beats
JeRe – Breakcore (à confirmer)
6RME – basse saturé & low tempo
Enerzion – diy expéMagnetic
HystaRlmo – old hardcore gabber
Scherzoteller – le bruit de la glace
Vitriol300 – HarshWallNoise
co-programmation collective : Jenny Pickett, 73notes, Julien Ottavi, Nathalie Plantin et Benoit Granier.

Dream House

Exposition au Centre Pompidou-Metz

Du 16 juin au 10 septembre 2018

Œuvre mythique, la Dream House est une installation lumineuse et musicale créée à quatre mains, par le compositeur La Monte Young et son épouse Marian Zazeela.

C’est en 1962 que La Monte Young compose The Four Dreams of China et prend conscience de son désir de « construire des oeuvres musicales qui pourraient être jouées très longtemps, voir indéfiniment ». La même année, il rencontre la plasticienne et musicienne Marian Zazeela et dès le mois d’août 1963, ils conçoivent ensemble la première installation visuelle et sonore du nom de « Dream House ». Marian Zazeela a développé un système de lumières évolutives et colorées qu’elle place sur des mobiles. La Monte Young utilise quant à lui différents oscillateurs d’ondes sinusoïdales, oscilloscopes, amplificateurs et hautparleurs pour produire des environnements de fréquences continues. La musique jouée, constituée de notes tenues pouvant être prolongées à l’infini, fait réagir de manière infime les mobiles suspendus. L’ombre projetée, résultant de la combinaison de plusieurs éclairages, crée de nouvelles formes en trois dimensions.

Le visiteur qui pénètre dans cet espace baigné de lumière et de musique est invité à s’immerger littéralement dans le son et la couleur pour percevoir les nuances. Assis ou débout, immobile ou évoluant à son rythme au sein de l’espace, chaque visiteur peut apprécier les modulations sonores provoquées par ses propres mouvements, aussi infimes soient-ils. Cette expérience unique incite à l’introspection, à la méditation et au rêve. Le spectateur-auditeur voit la musique autant qu’il écoute la couleur, dans une pure perception synesthésique. Le temps semble ralenti et le rapport à l’espace et à la durée devient tout autre, entre le réel et l’imaginaire.

En 1967, La Monte Young et Marian Zazeela rencontrent Pandit Prân Nath, spécialiste du raga indien et du style Kirana. Ils en deviennent les disciples en 1970 et le resteront jusqu’à sa mort en 1996. La Monte Young déclara à propos de Pandit Prân Nath : « C’est avec lui que j’ai véritablement compris ce que signifiait la transformation progressive d’une note continue ». La première installation de la Dream House au sein d’un lieu d’art a lieu dans la galerie Friedrich à Munich en juillet 1969, et de nombreuses autres sont présentées dans des musées et galeries d’art en Europe et aux États-Unis les années suivantes, pour des durées de plusieurs jours à plusieurs années : Fondation Maeght, Saint Paul de Vence (1970) ; Documenta V, Kassel (1972) ; Dia Foundation, New York, de 1979 à 1985 puis en 1989/1990 ; Ruine der Künste, Berlin (1992) ; Centre Pompidou, Paris (1994-1995). En 1993, une Dream House est installée de façon permanente à la MELA Foundation de New York. En 1998, le Musée d’Art Contemporain de Lyon propose à Marian Zazeela et La Monte Young d’exposer l’œuvre dans une version définitive, qui entre dans la collection à l’issue de l’exposition.

https://www.centrepompidou-metz.fr/la-monte-young-marian-zazeela-dream-house-1990