Le Mans Sonore, biennale internationale du son

LE MANS SONORE : LA PREMIÈRE BIENNALE INTERNATIONALE DU SON

« Le Mans Sonore, première biennale internationale du son, aura lieu au Mans du 2 au 8 décembre 2019 à travers toute la ville. Elle marque l’ambition de donner de la visibilité à notre excellence acoustique pour en faire un événement culturel grand public au service du rayonnement du territoire. Les activités acoustiques au Mans présentent en effet un niveau d’expertise sans égal et une source d’attractivité reconnue à l’échelle planétaire dans le milieu universitaire et professionnel.

Tous les acteurs concernés par l’acoustique au Mans (l’université, l’école supérieure d’art et de design, la Scène nationale, la Ville du Mans, Le Mans Métropole, Superforma, l’Itemm…) se sont associés autour du son, pour en faire l’identité de la ville, le temps de la biennale et au-delà. La démarche de coconstruction est totalement inédite et le contenu de l’événement est extrêmement original. Ainsi, sous la forme d’animations, conférences, colloques, expositions,

concerts, performances, installations, le son investit tout l’espace public et devient une expérience collective à partager. Le Mans Sonore s’impose déjà comme un rendez-vous culturel incontournable qui touche tous les publics, des experts aux amateurs, une première en France. L’accès gratuit à une grande partie de la programmation, l’attention accordée aux publics en situation de handicap, aux scolaires et au jeune public témoignent de la volonté d’être ouvert au plus grand nombre. Venez tous partager cette nouvelle expérience culturelle en décembre prochain, pour faire ensemble de la Ville du Mans la capitale du son. »

Stéphane Le Foll – Maire du Mans

LE MANS SONORE, UN RENDEZ-VOUS QUI VA FAIRE DU BRUIT

« Le Mans, capitale du son ? Les atouts ne manquent pas pour ancrer la ville dans cette identité. Les structures et les formations d’excellence en expertise du son sont reconnues au-delà des frontières. Côté campus, Le Mans Université est le premier centre européen de formation d’acousticiens. Le Laum (Laboratoire d’Acoustique de l’Université du Mans) est le premier laboratoire européen en taille et en publications. Le CTTM (Centre de Transferts de Technologie du Mans) est un centre de recherche et développement en acoustique et vibrations de pointe. L’Itemm (Institut technologique européen des métiersde la musique) est le premier centre de formation à la facture instrumentale et l’école des Beaux- arts, l’Esad-Talm, offre une formation unique en design sonore.

C’est pourquoi, il est mis en place un nouvel événement culturel qui veut faire du bruit : une biennale du son nommée Le Mans Sonore, du 2 au 8 décembre. L’objectif ? Ancrer le son comme un marqueur fort et en faire une marque de fabrique. Comment ?

En présentant, les structures et l’excellence mancelle liées au son à travers des manifestations ludiques autour de l’acoustique. Une quarantaine de rendez-vous sera proposée tout au long de cette semaine acoustique : des installations sonores, des performances urbaines, des expériences inédites, des concerts, des spectacles, des conférences…

Le public est invité à vivre cette expérience originale qui représentera également un temps de formation et d’échanges de haute expertise pour les professionnels en association avec les structures culturelles telles que les Quinconces L’espal, les médiathèques, les Saulnières, le Carré Plantagenêt et Superforma. »

Service Communication – ville du Mans

TALM-LE MANS AU RENDEZ-VOUS DE LE MANS SONORE

En tant qu’acteur majeur local dans la formation en son, avec le DNSEP Design mention Design sonore, c’est tout naturellement que TALM-Le Mans fait force de proposition pour Le Mans Sonore.

Rodolphe Alexis, artiste sonore et professeur à TALM-Le Mans, à la charge de la programmation pour l’école a aussi bien réuni des artistes, que des compositeurs, des musiciens ou encore des designers sonores, diplômés de TALM-Le Mans. Cette programmation riche et hétéroclite constitue une quinzaine de temps forts de cette biennale (qui compte une quarante de rendez-vous).

Ludovic Germain, designer sonore et professeur à TALM-Le Mans, porte quant à lui le premier concours international en Design sonore dédié à l’objet et l’usage. Ce concours vise à valoriser, grâce à un nouveau prix français, le design sonore appliqué, c’est-à-dire un design qui valorise l’usage par le sonore. Il est ouvert aussi bien aux créateurs sonores, qu’aux musiciens, aux chercheurs ou encore aux ingénieurs son. L’appel à candidatures court jusqu’au 25 novembre 2019 inclus.

Autre participation de l’école : Radio-On, la radio des élèves, s’associe à Radio Alpa, la radio sarthoise des musiques actuelles. Le Mans Sonore Radio aura une émission quotidienne qui suivra l’actualité de la biennale, avec au programme des portraits d’artistes, des reportages, des live et même un marathon radiophonique de 24 h, à suivre sur Radio Alpa (107.3 fm), radioalpa.com et sur radio-on.org. En savoir plus.

DES PROJETS PÉDAGOGIQUES VALORISÉS

Les élèves de TALM-Le Mans sont également pleinement impliqués dans Le Mans Sonore.

Les élèves de la mention Design sonore ont créé le logo sonore. Logo dont les déclinaisons pourront être entendues dans les différents points de rendez-vous de la ville, mais également dans l’espace public, le tramway, etc.

Le workshop applicatif de rentrée, réunissant les élèves des mentions Design sonore et Design et territoires, les étudiants de l’ENSCI-Les Ateliers et l’IRCAM avait pour objet Le Mans Sonore. Une exposition des projets sera à retrouver à La Fabrique (rue Anatole France).

Le parcours sonore, Errance et rois, résultant du challenge créatif étudiant RFI-OIC, auquel les élèves en Design sonore, ont participé l’année passée, sera également au programme de Le Manssonore. L’occasion de découvrir l’histoire de la Cité Plantagenêt, mais aussi et surtout, un projet étudiant mené de concert entre les élèves de TALM-Le Mans, les étudiants du master Histoire, civilisations et patrimoine de Le Mans Université, de la spécialité Vibration acoustique et capteurs de l’École Nationale Supérieure des Ingénieurs du Mans et les étudiants en informatique de Le Mans Université. En savoir plus.

Une journée d’étude « Du soin vers l’hospitalité, approche sensible des territoires par le design et le sonore », organisée par Olivier Houix, chercheur à l’IRCAM et professeur à TALM-Le Mans et Miguel Mazeri, anthropologue et professeur à TALM-Le Mans se tiendra le mercredi 4 décembre. En savoir plus.

Programmation : http://www.lemans.fr/dynamique/des-idees-de-visite/le-mans-sonore/lagenda-du-mans-sonore/

Sonica Glasgow 2019

De retour pour sa cinquième édition, le festival primé de Cryptic, Sonica propose cet automne un programme pionnier d’arts sonores visuels de classe mondiale à travers la ville. 2019 met en vedette plus de talents écossais que jamais, ainsi qu’une foule d’artistes internationaux exceptionnels venus d’Argentine, de Belgique, du Canada, de Catalogne, de France, d’Italie, du Japon, du Mexique, de Norvège, du Québec, de Slovénie et de Suède.

Katie J. Anderson’s Sound Horn

Bienvenue à la Sonica Glasgow 2019.
Notre cinquième édition du festival présente quelques-unes des meilleures œuvres sonores visuelles dans de nombreux lieux à travers Glasgow, présentant plus de 80 artistes intrigants de 11 pays, tout en mettant en valeur notre grand talent local.
Nous démarrons au Tramway avec Aether, une expérience éblouissante et incontournable où 8000 mètres d’éclairage aérien interagissent en toute transparence.
avec la fabuleuse musique de Max Cooper. Le collectif norvégien Verdensteatret fait également ses débuts au Royaume-Uni avec HANNAH, un spectacle hybride humoristique de musique live et d’art visuel.
En 2019, nous célébrons la culture extraordinaire de la Catalogne avec quatre œuvres remarquables, dont celles de l’artiste visuelle Alba G. Corral, qui collabore avec Alex Augier et Lo Kindre au Tramway, et cabosanroque au CCA. Nous tenons à remercier l’Institut Ramon Llul pour son soutien dans la présentation de ce travail dynamique.
Dans le plus pur style Sonica, nous continuons à présenter de la musique dans des lieux insolites et inattendus. Cette année, les 100 claviers de l’ASUNA dévoilent la glorieuse usine de moteurs de Maryhill – un entrepôt victorien magnifiquement rénové qui abrite toujours la grue Royce Ltd – ainsi que l’un de nos sites préférés, le Mausolée de Hamilton, avec un concert de Luke Fowler. 2019 verra également notre premier partenariat avec le National Trust for Scotland alors que nous présentons l’installation extérieure Sound Horn de Katie J. Anderson dans le labyrinthe Parterre Garden à Pollok House.
Enfin, nous aimerions remercier tous nos partenaires et lieux de rencontre, en particulier Tramway, The Lighthouse, CCA et les nombreuses ambassades et fonds fiduciaires qui ont rendu possible la Sonica Glasgow 2019 ; sans eux, Sonica ne pourrait exister.
Plus de la moitié du festival est gratuit pour tous – hourra ! – et nous espérons que vous trouverez nos 11 jours d’art sonore à la fois inspirants et inoubliables.
Merci de vous joindre à nous et de partager vos expériences du festival avec nous.
Sonica est pour vous !
Cathie Boyd, commissaire

Phonurgia Nova 2019

PRIX PHONURGIA NOVA 2019 DE LA CRÉATION RADIOPHONIQUE ET SONORE

du 28 septembre 2019
au 29 septembre 2019
Une fois l’an, avec l’aide de nombreux partenaires radiophoniques Européens, les Phonurgia Nova Awards distinguent les auteurs qui explorent le réel et l’imaginaire sonore. Accueilli par la BnF, le festival est un observatoire de la création sonore émergente.
C’est un fait : notre oreille s’est chargée d’une nouvelle culture, celle des sons.  Les phonurgia nova awards prennent la mesure de ce phénomène et cernent les contours d’un univers foisonnant – celui de la création radiophonique et sonore contemporaine qui englobe désormais de nombreux acteurs/auteurs plus ou moins affranchis des cadres de la radio publique. Dans la lignée des prix décernés par le passé à Dominique Petitgand, Chantal Dumas, Bernadette Johnson, Alessandro Bosetti, Andréas Bick, Hanna Hartman, Sophie Berger, Sébastien Dicenaire, Joaquin Cofreces, ou plus récemment à Benoît Bories et à Julien Sarti, ils accordent une attention particulière aux auteurs qui participent au renouvellement des écritures sonores. A nouveau, cette édition 2019 mettra en lumière des formes émergentes dans les domaines du documentaire, de la fiction, de la narration purement sonore, des paysages capturés ou créés de toute pièce, en récompensant des démarches qui placent l’écoute (du monde et des autres) au coeur du processus créatif, élevant l’enregistrement sonore au rang des Beaux-Arts.
Nous sommes particulièrement heureux d’annoncer que 271 oeuvres (252 en 2018), émanant de 30 pays (un de plus que l’année dernière) sont inscrites pour les Phonurgia Nova Awards qui se dérouleront, pour la 4e année consécutive, à la BnF, les 28 et 29 septembre. Nous adressons nos vifs remerciements aux autrices et auteurs pour l’intérêt qu’ils/elles portent à cette compétition née à Arles en 1986, qui chaque année s’attache à récompenser les démarches les plus audacieuses et singulières, et dont l’aura ne cesse de croître. Accompagner l’émergence du « son comme art »; refléter le spectre esthétique le plus large de ses créations et productions au plan international ; promouvoir ses oeuvres les plus remarquables auprès de nouveaux publics européens, sont des objectifs que nous sommes heureux de partager avec eux, avec les membres du jury (cette année placé sous la double présidence de Anne Gillot et de Alessandro Bosetti), avec vous, et avec l’ensemble des partenaires qui nous soutiennent dans cette démarche : la BnF – Bibliothèque nationale de France, la Sacem, Tënk, INA GRM, GMVL, Euphonia, le groupe Ars Acústica de European Broadcasting Union, la Ville d’Arles.

paysages sonores, arts sonores…

Le champ contemporain des arts sonores présente certaines pratiques qui ont progressivement émergé pour constituer des courants qui, a défaut d’être de véritables écoles, mais peut-on parler encore…

Source : paysages sonores, arts sonores…

On Spacial Sound

On Spatial Sound (2019)
A Documentary about the Spatial Sound Institute

‘On Spatial Sound’ is a 1.5-hour documentary about the Spatial Sound Institute in Budapest and the ongoing research with 4DSOUND technology.

The film connects the personal perspective of documentarist Ana Amorós López, re-discovering her relation to sound and listening, with 14 different projects that took place as part of the Institute’s Artists Residency Programme throughout 2018. The different protagonists in the film evoke an oscillating conversation about the meaning of sound in our world today – and how 4DSOUND technology can change our perception of sound, and relationship with listening.

A film by Ana Amorós López
June 2019

In collaboration with Paul Oomen

Sound Mastering, 4DSOUND Recordings & Technical Support
Vladimir Razhev

Realisation:
Tenger Films (vimeo.com/tengerfilms)
Spatial Sound Institute (spatialsoundinstitute.com/)

With: Paul Oomen, Alyssa Miserendino, Sól Ey, Vanessa Li, Tiernan Cross, Pierre Jolivet, Ákos Nagy, Camille Roth, Rebekka Bohse Meyer, Edo Van Breemen, Kate De Lorme, Lisa Greenaway, Csaba Hajnóczy, Lenke Szilágyi, Eric Raynaud, Filip Ruisl, Gábor Pribék, Lukas Rehm, Lisa Charlotte Friederich, Jim Igor Kallenberg, John Connell

Featured 4DSOUND pieces:

Ode to Heisenberg + De Maria (2018) Alyssa Miserendino
Sonic Storm (2018) Sól Ey
Superposition (2018) Vanessa Li
Schema (2018-2019) Tiernan Cross
Mémétique Élucubrations (2018) Pierre Jolivet
Par La Voie des Rythmes – La Déploration sur la Mort d’Henri Michaux (2018) Ákos Nagy
Myths of Electromagnetism (2018) Camille Roth & Rebekka Bohse Meyer
The Mind, Body & Inner Ear (2018) Edo Van Breemen
Sta/g-mos (2018) Kate De Lorme
Sonority I: magyar – Dancing on Blades (2018) Lisa Greenaway
From Sea to the River to the Sea (2018) Csaba Hajnóczy & Lenke Szilágyi
Bardo (2018-2019) Eric Raynaud
Tracer (2018) Filip Ruisl & Gábor Pribék
Castor&&Pollux (2018-2019) Lukas Rehm, Lisa Charlotte Friederich & Jim Igor Kallenberg

Festival ]interstice[ 14e rencontre des inclassables

Le festival ]interstice[ présente la 14ème rencontre des inclassables du 26 avril au 12 mai 2019, dans 13 lieux caennais avec plus de 50 artistes venus d’Allemagne, Belgique, Canada, Japon, Pays-Bas, République de Serbie, Russie et de France.

Des expositions d’arts visuels, sonores et numériques qui donneront à voir l’invisible et le vivant et des performances sonores et visuelles, des rencontres, visites et ateliers feront découvrir une création contemporaine poétique.

Wave Interference, Robyn Moody ©DK

Du visible à l’invisible, l’esprit du vivant

Du visible à l’invisible, le festival veut capter et dévoiler l’esprit du vivant à travers les créations des artistes invités. Sans chercher à rencontrer frontalement l’actualité, le festival pose néanmoins des questions essentielles. La volonté n’est pas de produire un débat par ailleurs indispensable mais d’écouter, voir et ressentir cette acuité particulière qu’ont les artistes pour regarder le monde.
L’état de nature traverse nombre des œuvres présentées et appelle à la contemplation. Prendre le temps, se donner le temps, s’offrir de la lenteur. Sentir l’eau et l’air, toucher la pierre, ausculter des micro-mondes et des infra-mondes, voyager dans l’esprit du vivant.

Cloud, Christina Kubisch ©Christina Kubisch

Les pionnières du son

La création sonore est à l’origine du festival et depuis sa première édition, le son constitue sa trame artistique. Comme dans tant d’autres domaines, l’art fait peu de cas des femmes qui ont profondément contribuées à son histoire. Au-delà de l’hommage, il s’agit de participer à une nouvelle écriture de cette histoire et de repenser ce qui fait la création, son environnement, son écriture sociale, économique et politique.

Kasper T. Toeplitz

Les collaborations

Depuis plusieurs éditions, le festival développe ses relations avec d’autres partenaires artistiques et participe à la mise en œuvre d’un travail en commun.

]interstice[ est le fruit d’un ensemble de collaborations essentielles et fidèles. Le premier de nos partenaires, artistique et pédagogique, est l’ésam Caen/Cherbourg sans qui le festival n’existerait pas. Le Dôme, où ]interstice[ est résident, et le Pavillon sont depuis cinq ans des lieux qui nous permettent d’habiter et d’expérimenter sur la Presqu’île de Caen. L’Abbaye-aux-Dames et l’Artothèque-Espaces d’art contemporain nous accueillent également depuis plusieurs années pour exposer des artistes internationaux. Pour la deuxième fois, Territoires pionniers et la Galerie IGDA 2.0. nous reçoivent avec des propositions inédites et le centre chorégraphique national de Caen en Normandie nous offre une nouvelle carte blanche. La Galerie L’Œil Histrion nous rejoint avec une programmation commune au 102ter et la ville de Caen nous donne l’opportunité chaque année d’occuper les églises Saint-Nicolas et du Vieux-Saint-Sauveur.

Nationalement, à travers plusieurs artistes invités, ce sont différentes collaborations qui naissent ou se renforcent comme avec Le Bon Accueil (Rennes), Seconde Nature (Aix-en-Provence), Zinc (Marseille) ou Scopitone (Nantes). En Normandie, c’est la possibilité d’une double production, ici à ]interstice[ et au Havre à l’été 2019 dans le cadre du festival EXHIBIT! au Tetris.

À Caen avec le Studio Neura, c’est la création d’un atelier sonore toute la durée du festival, avec le collectif PAN c’est le rendez-vous régulier d’une nouvelle proposition artistique et avec le Collectif Manœuvre, c’est une création originale, une scénographie et un lieu d’accueil où se tiendra l’inauguration du festival.

Enfin, et ce sera un des points d’orgue de cette édition, nous mettons en avant la dynamique de la scène montréalaise, chaque année présente à ]interstice[.

Tout cela fait l’esprit du festival et nous espérons que vous le partagerez avec nous.

David Dronet & Luc Brou


Artistes

AKI INOMATA JP
ALEXIS LANGEVIN-TÉTRAULT CA
BÉRÉNICE SERRA FR
CHRISTINA KUBISCH DE
CHRISTOPHE MONCHALIN BE
COLLECTIF MANŒUVRE FR
ELS VIAENE BE
FRED.H FR
GUILLAUME COUSIN FR
GORAN VEJVODA RS & FLORENCE MÜLLER FRKASPER T. TOEPLITZ FR
LYDIE JEAN-DIT-PANNEL FR & GAUTHIER TASSART FRMARC BARON FR
MARIACHI FR
MATTHIEU MARTIN FR & PETER THEREMIN RUMYRIAM BLEAU CA
NICOLAS BERNIER CA
NICOLAS TOURTE FR
NILS VÖLKER DE
PAUL DUNCOMBE FR
ROBYN MOODY CA
RYOICHI KUROKAWA JP
STUDIO NEURA FR
THOMAS ANKERSMIT DE

ADRIEN LEFEBVRE ADRIEN MILLE
ÂNKH
CIRCUIT TORDU CONFORMANCE
DJ PHUNKY PRIMATE
EL TIGER COMICS GROUP HERVÉ PLATEL

HOLASISI
JUSTE OREILLES MUTABLE INSTRUMENT NEPHASE
SCHAAMU
SICHUAN
SLIC
THIBAULT JÉHANNE TWO TONE
XXXIII
(Y)

Plus d’infos ici : http://festival-interstice.net

Les pianos ne poussent pas sur les arbres

La première anthologie en français des écrits et entretiens de Max Neuhaus, figure cruciale de l’expérimentation en musique électronique aux États-Unis et pionnier des arts sonores.

Des articles détaillant les enjeux esthétiques de son travail, à ses prises de position critique dans la presse, en passant par les textes de catalogues, entretiens, notices et autres documents de recherche, l’œuvre textuelle de Max Neuhaus (1939-2009) est à l’image de son activité artistique : à la fois riche, ancrée dans les problématiques contemporaines et touchant, à travers le fil rouge que constitue le son, à des sujets particulièrement variés, où l’artiste endosse tour à tour les habits du scientifique, de l’ingénieur, de l’architecte, du designer sonore, ou encore de la critique sociale et institutionnelle.
Cette anthologie présente, pour la première fois en langue française, une sélection traduite des écrits et entretiens de Neuhaus, comprenant notamment plusieurs inédits et organisée selon une lecture s’attachant à dégager les principales lignes de fuite qui animent sa recherche foisonnante. La première partie s’intéresse à la problématisation contextuelle de l’écoute, comprise au carrefour de ses dimensions physiologique, technologique, sociale et culturelle, et dont dépend le renouveau critique d’une pensée de l’attention. La partie suivante regroupe un ensemble de textes où se dessine, au fil des années et des remises en cause esthétiques, l’émergence d’un paradigme sonore émancipé du musical et trouvant dès lors, chez l’artiste, son épanouissement dans le champ des arts plastiques. Les questions liées au design sonore et à l’environnement occupent la troisième partie et constituent un important domaine de recherche dans l’évolution du travail de Neuhaus. C’est ici une approche singulière de l’écologie sonore qui se fait jour. Formulée dans le sillage de son intérêt pour l’attention contextuelle de l’écoute et résolument inscrite dans des préoccupations urbaines, la position défendue par Neuhaus invite au passage à reconsidérer l’historiographie de ce champ d’études. La dernière partie réunit enfin les différents textes, documents et entretiens rédigés et donnés par Neuhaus qui simultanément interrogent et projettent, du point de vue sonore, les transformations sociales et esthétiques inhérentes à l’avènement des réseaux, investissant la communication orale au sein d’une communauté déterritorialisée d’une véritable politique de l’auralité.

Daniele Balit est commissaire d’expositions, théoricien et historien de l’art, vivant à Paris. Il est professeur d’histoire de l’art et de culture générale à l’Institut supérieur des Beaux-Arts de Besançon. Il est membre fondateur de la plateforme curatoriale 1:1projects à Rome et initiateur de Birdcage, galerie temporaire et itinérante autour des pratiques sonores. Docteur en histoire de l’art (Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne), sa thèse porte sur l’origine des expérimentations sonores et sur leur impact dans les contextes d’exposition. Grâce au soutien à la théorie et critique d’art attribué par le Cnap en 2014, il poursuit cette investigation par un travail sur la figure et l’héritage de l’artiste Max Neuhaus. Ses activités de recherche concernent la question de l’in situ, de l’espace public, de l’extra-muros ou de l’intervention discrète.

Matthieu Saladin, artiste et musicien, vit et travaille à Paris. Il est maître de conférences en arts sonores à l’université Paris 8, membre de l’équipe TEAMeD au sein du laboratoire Arts des images et art contemporain (AI-AC) et chercheur associé à l’institut ACTE (université Paris 1 – Panthéon – Sorbonne, CNRS UMR 8218). Sa recherche théorique porte principalement sur l’art sonore et les musiques expérimentales. Il codirige la collection Ohcetecho aux Presses du réel, participe aux comités de rédaction des revues Volume! et Revue et Corrigée, et est directeur de rédaction de la revue de recherche Tacet.

Max Neuhaus (1939-2009) est un artiste américain. Il a commencé sa carrière comme interprète du répertoire pour percussions des musiques expérimentales dans les années 1960 (Stockhausen, Cage, Feldman, etc.), pour ensuite se consacrer au travail du son dans le champ des arts plastiques, à travers notamment des interventions dans l’espace public sous forme d’installation sonore (dont il forgera le terme), ainsi qu’au design sonore. Artiste de renommée internationale, ses œuvres sont présentées de manière permanente à Times Square, New York, USA (Dia: Beacon) ; la Kunsthaus de Graz, Autriche ; le Castello di Rivoli, Museo d’Arte Contemporanea, Italie ; CAPC Musée d’Art Contemporain de Bordeaux ; le AOK Building de Kassel et la ville de Stommeln en Allemagne. Il a par ailleurs eu des expositions au MoMA, au Whitney Museum of American Art, à New York ; à l’ARC, Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris ; le Centre National d’Art Contemporain de Grenoble ; la Kunsthalle de Bâle et la Kunsthalle de Bern en Suisse ; il a participé également aux Documenta 6 et 9 de Kassel et à la Biennale de Venise).
Edité par Daniele Balit et Matthieu Saladin.
Textes de Daniele Balit & Matthieu Saladin, Max Neuhaus, entretiens avec Max Neuhaus par Greg Desjardins, Ulrich Loock, Arthur Danto, Lucio Pozzi, Jean-Yves Bosseur, Hans Ulrich Obrist, Patrick Javault, Ron Kuivila, William Duckworth, Carolyn Christov-Bakargiev, Peter Traub.

Traductions de l’anglais (États-Unis) par Marie Verry.

Publié avec le soutien de l’université Paris 8 (TEAMeD, AI-AC) et du Labex Arts H2H.

paru en février 2019
édition française
13 x 17 cm (broché, jaquette américaine, couv. en affiche pliée)
480 pages (ill. n&b)
26.00 €
ISBN : 978-2-84066-892-3
EAN : 9782840668923