Pierre Bastien au Bon Accueil

A l’occasion de cette exposition personnelle au Bon Accueil, l’artiste et musicien Pierre Bastien a eu carte blanche. Entre art cinétique, esthétique des avant-gardes et musique machinique, Le trompettiste mécanologue propose aux visiteurs de découvrir une exposition-assemblage de sculptures sonores et d’images trouvées ; un monde sonore hypnagogique, souvenir de lecture de Victor Ségalen.

Vernissage jeudi 16 mai à 18H30

74 Canal St Martin, 35700 Rennes

https://www.facebook.com/events/579322199254863/

CC présente, Kasper T. Toeplitz et Mariachi en concert !

Dans le cadre du festival ]interstice[, la deuxième partie du film documentaire « All sounds considered » de Goran Vejvoda et Florence Müller sera projetée dans l’auditorium de l’ésam le mardi 7 mai à 18h,. Elle sera suivie, à 20h, par les performances sonores de Kasper T.Toepliz et de Mariachi, programmés par le Label CC de l’ésam. L’ensemble de ces évènements est en entrée libre et gratuite. Une restauration sera possible sur place.


Le documentaire « All sounds considered » (52 min) explore sans dogme la relation entre son et silence. Le film montre les nombreuses facettes de ce domaine de la création artistique qui fait du son la matière. Goran Vejvoda et Florence Müller nous ouvrent les oreilles et donnent la parole aux acteurs de cette scène artistique, variant les points de vue pour témoigner de la multiplicité de leurs idées.
Avec une approche libre et non linéaire, le film prend différentes directions et s’intéresse aux instruments, machines, publications, performances, expositions pour dévoiler la richesse du « son », un domaine artistique autant séduisant qu’intrigant.

Conçu à la demande de Kasper T. Toeplitz par Éliane Radigue, « Elemental II » reprend les thèmes de son ancêtre « Elemental » (1968), basé sur une évocation à la fois réaliste et symbolique des cinq éléments présents en toute culture. À savoir la Terre, principe de densification ; l’Eau, la fluidité ; le Feu, la chaleur ; l’Air, le souffle et l’Espace qui englobe le tout en son énergie subtile.
Il y a un paradoxe en cette période de haute technologie de ne pouvoir traduire en aucune écriture certains « concepts sonores ». Aucune notation algorithmique ni traditionnelle ne peut rendre compte de « l’esprit des sons » susceptible d’animer ces projections. La transmission directe, faite de sensibilités accordées, dans un entendement spontané est fondamentale dans ce genre d’entreprise.
www.sleazeart.com

Mariachi (Nina Garcia) expérimente à mi-chemin entre musique improvisée et noise. Le dispositif est réduit au minimum : une guitare, une pédale, un ampli. L’attention est donnée au geste et à la recherche sur l’instrument, ses résonances, ses limites, ses extensions, ses impuretés, ses recoins audibles : aller avec ou contre lui, le contenir ou le laisser sonner, le soutenir ou le violenter.
On y trouve en vrac : feedbacks, crépitements, courts circuits, impacts, harmoniques, grincements, débordements, et par hasard, notes et accords presque parfaits.
www.parabailarlabamba.fr

Pour en savoir + : https://festival-interstice.net/

Sounding New

SOUNDING NEW : ŒUVRES SONORES DE LA COLLECTION

8 MARS – 7 JUILLET 2019

Inauguration jeudi 7 mars 2019

Au printemps 2019, le Musée d’art contemporain de Lyon présente une exposition d’œuvres de sa collection consacrée à l’expérimentation sonore depuis les années 1960.
L’acquisition récente de Rainforest V (Variation 4), 1973-2017 de David Tudor et Composers Inside Electronics constitue le cœur de cette exposition qui permet de revenir sur la présence du son dans la collection du macLYON en réunissant des œuvres proches par l’histoire et l’esthétique.
Autour de Rainforest V (Variation 4), le Time Lag Accumulator, 1967-2003 de Terry Riley, Sound With/In, 1989 de La Monte Young, Empty Vessels, 1997 d’Alvin Lucier ou World Trade Center Recording: Winds After Hurricane Floyd, 1999-2002 de Stephen Vitiello dessinent quelques traits de la musique expérimentale américaine et explorent ses liens avec les arts plastiques.
Le macLYON propose de parcourir les univers de 17 artistes ayant expérimenté et produit des formes nouvelles en décloisonnant les disciplines – musique, arts visuels, théâtre, danse et poésie – s’éloignant des conventions artistiques et culturelles de leur époque. Nous invitons à regarder, écouter, lire, ressentir les œuvres de ces artistes qui ont marqué l’histoire de la musique et de l’art contemporain par leur audace et leur créativité.
Avec des œuvres de : Laurie Anderson, George Brecht, Philip Corner, Molly Davies, Morton Feldman, Anna Halprin, Joe Jones, Allan Kaprow, Alvin Lucier, George Maciunas, Peter Moore, Nam June Paik, Terry Riley, David Tudor, Stephen Vitiello, La Monte Young et Marian Zazeela.

The Residents au Transpalette

Exposition rétrospective au Transpalette du 21 avril au 2 juin
avec The Bunny Boy Secret Room

Vernissage le 20 avril à 18h : un invité surprise est attendu pour une performance mystérieuse.

Cette première exposition rétrospective de The Residents, produite par Bandits-Mages, se déploie sur les 3 niveaux du Transpalette à Bourges. C’est entre ces murs que va réapparaître de manière physique, après sa création en 2008 sur Youtube, la chambre secrète de The Bunny Boy. Véritable plongée dans l’esthétique visuelle et sonore du collectif, l’exposition met en perspective des documents rares et des images d’archives à travers des performances, des projections de films et des rencontres avec des penseurs et artistes contemporains.

L’exposition est accompagnée par le fanzine “I’M A RESIDENT” conçu comme un catalogue s’enrichissant en cours d’exposition. Il articule des archives rares et des textes inédits selon trois thématiques choisies : les médias comme espaces de création, la transgression historique et culturelle par le spectacle, l’imaginaire et la folie du dé-doublement. Enfin, la rumeur court que le film Sculpt de Loris Gréaud apparait lors de rendez-vous clandestins…

THE WORLD’S MOST MYSTERIOUS BAND

Les Bandits-Mages rencontrent The Residents en juin 2016. Depuis, elles-ils imaginent ensemble un projet d’exposition des productions du collectif mythique né en 1969. Prônant une dépersonnalisation radicale, The Residents est le groupe le plus mystérieux au monde, surgissant et demeurant masqué au sein de la pop culture.
Leurs concepts-albums radicaux ont rythmé 50 ans de productions musicales et audiovisuelles, jusqu’à ce jour. Leur musique emprunte, pirate, déconstruit et renouvelle le moindre son jusqu’à l’ivresse. Leur univers visuel mais aussi leurs films, leurs performances, leurs spectacles et leurs identités mêmes incarnent une véritable mythologie où l’art de la farce enfantine flirte avec la mélancolie grinçante. Soutenus par de nombreux fans à travers le monde, que nous pourrions plutôt qualifier d’adeptes, ils continuent d’influencer nombre de groupes musicaux et d’artistes contemporains. Sous l’égide de leurs mentors Sun RaCaptain Beefheart ou Frank Zappa, et appliquant les préceptes de la Théorie de l’obscurité du mystérieux N. Senada, The Residents déploient une œuvre d’une liberté à la fois folle et très sérieuse.

BYE OR DIE

Le rez-de-chaussée du Transpalette articule un ensemble de postes d’écoute pour entrer par la musique dans l’univers de The Residents. Des extraits d’albums sont disponibles à l’écoute : Meet The residents (1974) ; The Third Reich N’ Roll (1976) ; Not Available (1978) ; Eskimo (1979) ; Subterranean Modern (1979) ; Commercial Album (1980) ; The Big Bubble (qui clôture la série The Mole Show) (1985) ; Wormwood (1998) ; Bad Day On The Midway(1995). En prolongement de ce premier plateau, une salle de cinéma permet de découvrir une dizaine de films et de clips hallucinants dont la première réalisation de The Residents, le film fondateur : Vilness Fats (1972 – …), retranscription de la vision d’un nain manchot schizophrène qui recompose le monde à son image. Cette salle de cinéma s’ouvre également de manière événementielle pour des projections, rencontres et performances liées à l’exposition.
Vileness Fats a été filmé sur quatre ans (1972-1976). Strict contemporain d’Eraserhead, il opère comme lui une synthèse provisoire entre l’imaginaire américain des années 1950, les films surréalistes primitifs (La Coquille et le ClergymanUn chien andalou, etc.) et l’esthétique expressionniste allemande héritée du Cabinet du docteur Caligari. Comme Eraserhead encore, Vileness Fats invente littéralement notre sensibilité actuelle, carnavalesque et grotesque, cherchant dans les passerelles esthétiques les plus risquées – à la fois avant-gardistes et bubble-gum – une façon de repenser, positivement mais sans naïveté, notre rapport au monde.”  – POP YOGA, Pacôme Thiellement, Sonatine Éditions, 2013 (Chapitre 3 “Le Sous-marin noir, Les Residents”, pp 42 – 61)

MEET THE RESIDENTS

Le premier étage de l’exposition est consacré aux fondements de The Residents : la construction de leur fiction en friction avec la réalité. Des projections de diapositives rares nous invitent de San Mateo à la rue Sycamore (1969 à 1972) ou témoignent des étapes de la création du film Vilness Fats. La théorie de l’obscurité de N.Senada est à percevoir dans une vidéo de concert free jazz à la fois cryptique et puissante. Enfin, des vitraux posent, en écho à la Pore Know Graphics Gallery, les préceptes de l’esthétique visuelle de The Residents. 

BUNNY ROOM

Inaccessible au public depuis le rez-de-chaussée, il est possible, à partir des coursives des étages, de découvrir en vue plongeante la chambre de Bunny Boy. Véritable espace-temporel en flottement, la chambre de Bunny Boy est à la fois un album, une série youtube, des correspondances, une fiction, un spectacle, une édition, une chambre re-construite et une performance-tournage de films en live.
En 2008, The Residents dévoile The Bunny Boy, d’abord un album puis une web série épisodique diffusée sur YouTube et le site officiel des Residents trois fois par semaine. À l’origine de ce projet, The Residents ont reçu un message de leur vieil ami Bunny implorant de l’aide pour retrouver son frère Harvey disparu sur l’île de Patmos en Grèce. Ils ont décidé de l’aider dans sa quête en racontant son histoire et en incitant les spectateurs à correspondre avec lui par mail, et ainsi participer au récit de la série. Bunny, ce personnage-lapin, fou et délirant, a eu une correspondance bien réelle avec de nombreuses personnes à travers le monde. The Bunny Boy comptabilise 69 épisodes, une bande originale, un album musical, une tournée, un DVD et, à paraître en mai 2019, un catalogue. Bandits-Mages s’apprête à faire tout son possible pour que l’homme-lapin retrouve son frère malgré la bête qui rode aux premières heures de l’apocalypse. 

FREAK SHOW

Le dernier niveau est celui du « show ». Les affiches, les costumes et les photographies d’Henrik Kam nous immergent dans les concerts spectaculaires des albums Icky FlixThe 25th Anniversary et Cube E. pendant qu’éclate, sur un écran préparé, The Freak Show à Prague (1995). Un petit salon, tel une loge d’artistes, permet de consulter une sélection de BD graphiques et de voir deux films diffusés sur moniteurs : The Eyes Scream: A History of the Residents de John Sanborn (1991) et The Theory of Obscurity : a film about The Residents de Don Hardy (2015)

Festival ]interstice[ 14e rencontre des inclassables

Le festival ]interstice[ présente la 14ème rencontre des inclassables du 26 avril au 12 mai 2019, dans 13 lieux caennais avec plus de 50 artistes venus d’Allemagne, Belgique, Canada, Japon, Pays-Bas, République de Serbie, Russie et de France.

Des expositions d’arts visuels, sonores et numériques qui donneront à voir l’invisible et le vivant et des performances sonores et visuelles, des rencontres, visites et ateliers feront découvrir une création contemporaine poétique.

Wave Interference, Robyn Moody ©DK

Du visible à l’invisible, l’esprit du vivant

Du visible à l’invisible, le festival veut capter et dévoiler l’esprit du vivant à travers les créations des artistes invités. Sans chercher à rencontrer frontalement l’actualité, le festival pose néanmoins des questions essentielles. La volonté n’est pas de produire un débat par ailleurs indispensable mais d’écouter, voir et ressentir cette acuité particulière qu’ont les artistes pour regarder le monde.
L’état de nature traverse nombre des œuvres présentées et appelle à la contemplation. Prendre le temps, se donner le temps, s’offrir de la lenteur. Sentir l’eau et l’air, toucher la pierre, ausculter des micro-mondes et des infra-mondes, voyager dans l’esprit du vivant.

Cloud, Christina Kubisch ©Christina Kubisch

Les pionnières du son

La création sonore est à l’origine du festival et depuis sa première édition, le son constitue sa trame artistique. Comme dans tant d’autres domaines, l’art fait peu de cas des femmes qui ont profondément contribuées à son histoire. Au-delà de l’hommage, il s’agit de participer à une nouvelle écriture de cette histoire et de repenser ce qui fait la création, son environnement, son écriture sociale, économique et politique.

Kasper T. Toeplitz

Les collaborations

Depuis plusieurs éditions, le festival développe ses relations avec d’autres partenaires artistiques et participe à la mise en œuvre d’un travail en commun.

]interstice[ est le fruit d’un ensemble de collaborations essentielles et fidèles. Le premier de nos partenaires, artistique et pédagogique, est l’ésam Caen/Cherbourg sans qui le festival n’existerait pas. Le Dôme, où ]interstice[ est résident, et le Pavillon sont depuis cinq ans des lieux qui nous permettent d’habiter et d’expérimenter sur la Presqu’île de Caen. L’Abbaye-aux-Dames et l’Artothèque-Espaces d’art contemporain nous accueillent également depuis plusieurs années pour exposer des artistes internationaux. Pour la deuxième fois, Territoires pionniers et la Galerie IGDA 2.0. nous reçoivent avec des propositions inédites et le centre chorégraphique national de Caen en Normandie nous offre une nouvelle carte blanche. La Galerie L’Œil Histrion nous rejoint avec une programmation commune au 102ter et la ville de Caen nous donne l’opportunité chaque année d’occuper les églises Saint-Nicolas et du Vieux-Saint-Sauveur.

Nationalement, à travers plusieurs artistes invités, ce sont différentes collaborations qui naissent ou se renforcent comme avec Le Bon Accueil (Rennes), Seconde Nature (Aix-en-Provence), Zinc (Marseille) ou Scopitone (Nantes). En Normandie, c’est la possibilité d’une double production, ici à ]interstice[ et au Havre à l’été 2019 dans le cadre du festival EXHIBIT! au Tetris.

À Caen avec le Studio Neura, c’est la création d’un atelier sonore toute la durée du festival, avec le collectif PAN c’est le rendez-vous régulier d’une nouvelle proposition artistique et avec le Collectif Manœuvre, c’est une création originale, une scénographie et un lieu d’accueil où se tiendra l’inauguration du festival.

Enfin, et ce sera un des points d’orgue de cette édition, nous mettons en avant la dynamique de la scène montréalaise, chaque année présente à ]interstice[.

Tout cela fait l’esprit du festival et nous espérons que vous le partagerez avec nous.

David Dronet & Luc Brou


Artistes

AKI INOMATA JP
ALEXIS LANGEVIN-TÉTRAULT CA
BÉRÉNICE SERRA FR
CHRISTINA KUBISCH DE
CHRISTOPHE MONCHALIN BE
COLLECTIF MANŒUVRE FR
ELS VIAENE BE
FRED.H FR
GUILLAUME COUSIN FR
GORAN VEJVODA RS & FLORENCE MÜLLER FRKASPER T. TOEPLITZ FR
LYDIE JEAN-DIT-PANNEL FR & GAUTHIER TASSART FRMARC BARON FR
MARIACHI FR
MATTHIEU MARTIN FR & PETER THEREMIN RUMYRIAM BLEAU CA
NICOLAS BERNIER CA
NICOLAS TOURTE FR
NILS VÖLKER DE
PAUL DUNCOMBE FR
ROBYN MOODY CA
RYOICHI KUROKAWA JP
STUDIO NEURA FR
THOMAS ANKERSMIT DE

ADRIEN LEFEBVRE ADRIEN MILLE
ÂNKH
CIRCUIT TORDU CONFORMANCE
DJ PHUNKY PRIMATE
EL TIGER COMICS GROUP HERVÉ PLATEL

HOLASISI
JUSTE OREILLES MUTABLE INSTRUMENT NEPHASE
SCHAAMU
SICHUAN
SLIC
THIBAULT JÉHANNE TWO TONE
XXXIII
(Y)

Plus d’infos ici : http://festival-interstice.net

Tetsuo Kogawa : Radio-art

Théoricien, activiste, artiste, Tetsuo Kogawa est une figure incontournable des arts sonores et radiophoniques, il contribue depuis le début des années 1980 à une réflexion radicale sur la communication et les médias. Beaucoup ont profité des fruits de ses recherches et parfois sans le savoir : ses créations électroniques et ses textes ont tant été partagés, repris ou commentés qu’ils ont contribué à alimenter la culture commune de la génération actuelle des expérimentateurs sonores et des hackers, des penseurs de la radio, des médias et des mondes numériques.

Avec Akiba, son dernier livre, il revient sur son itinéraire d’enfant passionné d’électronique dans le Tokyo de l’après-guerre, témoigne de son expérience au sein du mouvement des radios libres japonaises, et raconte l’invention d’un nouvel art des ondes électromagnétiques : le « radio-art ». Ce récit autobiographique forme le coeur de l’édition anthologique Tetsuo Kogawa : Radio-art, coordonnée et présentée par Pali Meursault. Celle-ci rassemble également les manifestes les plus importants écrits par Tetsuo Kogawa, un entretien inédit avec Félix Guattari, et des contributions originales de J. Duncan et Elisabeth Zimmermann.

Directeurs de la publication :
Magali Daniaux & Cédric Pigot
Ouvrage coordonné par Pali Meursault
Conception graphique : Schulz & Leary
Photographie de couverture :
A. Woodward/Arika
Format : 14 x 22,5 cm
312 pages / 110 illustrations
ISBN : 978-2-9562753-2-9
Mars 2019
Diffusion : presses du réel


Rencontres, discussions et performances à l’occasion de la sortie du livre

Le jeudi 25 avril 2019 à 19H, accès libre, à la Gaîté Lyrique, 3 bis rue Papin Paris 3e

Après une brève présentation de l’ouvrage par les éditeurs Magali Daniaux et Cédric Pigot, Pali Meursault et Anne Zeitz reviendront sur cette histoire radiophonique et la manière dont elle peut nourrir la réflexion sur les médias numériques actuels.

Les discussions seront suivies d’une performance de Tetsuo Kogawa streamée depuis Tokyo, puis d’un concert de Nicolas Montgermont et Pali Meursault, construit à partir de signaux radiophoniques captés dans la Gaîté Lyrique.

Intervenant·e·s :

  • Magali Daniaux et Cédric Pigot : artistes, directeurs des éditions UV
  • Tetsuo Kogawa : théoricien, activiste et radio-artiste
  • Pali Meursault : artiste sonore, coordinateur de l’édition
  • Nicolas Montgermont : artiste sonore et explorateur des ondes
  • Anne Zeitz : maître de conférences Université Rennes 2

Christina Kubisch à Rennes

Le musée des Beaux-arts de Rennes accueille Christina Kubischpour une exposition intitulée Échos magnétiques   qui se déroule du 16 février au 14 avril 2019.

La trajectoire de l’artiste allemande Christina Kubisch, née en 1948, se déploie dans cette exposition en plusieurs constellations qui sont autant d’aperçus documentés sur des moments ou des aspects de son travail. Suite à des études d’art axées sur la peinture, puis de musique dans les années 1960 et au début des années 1970 en Allemagne et en Suisse, Kubisch s’inscrit dans des cours de composition et musique électronique à Milan. Dans les années 1970, son approche se nourrit de la musique expérimentale, de la performance, de la vidéo, des féminismes. Elle développe une série de pièces performatives qui troublent les rapports entre corps et instruments de musique, emboîtant embouchure et masques à gaz ou dés à coudre et doigtés.

Ces concerts ou actions prennent aussi la forme de protocoles détaillés, documentés par le moyen de dessins, de scripts et de partitions. Déjà à cette époque, mais surtout lors de la décennie suivante, son intérêt se porte sur la traduction de phénomènes imperceptibles par des expériences perceptuelles sonores. L’artiste développe des installations et investit de manière privilégiée des espaces en marge ou marqués, mais également des galeries et musées. Grâce à des cubes ou casques récepteurs, elle rend audibles des champs électriques et électromagnétiques, notamment dans une série de projets intitulée Écouter les murs (1982).

Depuis, son travail n’a cessé d’explorer les seuils de ce qui est perceptible. C’est également le rapport entre son et lumière, et en particulier l’ultraviolet, qui est le sujet de différents projets des années 1980 aux années 2000. Kubisch génère des transformations subtiles de la perception de lieux intérieurs et extérieurs par des réseaux de fils, des espaces labyrinthiques, des formes végétales. Des rencontres dans les années 1970 avec John Cage et Mauricio Kagel, aux échanges artistiques et amicaux avec Rolf Julius et Terry Fox à Berlin dans les années 1980 et 90, son parcours manifeste les transferts réciproques qui ont pu émerger de la confrontation des pratiques.

Expositions communes, promenades sonores et « concerts sur table », ces inspirations sont retracées à travers la multiplicité des supports exposés. L’exposition s’organise autour de l’œuvre Cloud (work in progress depuis 2011), proposant l’écoute d’ondes imperceptibles à l’oreille nue et questionnant le rapport entre le visible et l’audible. Présentée pour la première fois en France, cette installation est accompagnée des constellations de documents – partitions, photographies, dessins, vinyles, cassettes – issus du travail de Christina Kubisch et d’artistes qui lui sont lié.e.s, ainsi que des collections de l’INHA-Archives de la critique d’art.

EXPOSITION CHRISTINA KUBISCH ÉCHOS MAGNÉTIQUES Du 16 février au 14 avril 2019
Vernissage : vendredi 15 février 2019, 18h30
Commissariat : Damien Simon, Anne Zeitz, en collaboration avec Clélia Barbut Exposition coproduite avec le Bon accueil-Lieu d’arts sonores

Source : Unidivers, le web culturel Breton