Le bruit de la musique

Le festival, ce sont quelques idées simples et quelques propositions : partager des moments d’écoute, mettre en présence des musiques et des artistes plus rares que les autres, inviter à cultiver le goût d’être surpris, retrouver les sensations premières et oubliées que procurent le phénomène sonore…

Le festival, ce sont quelques idées simples et quelques propositions : partager des moments d’écoute, mettre en présence des musiques et des artistes plus rares que les autres, inviter à cultiver le goût d’être surpris, retrouver les sensations premières et oubliées que procurent le phénomène sonore, imaginer des enjambées entre nature et culture, soulever le voile des habitudes, choisir d’être étonné par l’inconnu plutôt que d’en douter, faire l’expérience de ce qui n’est pas répété à l’envi, pratiquer par soi-même pour se rendre compte, faire l’expérience des agissements du son d’instant en instant, écouter avec ses oreilles bien plus qu’avec sa mémoire, accepter de n’avoir rien à comprendre et de ne rien reconnaître, et surtout, sourire à l’imprévisible…

Avec :

Sébastien Lespinasse (France)
Nadia Léna Blue & Lionel Marchetti (France)
Laurent Bigot (France)
Fabrice Charles, Michel Doneda, Michel Mathieu, Natacha Muslera
Konk Pack (Angleterre, Autriche)
Tim Hodgkinson, Thomas Lehn, Roger Turner
Lionel Marchetti
Apartment House (Angleterre)
Mira Benjamin, Bridget Carey, Aisha Orazbayeva, Anton Lukoszevieze
Lotus Eddé-Khouri & Jean-Luc Guionnet (France)
Frédéric Le Junter (France)
Arnaud Paquotte (Belgique)
Duo Xamp (France)
Jean-Etienne Sotty & Fanny Vicens
Lionel Marchetti & Carole Rieussec (France)
(source : sonore-visuel.fr)

Micro silence

MICRO SILENCE, UNE ORCHESTRATION PLASTIQUE.

du 06 juillet 2017
au 29 juillet 2017
Se jouant d’un monde moderne où la profusion de bruit est produite par le développement technologique, micro silence propose d’imaginer un paysage d’où sont écartés la saturation et le remplissage ambiant. A partir des spécificités acoustiques de la Galerie des Grands Bains Douches de la Plaine, des installations sont orchestrées entre elles, comme dans une composition musicale.
 

micro silence, une orchestration plastique
du 6 au 29 juillet 2017
Galerie des Grands Bains Douches de la Plaine, Marseille.
Vernissage et performances le 6 juillet à 18h30
micro-silence.org / #microsilence
Se jouant d’un monde moderne où la profusion de bruit est produite par le développement technologique, micro silence propose d’imaginer un paysage d’où sont écartés la saturation et le remplissage ambiant.
A partir des spécificités acoustiques de la Galerie des Grands Bains Douches de la Plaine, des installations sont orchestrées entre elles, comme dans une composition musicale. La matière familière du monde enregistrée, traitée, amplifiée et épurée, s’incarne dans l’espace. De subtiles nuances et pulsations créent un microcosmos vibrant, composé de reliefs et de résonances.
La critique d’art québécoise Esther Bourdages invitée en résidence par Diffusing Digital Art et Perte de Signal, apportera un regard sur microsilence.
Diffusing Digital Art souhaite que l’événement permette un dialogue entre tous les participants, visiteurs et créateurs.
Commissariat – Diffusing Digital Art
L’évènement micro silence présente :
pour la première fois en France, les œuvres d’artistes québécois issus de Perte de Signal, Centre d’artistes en art numérique & innovation artistique :
» Conciliabule de Myriam Bessette et Robin Dupuis
» Hertz / Seconde de Claudette Lemay
» Lighthouses de Alice Jarry et Vincent Evrard
Ainsi que,
» Les Colonnes d’air de Dominique Blais
» Meknine Ezzine de Oussama Tabti
» Paysage sonore d’une exposition de Jean-Baptiste Imbert
» Rotor de Lucien Gaudion
et sur une proposition d’Elena Biserna :
» Silent Entertainment de Patrice Caillet, Adam David et Matthieu Saladin
Des performances seront proposées le jeudi 6 juillet, à partir de 18h30, à l’occasion du vernissage :
» Hoaxophonie de Lucien Gaudion
» Paysage sonore d’une exposition de Jean-Baptiste Imbert
» Performance musicale d’Esther Bourdages
Regards croisés
Résidence de la commissaire d’exposition québécoise Esther
Bourdages du jeudi 22 juin au dimanche 9 juillet 2017.
Critique d’art, musicienne, commissaire d’exposition Esther Bourdages est invitée en résidence du 22 juin au 9 juillet 2017.
Esther Bourdages participe à l’événement #microsilence par le biais d’une production de textes, d’un travail radiophonique réalisé en partenariat avec Radio Grenouille, et d’une performance musicale le 6 juillet.
Evènement organisé par Diffusing Digital Art, en collaboration avec Perte de Signal (Québec) et l’association Art-Cade* et avec le soutien de la Région Paca.
(source : sonore-visuel )

Acoustic Cameras: Windows on the World

Acoustic Cameras is the rare project that says more about the listener ~ who in this case is also the viewer ~ than about the creators.  At the time of this writing, nearly 100 artists have partici…

Source : Acoustic Cameras: Windows on the World

Shimmering Sound

Shimmering Sound

Tomoko Sauvage Alexandre Joly
Exposition au Bon Accueil du 17 mai au 11 juin 2017
Vernissage  en présence des artistes le mardi 16 mai  à partir de 18h30
Ouvert du jeudi au samedi de 14h00 à 18h00
Le dimanche de 15h00 à 18h00
Le Bon Accueil 74 Canal Saint-Martin, 35700 Rennes

piece-jointe

Dans le cadre de Les Sonorines, Le Bon Accueil propose de redécouvrir les oeuvres de Tomoko Sauvage (Le Bon Accueil, janvier 2016) et d’Alexandre Joly (Le Bon Accueil, novembre 2013) présentées simultanément. L’installation pour glace et bols en porcelaine de Tomoko Sauvage dialoguera avec les piézos dorés d’Alexandre joly pour créer un paysage scintillant d’où émanent des sonorités douces et cristallines.

Tomoko Sauvage video
Alexandre joly video

Virginie Viel – Pearls

Les dernières compositions de Virginie Viel, ancienne étudiante de l’ESAM, éditées en CD !

Virginie est une compositrice de musique acousmatique et une artiste plasticienne. Depuis 2008, sa pratique artistique gravite autour de la photographie, la vidéo et les installations audiovisuelles, et de la composition électroacoustique.

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En 2008, elle obtient un Master en communication à l’Ecole Supérieure d’Arts et Médias de Caen (FR). En 2014, elle obtient un Master en Composition électroacoustique au Conservatoire Royal de Mons (Arts au Carré) en Belgique. Aujourd’hui la musique occupe une place centrale dans son travail. En effet, depuis 2014, elle poursuit un doctorat en composition électroacoustique à De Montfort University, à Leicester (Royaume-Uni). Sa recherche interroge les relations entre forme musicale et arts visuels. Elle est membre du collectif Séneçon, basé à Bruxelles. Ses œuvres ont été jouées en Europe, Canada, Mexique, Etats-Unis et Australie. Elle a collaboré avec des artistes en France et en Belgique. En juin dernier, elle a achevé une résidence de composition, invitée par Robert Normandeau et la Faculté de Musique de l’Université de Montréal, Québec, Canada. Cet automne, elle sera en résidence à I’université Ionienne située à Corfou, Grèce afin de poursuivre une partie de sa recherche ( avec le soutien d’Eramsus+). Elle y compose une pièce acousmatique.

PEARL  / obs *  m e 064 cd/cassette/file solo, 65 min, limited edition, monochrome book+evenlope plus CD/or CASSETTE

1/ Nuage Noir, 11” 49’, 2014

2/ Liberté chérie, 12” 10’, 20143/ I belong to the sea, 11” 00’, initially composed for 8 channels, 2015 Stereo version4/ Nyx (Νύξ) 10” 34’ – acousmatic music – stereo – 20155/ Danse macabre 8”37’ – acousmatic music – stereo – 2016

6/ Uni-vers(e) 10”12’ – acousmatic music –initially composed for a dome of speakers (32 channels) – 2016

stereo version

released MAR 5, 2017

BANDCAMP

http://abser1.narod.ru/index/obs_064/0-311

Instants chavirés, Reflexio

Cycle « REFLEXIO », arts sonores et sound studies. Programme de mars.
 Avec Thibault Walter, Stéphan-Éloïse Gras & Peter Szendy, Mathieu Copeland.
expo_choregraphiee
mercredi 8 mars 2017 à 18h
Instants Chavirés
THIBAULT WALTER
“Indifférent à la musique”
L’indifférent à la musique, celui qui n’a pas le sens de la musique, et celui qui est contre la musique. Pour Adorno et sa typologie des auditeurs, il correspond au 7ème et dernier type : « le degré zéro de l’écoute musicale » sur l’échelle normative de cette sociologie pionnière de la musique. Aujourd’hui, en neurosciences, ce type d’auditeurs fait l’objet d’une attention minutieuse en tant que trouble acquis ou congénital, non loin de l’idée d’une « disposition naturelle » – ce « convenu bourgeois » qu’attaquait Adorno. Cette intervention propose de réfléchir à cette indifférence à la musique par la description de mises en forme collectives d’une écoute selon l’hypothèse plus générale que des pratiques de musicalisation (en sociologie comme en neurosciences de la musique) verrouilleraient ensemble l’évidence de la notion de musique.
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mercredi 22 mars 2017 à 18h
Instants Chavirés
STÉPHAN-ÉLOÏSE GRAS & PETER SZENDY
“Lignes d’écoute – écoute en ligne”
Le n° 6 de la revue Transposition, consacré à la double question de l’écoute en ligne et des lignes d’écoute, interroge la façon dont nos oreilles d’aujourd’hui sont déterminées, configurées par le tournant du sonore vers le tout-numérique et le streaming. Il s’agit notamment de prendre la mesure des conséquences de ce tournant sur la diffusion de la musique, la perception de la voix, les formats d’encodage ou encore la structure des programmes radiophoniques. Mais il s’agit aussi d’inscrire ce tournant dans une histoire des lignes de conduite auditives. Écouter n’est jamais neutre : il y a des politiques de l’écoute.
Peter Szendy est maître de conférences au département de philosophie de l’université de Paris Ouest Nanterre et conseiller musicologique pour les programmes de la Philharmonie de Paris. Il est notamment l’auteur de : Tubes. La philosophie dans le juke-box (Éditions de Minuit, 2008) ; Sur écoute. Esthétique de l’espionnage (Éditions de Minuit, 2007) ; Membres fantômes. Des corps musiciens (Éditions de Minuit, 2002) ; Écoute, une histoire de nos oreilles (préface de Jean-Luc Nancy, Éditions de Minuit, 2001).
Stéphan-Éloïse Gras est docteure en Sciences de l’Information et de la Communication au GRIPIC CELSA – Paris Sorbonne ainsi qu’en Philosophie esthétique au LLCP – Paris 8. Elle s’intéresse aux approches critiques des médias numériques et plus généralement au régime contemporain de la sensorialité à partir d’une analyse de l’écoute musicale sur Internet. Sa thèse est publiée sous le titre Machines du goût et écoute en ligne (à paraître, Hermann). Elle prépare également un ouvrage aux éditions de la Philharmonie de Paris sur les « Webophonies », ces petits objets sonores du Web qui peuplent nos écoutes infra-ordinaires.

mercredi 29 mars 2017 à 18h00
Université Paris 8
MATHIEU COPELAND
“Une matérialité re-matérialisée – des expositions à être entendues”
Envisageant ces séries d’expositions parlées, ces rétrospectives parlées, ces expositions à être lues, tout autant que la possibilité de bande-son pour une exposition (Soundtrack for an Exhibition) ou d’expositions où le son produit est explosé à l’échelle de l’institution, cette conférence se propose d’explorer, au travers d’une architecture sensible uniquement construite par le son (par un ensemble de ses matérialités – le mot parlé, la polyphonie, la chanson, le chœur, l’enregistrement ou le mot même…), l’écoute et l’environnement de sons ainsi remasterisés par l’exposition, une réalité re-matérialisée.
Mathieu Copeland (né en 1977, vit à Londres) cultive une pratique curatoriale cherchant à subvertir le rôle traditionnel des expositions et à en renouveler nos perceptions. Il a notamment été co-commissaire de l’exposition « Vides, une rétrospective » au Centre Pompidou à Paris et à la Kunsthalle de Berne, et a organisé de nombreuses expositions dont « Soundtrack for an Exhibition », « Alan Vega » et « Gustav Metzger » au musée d’art contemporain de Lyon, « Une Mandala Mentale » au MUAC de Mexico City, ou encore « Une exposition chorégraphiée » à la Kunsthalle de Saint-Gall et à la Ferme du Buisson à Noisiel. Il a initié les séries « Reprises », « Expositions Parlées », et « Expositions à être lues », toutes présentées en 2013 au MoMA, New York. Il a été récemment commissaire invité au Musée du Jeu de Paume, Paris (2013-14), et, avec Philippe Decrauzat, commissaire invité au Plateau – FRAC Ile-de-France Paris (2014-15). Il a publié l’anthologie manifeste Chorégraphier l’exposition (Les Presses du Réel, 2013), et réalisé « L’exposition d’un film », une exposition comme long-métrage. Ces prochains ouvrages incluent Gustav Metzger, écrits 1953-2016 (Les Presses du Réel, 2016) et L’Anti-Musée (Walter Konig Editions, 2016).

Toute propagation du son s’accompagne d’une réflexion acoustique, dès lors que l’onde sonore rencontre une surface qui en partie l’absorbe et en partie la réfléchit.
Dérivant de ce principe, le cycle Reflexio propose une série de conférences où les paroles d’artistes, de musiciens et de chercheurs s’offriront à la réflexion partagée, dans des moments d’échange où les énoncés de chacun et chacune deviendront autant d’échos d’échos. Des usages de la voix dans l’art contemporain à l’écoute en ligne, en passant par les musiques d’attente téléphonique, les enjeux actuels des sound studies, le détournement des dispositifs électroniques du quotidien, l’indifférence à la musique, la saturation, ou encore l’apport du son dans la scénographie conceptuelle, ces conférences aborderont quelques-unes des préoccupations qui animent, aujourd’hui, les pratiques et la recherche dans les arts sonores, les musiques expérimentales et les sound studies.
Avec des interventions de : Nina Katchadourian, Jonathan Sterne, Anne-Lou Vincente et Raphaël Brunel, Dominique Petitgand, Andy Guhl, Thibault Walter, Peter Szendy & Stéphan-Éloïse Gras,  Mathieu Copeland.
Cycle dirigé par MATTHIEU SALADIN.

Planètes sonores, radiophonie, arts, cinéma

Radiophonie, arts plastiques et cinéma : trois « planètes », trois domaines qui permettent d’approcher le son comme élément essentiel de la création artistique… Pour ce Lundi de l’Ina, Alexandre Castant emmènera le public à la rencontre d’œuvres ou d’expériences très différentes mais ayant en commun une approche plastique du son, en liaison avec l’image ou la visualité.

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Radiophonie, arts plastiques et cinéma : trois « planètes », trois domaines qui permettent d’approcher le son comme élément essentiel de la création artistique…
Pour ce Lundi de l’Ina, Alexandre Castant emmènera le public à la rencontre d’œuvres ou d’expériences très différentes mais ayant en commun une approche plastique du son, en liaison avec l’image ou la visualité.
À partir d’archives de l’Ina et d’une sélection d’œuvres historiques et contemporaines présentées par des créateurs et critiques, il proposera un état des lieux de l’exploration artistique de l’écoute et du son, du silence et du bruit, de la voix et des objets sonores.
Soirée co-animée par Irène Omelianenko (France Culture) et Coralie Maurin, créatrice sonore.
En présence d’Alexandre Castant, essayiste et critique d’art, professeur à l’École nationale supérieure d’art de Bourges, auteur de Planètes sonores (Monografik, 2007/2010) et Journal audiobiographique (Nouvelles Éditions Scala, 2016), Pascale Cassagnau, responsable des collections audiovisuelles et nouveaux médias au Centre national des arts plastiques, auteure de Une idée du Nord. Excursions dans la création sonore contemporaine (Beaux-Arts de Paris, 2014), Kaye Mortley, créatrice, documentariste sonore et François Bonnet, directeur artistique du Groupe de Recherches Musicales de l’Ina.
06 mars 2017
Entrée libre sur inscription : inatheque@ina.fr