Electronic Music & Sound Design

Electronic Music & Sound Design, Theory and Practice with Max 8, volume 2 est disponible en version papier. Cette série d’ouvrage est parfaite pour apprendre Max et la synthèse sonore.

Par Alessandro Cipriani et Maurizio Giri

Electronic Music and Sound Design

Theory and Practice with Max 8 – Volume II
Third Edition updated to Max 8
English version
Foreword by Richard Boulanger

  • ISBN-13: 978-88-992121-4-8
  • Paperback: 748 pages + online
  • Language: English

also available for iBooks at the Apple Store

Electronic Music and Sound Design 2 – Max 8

Sound Art, Sound as a Medium of Art

Après plusieurs années d’attente, il est enfin disponible, le catalogue de l’exposition Sound Art au ZKM en 2012 !

Ce volume historique dresse la carte de cinquante ans d’engagement des artistes dans le domaine du son. Depuis le début du nouveau millénaire, de nombreux travaux historiques et critiques ont établi l’art sonore comme un genre artistique à part entière, avec une généalogie acceptée qui commence avec le Futurisme, Dada et Fluxus, ainsi que des classifications disciplinaires qui limitent effectivement la pratique artistique à des outils et des lieux particuliers. Ce livre, qui accompagne une exposition massive au ZKM | Karlsruhe, va au-delà de ces clivages disciplinaires établis pour retracer l’évolution et le plein potentiel du son en tant que médium artistique. Le livre commence par un aperçu détaillé de l’éditeur du volume, Peter Weibel, qui considère l’histoire du son en tant qu’art médiatique, en examinant le travail des artistes visuels, des compositeurs, des musiciens et des architectes. Les essais suivants examinent les expériences sonores dans l’Antiquité, la sonification de l’art et de la science, et l’art sonore sur Internet. Les contributeurs passent ensuite en revue le domaine mondial de la recherche et de la pratique de l’art sonore, dans des essais qui décrivent le passé, le présent et l’avenir de l’art sonore en Allemagne, au Japon, en Chine, aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Russie, au Canada, en Turquie, en Australie et en Scandinavie. Les textes sont accompagnés d’une vaste documentation photographique de l’exposition du ZKM.

Textes de :

Achille Bonito Oliva, Dmitry Bulatov, Germano Celant, Seth Cluett, Christoph Cox, Julia Gerlach, Ryo Ikeshiro und/and Atau Tanaka, Caleb Kelly, Brandon LaBelle, Christof Migone, László Moholy-Nagy, Daniel Muzyczuk, Tony Myatt, Irene Noy, Giuliano Obici, Carsten Seiffarth und/and Bernd Schulz, Başak Şenova, Linnea Semmerling, Morten Søndergaard, Alexandra Supper, David Toop und/and Adam Parkinson, Peter Weibel, Dajuin Yao, Siegfried Zielinski.

$65.00 – ISBN: 9780262029667 – 744 pp. | 8.5 in x 11 in – 1000 figures – 

https://mitpress.mit.edu/books/sound-art?fbclid=IwAR17U423WOqc7jn4lxtASBSUwag7SI7-enHwSPUn6t_kKeA1Rv2FYMQANlk

 

Wendy Carlos, A Biography

Wendy Carlos, A Biography d’Amanda Sewell, sortie le 2 avril 2020.

Oxford University Press, Cultural Biographies, Anglais, Avril 2020, ISNB 0190053461.

Née Walter Carlos en 1939, Wendy Carlos est attirée très tôt tant par la musique que par l’électronique. A dix ans, elle compose un trio pour clarinette, accordéon et piano, et conçoit quatre ans plus tard son premier ordinateur. À dix-sept ans, elle crée un studio de musique électronique dans lequel elle manipule des sons enregistrés sur bandes et compose ainsi ses premiers thèmes électroniques. De 1958 à 1962, Wendy Carlos étudie la musique et la physique à l’université Brown. Elle passe ensuite à l’université Columbia où elle travaillera jusqu’en 1965 au « Columbia Princeton Electronic Music Center », assistant même Léonard Bernstein dans un concert de musique électronique au Philharmonic Hall du Lincoln Center.

Wendy Carlos est connue pour avoir interprété des œuvres de Johann Sebastian Bach et d’autres compositeurs baroques et classiques sur un synthétiseur modulaire Moog1. En 1968, les instruments de musique électroniques sont encore cantonnés à la musique expérimentale. Des compositeurs comme Pierre Henry et la sortie du disque Switched-On Bach (qu’on peut traduire par « Bach allumé », au sens littéral et « Bach branché » au sens figuré), ce titre est en fait un jeu de mot qui joue sur les deux sens d’être allumé ou branché : être relié à une source de courant électrique (ce qui est attendu pour un synthétiseur) ou faire partie des personnes à la mode — révèlent pour la première fois les sons du synthétiseur au grand public. Cette nouveauté ainsi que le réel talent de musicienne de Wendy Carlos fait que Switched-On Bach est le disque de musique classique — au sens le plus large du terme — ayant connu le plus grand succès populaire2.

Wendy Carlos effectue sa transition en 1973 à l’âge de 34 ans. Ce fait est peu connu, car Wendy Carlos ne révèle sa transition qu’en 1979 et ne la mentionne pas dans sa biographie. Ses premières œuvres, diffusées initialement sous le nom Walter Carlos, sont rééditées sous le nom Wendy Carlos.

Wendy Carlos a largement contribué au développement du synthétiseur modulaire Moog par sa collaboration avec Robert Moog.

Le talent de Wendy Carlos fut immédiatement attesté par ses pairs : Switched-On Bach est reconnu « disque de la décennie » par le pianiste et spécialiste de Bach Glenn Gould : « Carlos’s realization of the Fourth Brandenburg Concerto is, to put it bluntly, the finest performance of any of the Brandenburgs — live, canned or intuited — I’ve ever heard. »

Wendy Carlos est également l’autrice de la bande originale du film Orange mécanique en 1971, à base de musique classique (Ludwig van Beethoven) interprétée sur un synthétiseur modulaire Moog3, ainsi que celles de Shining , en 1980, et de Tron, en 1982.

(source : Wikipédia)

Éliane Radigue – Intermediary Spaces / Espaces intermédiaires

Nouvelle publication: Éliane Radigue – Intermediary Spaces / Espaces intermédiaires

Éliane Radigue peut être considérée comme l’une des compositrices contemporaines les plus innovatrices et les plus inspirantes, depuis sa musique électronique jusqu’à son travail acoustique de ces quinze dernières années. Influencé par la musique concrète et formé par des séjours réguliers aux États-Unis où elle découvre les synthétiseurs analogiques, son travail déploie une intensité à la fois monumentale et fragile. Grâce à ses réflexions profondes sur le son et l’écoute, c’est non seulement sa musique, mais aussi ses méthodes de travail, qui ont forgé un ensemble de nouveaux paramètres pour travailler le son en tant que matériau musical.

Dans la longue interview qui forme le corps de cette publication, Éliane Radigue parle de son travail, de ses réflexions et recherches sous-jacentes, ainsi que de son contexte historique. La publication contient également une liste commentée d’œuvres et le texte programmatique de Radigue sur La mystérieuse puissance de l’infime.

Editor: Julia Eckhardt
French redaction: Benoit Deuxant, Jean-François Caro
English translation and redaction: Eleanor Ivory Weber
Design: Ines Cox

Bi-lingual English-French

20€, order at info [] q-o2.be – http://www.q-o2.be/fr/

Musique et contestation

Jean-Yves Bosseur

Musique et contestation
La création contemporaine dans les années 1960

S’il est un mot qui semble approprié aux années 1960, c’est bien celui de contestation. Ainsi les divers bouleversements qui se sont opérés dans le domaine de la musique et qui reflètent assez fidèlement les grands mouvements sociaux sont-ils passés en revue dans cet ouvrage, à partir des expérimentations concrètes des groupes et des compositeurs les plus représentatifs de l’époque.
Dans le sillage des compositeurs de l’École de New York (Cage, Feldman, Wolff, Brown), des musiciens européens, tels Cornelius Cardew et Frederic Rzewski, commencent à récuser les avant-gardes établies et les institutions musicales. Gagnés par l’esprit de liberté et le désir d’émancipation qui se sont emparés de l’ensemble de la société, ils vont reconsidérer la notion d’œuvre et les rapports entre compositeurs, interprètes et auditeurs, mettant par exemple leur engagement au service des pratiques de l’improvisation et de la création collective.
C’est alors que naissent, tant aux États-Unis qu’en Europe, des groupes comme ONCE, le New Music Ensemble, Musica Elettronica Viva, le Scratch Orchestra, le GERM ou le New Phonic Art. Bien que très actifs dans les années 1960, ces ensembles ont été rarement évoqués dans des ouvrages en langue française. Un telle investigation est d’autant plus nécessaire aujourd’hui que, depuis plus d’une quarantaine d’années, le paysage musical se partage, notamment en France, entre une confiance d’une naïveté souvent désarmante dans les progrès bénéfiques de la technologie et la restauration d’un certain nombre de valeurs remises en question par les courants les plus novateurs du XXe siècle.

Publié en mars 2019, 228 pages, 15,5 x 23 cm, bibliographie, index

Tetsuo Kogawa : Radio-art

Théoricien, activiste, artiste, Tetsuo Kogawa est une figure incontournable des arts sonores et radiophoniques, il contribue depuis le début des années 1980 à une réflexion radicale sur la communication et les médias. Beaucoup ont profité des fruits de ses recherches et parfois sans le savoir : ses créations électroniques et ses textes ont tant été partagés, repris ou commentés qu’ils ont contribué à alimenter la culture commune de la génération actuelle des expérimentateurs sonores et des hackers, des penseurs de la radio, des médias et des mondes numériques.

Avec Akiba, son dernier livre, il revient sur son itinéraire d’enfant passionné d’électronique dans le Tokyo de l’après-guerre, témoigne de son expérience au sein du mouvement des radios libres japonaises, et raconte l’invention d’un nouvel art des ondes électromagnétiques : le « radio-art ». Ce récit autobiographique forme le coeur de l’édition anthologique Tetsuo Kogawa : Radio-art, coordonnée et présentée par Pali Meursault. Celle-ci rassemble également les manifestes les plus importants écrits par Tetsuo Kogawa, un entretien inédit avec Félix Guattari, et des contributions originales de J. Duncan et Elisabeth Zimmermann.

Directeurs de la publication :
Magali Daniaux & Cédric Pigot
Ouvrage coordonné par Pali Meursault
Conception graphique : Schulz & Leary
Photographie de couverture :
A. Woodward/Arika
Format : 14 x 22,5 cm
312 pages / 110 illustrations
ISBN : 978-2-9562753-2-9
Mars 2019
Diffusion : presses du réel


Rencontres, discussions et performances à l’occasion de la sortie du livre

Le jeudi 25 avril 2019 à 19H, accès libre, à la Gaîté Lyrique, 3 bis rue Papin Paris 3e

Après une brève présentation de l’ouvrage par les éditeurs Magali Daniaux et Cédric Pigot, Pali Meursault et Anne Zeitz reviendront sur cette histoire radiophonique et la manière dont elle peut nourrir la réflexion sur les médias numériques actuels.

Les discussions seront suivies d’une performance de Tetsuo Kogawa streamée depuis Tokyo, puis d’un concert de Nicolas Montgermont et Pali Meursault, construit à partir de signaux radiophoniques captés dans la Gaîté Lyrique.

Intervenant·e·s :

  • Magali Daniaux et Cédric Pigot : artistes, directeurs des éditions UV
  • Tetsuo Kogawa : théoricien, activiste et radio-artiste
  • Pali Meursault : artiste sonore, coordinateur de l’édition
  • Nicolas Montgermont : artiste sonore et explorateur des ondes
  • Anne Zeitz : maître de conférences Université Rennes 2

Alvin Lucier – Musique 109

Notes sur la musique expérimentale

Musique 109 relate une certaine histoire de la musique contemporaine, celle qui court environ des années 1950 aux années 1980 et qui retrace les œuvres de grands noms comme John Cage, Steve Reich, Terry Riley, Pauline Oliveros ou Philip Glass, avec d’autres peut-être un peu moins connus du lectorat francophone.

Pour quiconque s’intéresse à la musique expérimentale, c’est une contribution précieuse, précise et fouillée. Au-delà, c’est aussi un véritable travail de recherche et d’analyse sur l’histoire de la musique du 20e siècle. Les œuvres et les partitions qui y sont décrites inspirent encore aujourd’hui nombres de compositeurs et compositrices  ; et bien qu’elles soient parfois – et déjà – mythiques, il manquait peut-être un ouvrage capable de les comprendre ensemble, comme un moment historique inscrit dans un mouvement plus global. Alvin Lucier revient ainsi sur des sujets divers, de l’indétermination au minimalisme en passant par la musique électronique ou certaines innovations aussi radicales que le piano arrangé, et montre ainsi qu’il ne se contente pas d’être un grand compositeur : il est aussi un passeur exceptionnel.

Car l’une des grandes qualités du livre est qu’il ne s’adresse pas uniquement aux spécialistes. Bien au contraire, son ton alerte, les anecdotes qui le parcourent, la fluidité de cette parole « directe » – il s’agit de la retranscriptions des cours donnés pendant une quarantaine d’année par Alvin Lucier – en font un ouvrage accessible à toutes et tous, intéressant pour les musicien-ne-s autant que pour les non-musicologues.

  • Date de parution
    08/03/2019
  • Editeur
  • ISBN
    978-2-940517-83-1
  • EAN
    9782940517831
  • Format
    Grand Format
  • Présentation
    Broché
  • Nb. de pages
    268 pages
  • Poids
    0.47 Kg
  • Dimensions
    14,5 cm × 21,1 cm × 1,9 cm

Les pianos ne poussent pas sur les arbres

La première anthologie en français des écrits et entretiens de Max Neuhaus, figure cruciale de l’expérimentation en musique électronique aux États-Unis et pionnier des arts sonores.

Des articles détaillant les enjeux esthétiques de son travail, à ses prises de position critique dans la presse, en passant par les textes de catalogues, entretiens, notices et autres documents de recherche, l’œuvre textuelle de Max Neuhaus (1939-2009) est à l’image de son activité artistique : à la fois riche, ancrée dans les problématiques contemporaines et touchant, à travers le fil rouge que constitue le son, à des sujets particulièrement variés, où l’artiste endosse tour à tour les habits du scientifique, de l’ingénieur, de l’architecte, du designer sonore, ou encore de la critique sociale et institutionnelle.
Cette anthologie présente, pour la première fois en langue française, une sélection traduite des écrits et entretiens de Neuhaus, comprenant notamment plusieurs inédits et organisée selon une lecture s’attachant à dégager les principales lignes de fuite qui animent sa recherche foisonnante. La première partie s’intéresse à la problématisation contextuelle de l’écoute, comprise au carrefour de ses dimensions physiologique, technologique, sociale et culturelle, et dont dépend le renouveau critique d’une pensée de l’attention. La partie suivante regroupe un ensemble de textes où se dessine, au fil des années et des remises en cause esthétiques, l’émergence d’un paradigme sonore émancipé du musical et trouvant dès lors, chez l’artiste, son épanouissement dans le champ des arts plastiques. Les questions liées au design sonore et à l’environnement occupent la troisième partie et constituent un important domaine de recherche dans l’évolution du travail de Neuhaus. C’est ici une approche singulière de l’écologie sonore qui se fait jour. Formulée dans le sillage de son intérêt pour l’attention contextuelle de l’écoute et résolument inscrite dans des préoccupations urbaines, la position défendue par Neuhaus invite au passage à reconsidérer l’historiographie de ce champ d’études. La dernière partie réunit enfin les différents textes, documents et entretiens rédigés et donnés par Neuhaus qui simultanément interrogent et projettent, du point de vue sonore, les transformations sociales et esthétiques inhérentes à l’avènement des réseaux, investissant la communication orale au sein d’une communauté déterritorialisée d’une véritable politique de l’auralité.

Daniele Balit est commissaire d’expositions, théoricien et historien de l’art, vivant à Paris. Il est professeur d’histoire de l’art et de culture générale à l’Institut supérieur des Beaux-Arts de Besançon. Il est membre fondateur de la plateforme curatoriale 1:1projects à Rome et initiateur de Birdcage, galerie temporaire et itinérante autour des pratiques sonores. Docteur en histoire de l’art (Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne), sa thèse porte sur l’origine des expérimentations sonores et sur leur impact dans les contextes d’exposition. Grâce au soutien à la théorie et critique d’art attribué par le Cnap en 2014, il poursuit cette investigation par un travail sur la figure et l’héritage de l’artiste Max Neuhaus. Ses activités de recherche concernent la question de l’in situ, de l’espace public, de l’extra-muros ou de l’intervention discrète.

Matthieu Saladin, artiste et musicien, vit et travaille à Paris. Il est maître de conférences en arts sonores à l’université Paris 8, membre de l’équipe TEAMeD au sein du laboratoire Arts des images et art contemporain (AI-AC) et chercheur associé à l’institut ACTE (université Paris 1 – Panthéon – Sorbonne, CNRS UMR 8218). Sa recherche théorique porte principalement sur l’art sonore et les musiques expérimentales. Il codirige la collection Ohcetecho aux Presses du réel, participe aux comités de rédaction des revues Volume! et Revue et Corrigée, et est directeur de rédaction de la revue de recherche Tacet.

Max Neuhaus (1939-2009) est un artiste américain. Il a commencé sa carrière comme interprète du répertoire pour percussions des musiques expérimentales dans les années 1960 (Stockhausen, Cage, Feldman, etc.), pour ensuite se consacrer au travail du son dans le champ des arts plastiques, à travers notamment des interventions dans l’espace public sous forme d’installation sonore (dont il forgera le terme), ainsi qu’au design sonore. Artiste de renommée internationale, ses œuvres sont présentées de manière permanente à Times Square, New York, USA (Dia: Beacon) ; la Kunsthaus de Graz, Autriche ; le Castello di Rivoli, Museo d’Arte Contemporanea, Italie ; CAPC Musée d’Art Contemporain de Bordeaux ; le AOK Building de Kassel et la ville de Stommeln en Allemagne. Il a par ailleurs eu des expositions au MoMA, au Whitney Museum of American Art, à New York ; à l’ARC, Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris ; le Centre National d’Art Contemporain de Grenoble ; la Kunsthalle de Bâle et la Kunsthalle de Bern en Suisse ; il a participé également aux Documenta 6 et 9 de Kassel et à la Biennale de Venise).
Edité par Daniele Balit et Matthieu Saladin.
Textes de Daniele Balit & Matthieu Saladin, Max Neuhaus, entretiens avec Max Neuhaus par Greg Desjardins, Ulrich Loock, Arthur Danto, Lucio Pozzi, Jean-Yves Bosseur, Hans Ulrich Obrist, Patrick Javault, Ron Kuivila, William Duckworth, Carolyn Christov-Bakargiev, Peter Traub.

Traductions de l’anglais (États-Unis) par Marie Verry.

Publié avec le soutien de l’université Paris 8 (TEAMeD, AI-AC) et du Labex Arts H2H.

paru en février 2019
édition française
13 x 17 cm (broché, jaquette américaine, couv. en affiche pliée)
480 pages (ill. n&b)
26.00 €
ISBN : 978-2-84066-892-3
EAN : 9782840668923

Max Feed – Max Neuhaus

Hors-série D’Ailleurs, la revue de recherche de l’Institut supérieur des beaux-arts de Besançon, Max Feed est le résultat d’une réflexion collective sur l’héritage de Max Neuhaus, considéré comme le père de l’installation sonore.

À l’intersection de différentes terminologies et modes de perception, l’artiste américain Max Neuhaus a revendiqué une conception émancipatrice de l’expérience sonore à travers des œuvres pionnières comme Listen (1966) et Drive-in Music(1967) mais aussi, plus largement, par le biais d’une production « topographique » marquant un passage historique de la musique au son.
Articulant les rapports d’attention entre individu et environnement dans une perspective transdisciplinaire – art, science, design sonore, urbanisme, paysagisme –, l’écologie de l’écoute de Neuhaus constitue l’une des expériences fondatrices des sound studies.
Les traductions de textes majeurs, rééditions et contributions inédites d’artistes et auteurs réunies dans ce volume prolongent l’exposition collective « Max Feed » présentée en 2016 au Frac Franche-Comté, puis à l’Institut supérieur des beaux-arts de Besançon. Elles abordent les stratégies d’attention, les interactions et les transcodages liés à une sensorialité raréfiée et discrète.
Si, pour Neuhaus, le son est une affaire transculturelle, il est ici question de mobiliser des écoutes multiples (musique programmée, espace urbain et consumériste, radiophonie et télécommunications, son subaquatique, perception réduite et augmentée, psychoacoustique), tout en opérant une relecture critique de notions telles que l’immersion, l’« acousmanie » ou la présence sonore.
Au-delà des développements possibles de l’écoute contextuelle, la réflexion ouverte par Max Feedprocède d’un parti pris consistant à considérer le son non comme une manifestation ontologique, mais comme une entité relationnelle participant à la production de l’espace social.

Publié suite aux expositions « Max Feed – Œuvre et héritage de Max Neuhaus » au Frac Franche-Comté, du 09 octobre au 30 décembre 2016, et « Mix-Feed » à l’Institut supérieur des beaux-arts de Besançon, du 10 novembre au 9 décembre 2016.

Daniele Balit est commissaire d’expositions, théoricien et historien de l’art, vivant à Paris. Il est professeur d’histoire de l’art et de culture générale à l’Institut supérieur des Beaux-Arts de Besançon. Il est membre fondateur de la plateforme curatoriale 1:1projects à Rome et initiateur de Birdcage, galerie temporaire et itinérante autour des pratiques sonores. Docteur en histoire de l’art (Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne), sa thèse porte sur l’origine des expérimentations sonores et sur leur impact dans les contextes d’exposition. Grâce au soutien à la théorie et critique d’art attribué par le Cnap en 2014, il poursuit cette investigation par un travail sur la figure et l’héritage de l’artiste Max Neuhaus. Ses activités de recherche concernent la question de l’in situ, de l’espace public, de l’extra-muros ou de l’intervention discrète.

Max Neuhaus (1939-2009) est un artiste américain. Il a commencé sa carrière comme interprète du répertoire pour percussions des musiques expérimentales dans les années 1960 (Stockhausen, Cage, Feldman, etc.), pour ensuite se consacrer au travail du son dans le champ des arts plastiques, à travers notamment des interventions dans l’espace public sous forme d’installation sonore (dont il forgera le terme), ainsi qu’au design sonore. Artiste de renommée internationale, ses œuvres sont présentées de manière permanente à Times Square, New York, USA (Dia: Beacon) ; la Kunsthaus de Graz, Autriche ; le Castello di Rivoli, Museo d’Arte Contemporanea, Italie ; CAPC Musée d’Art Contemporain de Bordeaux ; le AOK Building de Kassel et la ville de Stommeln en Allemagne. Il a par ailleurs eu des expositions au MoMA, au Whitney Museum of American Art, à New York ; à l’ARC, Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris ; le Centre National d’Art Contemporain de Grenoble ; la Kunsthalle de Bâle et la Kunsthalle de Bern en Suisse ; il a participé également aux Documenta 6 et 9 de Kassel et à la Biennale de Venise).

Max Feed – Œuvre et héritage de Max Neuhaus | DESARTSONNANTS – SONOS//FAIRE

Source : Max Feed – Œuvre et héritage de Max Neuhaus | DESARTSONNANTS – SONOS//FAIRE