All Sounds Considered

Un lien vers le documentaire « all sounds Considered » (2×52′) de Goran Vejvoda et Florence Müller sur la création sonore qui est exceptionnellement en accès libre pendant cette période :

allsoundsconsidered.com

Merci aux réalisateurs et à AM,
sound design agency for fashion and art, Paris

ASC explore sans dogme la relation entre son et silence. Le film montre les nombreuses facettes de ce domaine de la création artistique qui fait du son la matière. Goran Vejvoda et Florence Müller nous ouvrent les oreilles et donnent la parole aux acteurs de cette scène artistique, variant les points de vue pour témoigner de la multiplicité de leurs idées.
Avec une approche libre et non linéaire, le film prend différentes directions et s’intéresse aux instruments, machines, publications, performances, expositions pour dévoiler la richesse du « son », un domaine artistique autant séduisant qu’intrigant.

avec Charles Amirkhanian, Jaap Blonk, Bill Fontana, Ellen Fullman, Max Neuhaus, Joan Labarbara, Bernhard Leitner, Barbara London, Torturing Nurse, Aki Onda, David Toop, John Schaefer, Pierre Schaeffer, Guy Schraenen, Akio Suzuki, Peter Vogel, Pamela Z, Christian Zanesi…

Archéologie du synthétiseur, Serge Modular

Documentaire : « Archéologie du synthétiseur, Serge Modular ».

L’expérimentale sur France Musique à 23H30 dimanche 15 décembre.

Emission dédiée à un documentaire sur Serge Tcherepnin et son synthétiseur SERGE Modular Synthesizer, qu’il développera durant les années 70 en Californie. À la même période il enseigne la composition et la musique électronique à l’école de musique du California Institute of the Arts.

Nikolaï Tcherepnin« Deux légendes Mystiques Op.50 – Trois Tombeaux »paru chez Warner Classics 1923
interprété par Alexandre Tchérepnin

Sergueï Prokoviev« Romeo and Juliet Op 64 Act I Scene XIII Dance of the Knights » 1938 paru chez London Symphony Orchestra

Henk BadingsElectronic Music Ballet «  Cain and Abel » 1958 paru chez Philips

Alexandre Tcherepnin« Sonate pour Piano en La Majeur Op.22 Allegro Commodo » 1918-1919 paru chez Warner Classics

Ivan Tcherepnin« Flores Musicales – Grand Fire Music » 1980 paru chez Composers Recordings Inc.

Olivier Messiaen« Cantéyodjayâ » interprété Yvonne Loriod 1948 paru chez Decca Records

Thomas Hamilton« Pieces For Kohn – Modhera » 1975 paru chez Somnath Records

Bob Ostertag«  Play the Serge – Live At The Squat Theater, New York City 1979 » 1979 paru chez Kandala Records, Analogue Motions Studio

Morton Subotnick« Silver Apples of the Moon » Part II  1967 paru chez Nonesuch / Elektra Records

Ingram Marshall« Gradual Requiem » Part I 1984 paru chez New Albion

Jim O’Rourke«  From Here to There » 2016 paru chez Bandcamp

John Chantler«  Tomorrow is too late » 2019 paru chez Room40

Thomas Ankersmit«  Homage to Dick Raaijmakers » 2018 paru chez Shelter Press

catalogue d’oeuvres de la famille Tcherepnin :

http://www.tcherepnin.com/nikolai/comps_nik.htm

Interview avec Serge Tcherepnin :

https://www.youtube.com/watch?v=To_gkk9GEpQ

Emission produite par François Bonnet et réalisée par Alexandre Bazin

https://www.francemusique.fr/emissions/l-experimentale/l-experimentale-du-dimanche-15-decembre-2019-78748?fbclid=IwAR0E4UgDfo2ZJec9S1yK4E6v2XHNspCgqcaAAOb_DA3coo8zQAU4JvNP8Uw

Éliane Radigue – Intermediary Spaces / Espaces intermédiaires

Nouvelle publication: Éliane Radigue – Intermediary Spaces / Espaces intermédiaires

Éliane Radigue peut être considérée comme l’une des compositrices contemporaines les plus innovatrices et les plus inspirantes, depuis sa musique électronique jusqu’à son travail acoustique de ces quinze dernières années. Influencé par la musique concrète et formé par des séjours réguliers aux États-Unis où elle découvre les synthétiseurs analogiques, son travail déploie une intensité à la fois monumentale et fragile. Grâce à ses réflexions profondes sur le son et l’écoute, c’est non seulement sa musique, mais aussi ses méthodes de travail, qui ont forgé un ensemble de nouveaux paramètres pour travailler le son en tant que matériau musical.

Dans la longue interview qui forme le corps de cette publication, Éliane Radigue parle de son travail, de ses réflexions et recherches sous-jacentes, ainsi que de son contexte historique. La publication contient également une liste commentée d’œuvres et le texte programmatique de Radigue sur La mystérieuse puissance de l’infime.

Editor: Julia Eckhardt
French redaction: Benoit Deuxant, Jean-François Caro
English translation and redaction: Eleanor Ivory Weber
Design: Ines Cox

Bi-lingual English-French

20€, order at info [] q-o2.be – http://www.q-o2.be/fr/

How Generative Music Works

CC présente, Kasper T. Toeplitz et Mariachi en concert !

Dans le cadre du festival ]interstice[, la deuxième partie du film documentaire « All sounds considered » de Goran Vejvoda et Florence Müller sera projetée dans l’auditorium de l’ésam le mardi 7 mai à 18h,. Elle sera suivie, à 20h, par les performances sonores de Kasper T.Toepliz et de Mariachi, programmés par le Label CC de l’ésam. L’ensemble de ces évènements est en entrée libre et gratuite. Une restauration sera possible sur place.


Le documentaire « All sounds considered » (52 min) explore sans dogme la relation entre son et silence. Le film montre les nombreuses facettes de ce domaine de la création artistique qui fait du son la matière. Goran Vejvoda et Florence Müller nous ouvrent les oreilles et donnent la parole aux acteurs de cette scène artistique, variant les points de vue pour témoigner de la multiplicité de leurs idées.
Avec une approche libre et non linéaire, le film prend différentes directions et s’intéresse aux instruments, machines, publications, performances, expositions pour dévoiler la richesse du « son », un domaine artistique autant séduisant qu’intrigant.

Conçu à la demande de Kasper T. Toeplitz par Éliane Radigue, « Elemental II » reprend les thèmes de son ancêtre « Elemental » (1968), basé sur une évocation à la fois réaliste et symbolique des cinq éléments présents en toute culture. À savoir la Terre, principe de densification ; l’Eau, la fluidité ; le Feu, la chaleur ; l’Air, le souffle et l’Espace qui englobe le tout en son énergie subtile.
Il y a un paradoxe en cette période de haute technologie de ne pouvoir traduire en aucune écriture certains « concepts sonores ». Aucune notation algorithmique ni traditionnelle ne peut rendre compte de « l’esprit des sons » susceptible d’animer ces projections. La transmission directe, faite de sensibilités accordées, dans un entendement spontané est fondamentale dans ce genre d’entreprise.
www.sleazeart.com

Mariachi (Nina Garcia) expérimente à mi-chemin entre musique improvisée et noise. Le dispositif est réduit au minimum : une guitare, une pédale, un ampli. L’attention est donnée au geste et à la recherche sur l’instrument, ses résonances, ses limites, ses extensions, ses impuretés, ses recoins audibles : aller avec ou contre lui, le contenir ou le laisser sonner, le soutenir ou le violenter.
On y trouve en vrac : feedbacks, crépitements, courts circuits, impacts, harmoniques, grincements, débordements, et par hasard, notes et accords presque parfaits.
www.parabailarlabamba.fr

Pour en savoir + : https://festival-interstice.net/

Sounding New

SOUNDING NEW : ŒUVRES SONORES DE LA COLLECTION

8 MARS – 7 JUILLET 2019

Inauguration jeudi 7 mars 2019

Au printemps 2019, le Musée d’art contemporain de Lyon présente une exposition d’œuvres de sa collection consacrée à l’expérimentation sonore depuis les années 1960.
L’acquisition récente de Rainforest V (Variation 4), 1973-2017 de David Tudor et Composers Inside Electronics constitue le cœur de cette exposition qui permet de revenir sur la présence du son dans la collection du macLYON en réunissant des œuvres proches par l’histoire et l’esthétique.
Autour de Rainforest V (Variation 4), le Time Lag Accumulator, 1967-2003 de Terry Riley, Sound With/In, 1989 de La Monte Young, Empty Vessels, 1997 d’Alvin Lucier ou World Trade Center Recording: Winds After Hurricane Floyd, 1999-2002 de Stephen Vitiello dessinent quelques traits de la musique expérimentale américaine et explorent ses liens avec les arts plastiques.
Le macLYON propose de parcourir les univers de 17 artistes ayant expérimenté et produit des formes nouvelles en décloisonnant les disciplines – musique, arts visuels, théâtre, danse et poésie – s’éloignant des conventions artistiques et culturelles de leur époque. Nous invitons à regarder, écouter, lire, ressentir les œuvres de ces artistes qui ont marqué l’histoire de la musique et de l’art contemporain par leur audace et leur créativité.
Avec des œuvres de : Laurie Anderson, George Brecht, Philip Corner, Molly Davies, Morton Feldman, Anna Halprin, Joe Jones, Allan Kaprow, Alvin Lucier, George Maciunas, Peter Moore, Nam June Paik, Terry Riley, David Tudor, Stephen Vitiello, La Monte Young et Marian Zazeela.

The Residents au Transpalette

Exposition rétrospective au Transpalette du 21 avril au 2 juin
avec The Bunny Boy Secret Room

Vernissage le 20 avril à 18h : un invité surprise est attendu pour une performance mystérieuse.

Cette première exposition rétrospective de The Residents, produite par Bandits-Mages, se déploie sur les 3 niveaux du Transpalette à Bourges. C’est entre ces murs que va réapparaître de manière physique, après sa création en 2008 sur Youtube, la chambre secrète de The Bunny Boy. Véritable plongée dans l’esthétique visuelle et sonore du collectif, l’exposition met en perspective des documents rares et des images d’archives à travers des performances, des projections de films et des rencontres avec des penseurs et artistes contemporains.

L’exposition est accompagnée par le fanzine “I’M A RESIDENT” conçu comme un catalogue s’enrichissant en cours d’exposition. Il articule des archives rares et des textes inédits selon trois thématiques choisies : les médias comme espaces de création, la transgression historique et culturelle par le spectacle, l’imaginaire et la folie du dé-doublement. Enfin, la rumeur court que le film Sculpt de Loris Gréaud apparait lors de rendez-vous clandestins…

THE WORLD’S MOST MYSTERIOUS BAND

Les Bandits-Mages rencontrent The Residents en juin 2016. Depuis, elles-ils imaginent ensemble un projet d’exposition des productions du collectif mythique né en 1969. Prônant une dépersonnalisation radicale, The Residents est le groupe le plus mystérieux au monde, surgissant et demeurant masqué au sein de la pop culture.
Leurs concepts-albums radicaux ont rythmé 50 ans de productions musicales et audiovisuelles, jusqu’à ce jour. Leur musique emprunte, pirate, déconstruit et renouvelle le moindre son jusqu’à l’ivresse. Leur univers visuel mais aussi leurs films, leurs performances, leurs spectacles et leurs identités mêmes incarnent une véritable mythologie où l’art de la farce enfantine flirte avec la mélancolie grinçante. Soutenus par de nombreux fans à travers le monde, que nous pourrions plutôt qualifier d’adeptes, ils continuent d’influencer nombre de groupes musicaux et d’artistes contemporains. Sous l’égide de leurs mentors Sun RaCaptain Beefheart ou Frank Zappa, et appliquant les préceptes de la Théorie de l’obscurité du mystérieux N. Senada, The Residents déploient une œuvre d’une liberté à la fois folle et très sérieuse.

BYE OR DIE

Le rez-de-chaussée du Transpalette articule un ensemble de postes d’écoute pour entrer par la musique dans l’univers de The Residents. Des extraits d’albums sont disponibles à l’écoute : Meet The residents (1974) ; The Third Reich N’ Roll (1976) ; Not Available (1978) ; Eskimo (1979) ; Subterranean Modern (1979) ; Commercial Album (1980) ; The Big Bubble (qui clôture la série The Mole Show) (1985) ; Wormwood (1998) ; Bad Day On The Midway(1995). En prolongement de ce premier plateau, une salle de cinéma permet de découvrir une dizaine de films et de clips hallucinants dont la première réalisation de The Residents, le film fondateur : Vilness Fats (1972 – …), retranscription de la vision d’un nain manchot schizophrène qui recompose le monde à son image. Cette salle de cinéma s’ouvre également de manière événementielle pour des projections, rencontres et performances liées à l’exposition.
Vileness Fats a été filmé sur quatre ans (1972-1976). Strict contemporain d’Eraserhead, il opère comme lui une synthèse provisoire entre l’imaginaire américain des années 1950, les films surréalistes primitifs (La Coquille et le ClergymanUn chien andalou, etc.) et l’esthétique expressionniste allemande héritée du Cabinet du docteur Caligari. Comme Eraserhead encore, Vileness Fats invente littéralement notre sensibilité actuelle, carnavalesque et grotesque, cherchant dans les passerelles esthétiques les plus risquées – à la fois avant-gardistes et bubble-gum – une façon de repenser, positivement mais sans naïveté, notre rapport au monde.”  – POP YOGA, Pacôme Thiellement, Sonatine Éditions, 2013 (Chapitre 3 “Le Sous-marin noir, Les Residents”, pp 42 – 61)

MEET THE RESIDENTS

Le premier étage de l’exposition est consacré aux fondements de The Residents : la construction de leur fiction en friction avec la réalité. Des projections de diapositives rares nous invitent de San Mateo à la rue Sycamore (1969 à 1972) ou témoignent des étapes de la création du film Vilness Fats. La théorie de l’obscurité de N.Senada est à percevoir dans une vidéo de concert free jazz à la fois cryptique et puissante. Enfin, des vitraux posent, en écho à la Pore Know Graphics Gallery, les préceptes de l’esthétique visuelle de The Residents. 

BUNNY ROOM

Inaccessible au public depuis le rez-de-chaussée, il est possible, à partir des coursives des étages, de découvrir en vue plongeante la chambre de Bunny Boy. Véritable espace-temporel en flottement, la chambre de Bunny Boy est à la fois un album, une série youtube, des correspondances, une fiction, un spectacle, une édition, une chambre re-construite et une performance-tournage de films en live.
En 2008, The Residents dévoile The Bunny Boy, d’abord un album puis une web série épisodique diffusée sur YouTube et le site officiel des Residents trois fois par semaine. À l’origine de ce projet, The Residents ont reçu un message de leur vieil ami Bunny implorant de l’aide pour retrouver son frère Harvey disparu sur l’île de Patmos en Grèce. Ils ont décidé de l’aider dans sa quête en racontant son histoire et en incitant les spectateurs à correspondre avec lui par mail, et ainsi participer au récit de la série. Bunny, ce personnage-lapin, fou et délirant, a eu une correspondance bien réelle avec de nombreuses personnes à travers le monde. The Bunny Boy comptabilise 69 épisodes, une bande originale, un album musical, une tournée, un DVD et, à paraître en mai 2019, un catalogue. Bandits-Mages s’apprête à faire tout son possible pour que l’homme-lapin retrouve son frère malgré la bête qui rode aux premières heures de l’apocalypse. 

FREAK SHOW

Le dernier niveau est celui du « show ». Les affiches, les costumes et les photographies d’Henrik Kam nous immergent dans les concerts spectaculaires des albums Icky FlixThe 25th Anniversary et Cube E. pendant qu’éclate, sur un écran préparé, The Freak Show à Prague (1995). Un petit salon, tel une loge d’artistes, permet de consulter une sélection de BD graphiques et de voir deux films diffusés sur moniteurs : The Eyes Scream: A History of the Residents de John Sanborn (1991) et The Theory of Obscurity : a film about The Residents de Don Hardy (2015)