Sounding New

SOUNDING NEW : ŒUVRES SONORES DE LA COLLECTION

8 MARS – 7 JUILLET 2019

Inauguration jeudi 7 mars 2019

Au printemps 2019, le Musée d’art contemporain de Lyon présente une exposition d’œuvres de sa collection consacrée à l’expérimentation sonore depuis les années 1960.
L’acquisition récente de Rainforest V (Variation 4), 1973-2017 de David Tudor et Composers Inside Electronics constitue le cœur de cette exposition qui permet de revenir sur la présence du son dans la collection du macLYON en réunissant des œuvres proches par l’histoire et l’esthétique.
Autour de Rainforest V (Variation 4), le Time Lag Accumulator, 1967-2003 de Terry Riley, Sound With/In, 1989 de La Monte Young, Empty Vessels, 1997 d’Alvin Lucier ou World Trade Center Recording: Winds After Hurricane Floyd, 1999-2002 de Stephen Vitiello dessinent quelques traits de la musique expérimentale américaine et explorent ses liens avec les arts plastiques.
Le macLYON propose de parcourir les univers de 17 artistes ayant expérimenté et produit des formes nouvelles en décloisonnant les disciplines – musique, arts visuels, théâtre, danse et poésie – s’éloignant des conventions artistiques et culturelles de leur époque. Nous invitons à regarder, écouter, lire, ressentir les œuvres de ces artistes qui ont marqué l’histoire de la musique et de l’art contemporain par leur audace et leur créativité.
Avec des œuvres de : Laurie Anderson, George Brecht, Philip Corner, Molly Davies, Morton Feldman, Anna Halprin, Joe Jones, Allan Kaprow, Alvin Lucier, George Maciunas, Peter Moore, Nam June Paik, Terry Riley, David Tudor, Stephen Vitiello, La Monte Young et Marian Zazeela.

Julien Glauss – Jérôme Poret

Julien Clauss – Ground Noise

Jérôme Poret – La teinturière de la lune

7 AVRIL – 26 mai 2019
VERNISSAGE dimanche 7 AVRIL – 15h/21h
_______________________

INSTANTS CHAVIRÉS / ANCIENNE BRASSERIE BOUCHOULE
2 Rue Emile Zola – Montreuil – M°Robespierre
Exposition ouverte du mercredi au dimanche 15h/19h – entrée libre
_______________________

DEUX EXPOSITIONS PERSONNELLES CROISÉES

Au printemps 2019, nous accueillons deux projets littéralement dédiés à l’ancienne brasserie Bouchoule, l’espace d’exposition des Instants Chavirés : GROUND NOISE de Julien Clauss et LA TEINTURIÈRE DE LA LUNE de Jérôme Poret.

Un jeu de temporalités différentes se jouera entre les deux expositions personnelles qui fonctionnent selon les révolutions des têtes de lecture du dispositif sonore de Julien Clauss d’un côté et l’activité de fermentation d’une cuve de houblon, un brassin, placée in situ par Jérôme Poret de l’autre.

A l’instar d’une chambre d’écho, les deux expositions vont augurer des points de jonction et de disjonction, chaque cycle d’activité conditionnant l’expérience des visiteurs. Au programme : amplitude sonore déployée de l’usure du sol et mystère de l’alchimie de la fermentation passé à la loupe !

DOSSIER DE PRESSE
RENDEZ-VOUS DURANT LES EXPOSITIONS

> Dimanche 7 avril – Vernissage en présence des artistes – 15H/21H – ENTRÉE LIBRE
> Dimanche 19 mai – CONCERT IN SITU – JULIEN CLAUSS – 16H – ENTRÉE LIBRE
> Dimanche 26 mai – CONCERT IN SITU – JÉRÔME PORET – 16H – ENTRÉE LIBRE
_______________________


JULIEN CLAUSS
GROUND NOISE

Ground Noise est un projet sonore spécifiquement conçu pour l’espace d’exposition des Instants Chavirés. Il propose en quelque sorte une topographie sonore et active des sols de la brasserie Bouchoule en se fondant sur la lecture en direct des micro-reliefs du sol et leur sonification.
La dalle usée de l’ancienne halle des Instants Chavirés est investie comme matière première d’un dispositif de lecture inspiré de platines vinyles. L’installation concrétise des problématiques d’écriture, de hasard et de support à l’aide de platines à détection laser programmées et traitement analogique modulaire.
L’érosion du sol est envisagée comme une forme d’écriture dans la matière, figurant dans les reliefs la partition d’un paysage sonore qui se déploie dans l’espace d’exposition des Instants Chavirés.
L’installation sonore sera également activée sous forme d’un concert de Julien Clauss l’avant-dernier week-end de l’exposition.

Avec la participation du DICRéAM et le soutien de l’INA GRM, Sick Sensor et de Métalu.
_______________________


JULIEN CLAUSS
Né en 1974, vit et travaille dans les Hautes-Alpes.

Depuis 2001, il réalise des pièces sonores, des sculptures, des installations, des performances, et des dispositifs radiophoniques.
C’est par le son qu’il aborde son travail sculptural, cherchant à mettre la matière sonore en forme et en espace selon différentes techniques. Cette pratique de la sculpture sonore l’amène à penser l’invisible : comment y faire forme, comment composer une étendue, délimiter un espace et avec quelle porosité, et selon quelles modalités organiser la perception physique de cet invisible?

cycliq.org
onentendlirejusquaubout.wordpress.com
108mhz.wordpress.com
meteomondiale.bandcamp.com
julien-clauss.bandcamp.com
t3khn3.bandcamp.com


JÉRÔME PORET
LA TEINTURIÈRE DE LA LUNE

En parallèle du projet GROUND NOISE de Julien Clauss, nous accueillons celui de Jérôme Poret qui fait directement écho à la fonction originelle de l’espace d’exposition des Instants Chavirés, l’ancienne brasserie Bouchoule en y déposant un brassin. En nommant son projetLA TEINTURIÈRE DE LA LUNE ainsi que la bière créée à cette occasion, Jérôme Poret fait directement référence aux alchimistes qu’on désignait comme teinturiers au Moyen Âge. En effet, ce qui intéresse l’artiste est surtout ce processus chimique de fermentation qui agit dans l’obscurité de la cuve. À l’aide d’une caméra, il tente de restituer les mouvements et transformations imperceptibles qui habitent l’espace confiné de la cuve présentée au rez-de-chaussée de la Brasserie.

« Cela se passe dans une ancienne brasserie devenue lieu d’art. Lieu incarnant un savoir-faire, aujourd’hui dédié à la représentation, la brasserie se fait image et s’inscrit dans une nouvelle épaisseur.
Le temps d’un brassin, par l’alchimie de la bière, plusieurs espace-temps et récits vont s’achopper pour faire signe d’eux-mêmes. Des formes naissent de la rencontre entre des amitiés, des pratiques musicales et artisanales dont les processus convergent.
Pensé comme un cycle, le projet est rythmé par l’élaboration d’une bière créée spécifiquement pour le lieu, en collaboration avec Carole et Franck Bellon de l’Atelier de la Bière.
Les habitudes du lieu adopteront une temporalité flottante, liée à ce phénomène de transmutation.
La cuve pleine et ses émissaires accueilleront le public pour le vernissage ;
Voyant ou témoin, un dispositif de captation vidéo et sonore accompagnera la fermentation ;
un second temps avec une période de garde à température ambiante laissera le temps à la bière d’atteindre son plein potentiel, puis, à la fin de l’exposition une vente-dégustation et un concert organisés autour de cette bouteille à la fois multiple et oeuvre éditée.
Gravitant autour de la cuve, les formes habitant le lieu sont imaginées comme autant de variations, d’états d‘une expérience donnée : celle d’une durée exposée, rendue sensible et concrétisée dans la matière. » JP

Remerciements : Frank Le Liboux pour le labo photo du Centre Jean Lurçat à Montreuil, Timothy Mason (tirage photos), Carole et Frank Bellon de l’Atelier de la Bière, Jean Louis Chapuis de Warmgrey (graphisme de l’étiquette), Sybille Raffort pour son assistance.
_______________________


JÉRÔME PORET
Né en 1969, vit et travaille à Verrières-le-Buisson et Paris.

il explore les dimensions événementielles et matérielles du son. Inscrit dans les pratiques musicales dites extrêmes (indus, métal, noise) et leurs esthétiques, l’électro-acoustique, son univers plastique en fait le matériau d’une interaction avec les lieux et les architectures investis. Il les conçoit comme « une structure amplificatrice », émettrice d’un environnement social et artistique donné, à affecter.
Musicien, producteur du label de disque vinyle expérimental LABELLE69, il réalise des pièces sonores, performances, mais aussi des dessins muraux Sonicdrawings, installations, vidéos. Autant de moyens pour donner « forme » au son, entre matière imperceptible (images, fréquences) et objets physiques bien réels.

(Portrait © Timothy Mason)

ctjerome.bandcamp.com
labelle69.com
acousticcameras.org

Nuits Beau Tas 2019

Festival bruxellois, amant des musiques expérimentales, se fichant avec impertinence des appellations séparatrices en genres séparateurs, entièrement auto/financé depuis 6 ans, débusquant et rassemblant en l’espace de 15 jours seulement ce qui d’aujourd’hui se dit, s’écrit, se crie, s’énonce, se joue, Les Nuits du Beau Tas auront lieu entre le 25/04 et le 10/05 prochain dans une dizaine de lieux bruxellois, une possibilité en acte de nous mettre à l’écoute des battements gracieux/anti/dispendieux du monde. Il y aura des musiques que personne n’est jamais tout à fait prêt à entendre.

Au BRASS : une nuit avec Charlemagne Palestine, le pionnier iconoclaste de la musique minimaliste, la célèbre pièce « In C » de Terry Riley par le groupe électro Bétøn, et George Van Dam, violoniste de l’Ensemble Ictus.

Vendredi 26 avril à 20H, BRASS, Centre culturel de Forest, Avenue Van Volxem, 364 – 1190 Forest

info@lebrass.be

http://lebrass.be/event/nuits-beau-tas-2019/

 

The Residents au Transpalette

Exposition rétrospective au Transpalette du 21 avril au 2 juin
avec The Bunny Boy Secret Room

Vernissage le 20 avril à 18h : un invité surprise est attendu pour une performance mystérieuse.

Cette première exposition rétrospective de The Residents, produite par Bandits-Mages, se déploie sur les 3 niveaux du Transpalette à Bourges. C’est entre ces murs que va réapparaître de manière physique, après sa création en 2008 sur Youtube, la chambre secrète de The Bunny Boy. Véritable plongée dans l’esthétique visuelle et sonore du collectif, l’exposition met en perspective des documents rares et des images d’archives à travers des performances, des projections de films et des rencontres avec des penseurs et artistes contemporains.

L’exposition est accompagnée par le fanzine “I’M A RESIDENT” conçu comme un catalogue s’enrichissant en cours d’exposition. Il articule des archives rares et des textes inédits selon trois thématiques choisies : les médias comme espaces de création, la transgression historique et culturelle par le spectacle, l’imaginaire et la folie du dé-doublement. Enfin, la rumeur court que le film Sculpt de Loris Gréaud apparait lors de rendez-vous clandestins…

THE WORLD’S MOST MYSTERIOUS BAND

Les Bandits-Mages rencontrent The Residents en juin 2016. Depuis, elles-ils imaginent ensemble un projet d’exposition des productions du collectif mythique né en 1969. Prônant une dépersonnalisation radicale, The Residents est le groupe le plus mystérieux au monde, surgissant et demeurant masqué au sein de la pop culture.
Leurs concepts-albums radicaux ont rythmé 50 ans de productions musicales et audiovisuelles, jusqu’à ce jour. Leur musique emprunte, pirate, déconstruit et renouvelle le moindre son jusqu’à l’ivresse. Leur univers visuel mais aussi leurs films, leurs performances, leurs spectacles et leurs identités mêmes incarnent une véritable mythologie où l’art de la farce enfantine flirte avec la mélancolie grinçante. Soutenus par de nombreux fans à travers le monde, que nous pourrions plutôt qualifier d’adeptes, ils continuent d’influencer nombre de groupes musicaux et d’artistes contemporains. Sous l’égide de leurs mentors Sun RaCaptain Beefheart ou Frank Zappa, et appliquant les préceptes de la Théorie de l’obscurité du mystérieux N. Senada, The Residents déploient une œuvre d’une liberté à la fois folle et très sérieuse.

BYE OR DIE

Le rez-de-chaussée du Transpalette articule un ensemble de postes d’écoute pour entrer par la musique dans l’univers de The Residents. Des extraits d’albums sont disponibles à l’écoute : Meet The residents (1974) ; The Third Reich N’ Roll (1976) ; Not Available (1978) ; Eskimo (1979) ; Subterranean Modern (1979) ; Commercial Album (1980) ; The Big Bubble (qui clôture la série The Mole Show) (1985) ; Wormwood (1998) ; Bad Day On The Midway(1995). En prolongement de ce premier plateau, une salle de cinéma permet de découvrir une dizaine de films et de clips hallucinants dont la première réalisation de The Residents, le film fondateur : Vilness Fats (1972 – …), retranscription de la vision d’un nain manchot schizophrène qui recompose le monde à son image. Cette salle de cinéma s’ouvre également de manière événementielle pour des projections, rencontres et performances liées à l’exposition.
Vileness Fats a été filmé sur quatre ans (1972-1976). Strict contemporain d’Eraserhead, il opère comme lui une synthèse provisoire entre l’imaginaire américain des années 1950, les films surréalistes primitifs (La Coquille et le ClergymanUn chien andalou, etc.) et l’esthétique expressionniste allemande héritée du Cabinet du docteur Caligari. Comme Eraserhead encore, Vileness Fats invente littéralement notre sensibilité actuelle, carnavalesque et grotesque, cherchant dans les passerelles esthétiques les plus risquées – à la fois avant-gardistes et bubble-gum – une façon de repenser, positivement mais sans naïveté, notre rapport au monde.”  – POP YOGA, Pacôme Thiellement, Sonatine Éditions, 2013 (Chapitre 3 “Le Sous-marin noir, Les Residents”, pp 42 – 61)

MEET THE RESIDENTS

Le premier étage de l’exposition est consacré aux fondements de The Residents : la construction de leur fiction en friction avec la réalité. Des projections de diapositives rares nous invitent de San Mateo à la rue Sycamore (1969 à 1972) ou témoignent des étapes de la création du film Vilness Fats. La théorie de l’obscurité de N.Senada est à percevoir dans une vidéo de concert free jazz à la fois cryptique et puissante. Enfin, des vitraux posent, en écho à la Pore Know Graphics Gallery, les préceptes de l’esthétique visuelle de The Residents. 

BUNNY ROOM

Inaccessible au public depuis le rez-de-chaussée, il est possible, à partir des coursives des étages, de découvrir en vue plongeante la chambre de Bunny Boy. Véritable espace-temporel en flottement, la chambre de Bunny Boy est à la fois un album, une série youtube, des correspondances, une fiction, un spectacle, une édition, une chambre re-construite et une performance-tournage de films en live.
En 2008, The Residents dévoile The Bunny Boy, d’abord un album puis une web série épisodique diffusée sur YouTube et le site officiel des Residents trois fois par semaine. À l’origine de ce projet, The Residents ont reçu un message de leur vieil ami Bunny implorant de l’aide pour retrouver son frère Harvey disparu sur l’île de Patmos en Grèce. Ils ont décidé de l’aider dans sa quête en racontant son histoire et en incitant les spectateurs à correspondre avec lui par mail, et ainsi participer au récit de la série. Bunny, ce personnage-lapin, fou et délirant, a eu une correspondance bien réelle avec de nombreuses personnes à travers le monde. The Bunny Boy comptabilise 69 épisodes, une bande originale, un album musical, une tournée, un DVD et, à paraître en mai 2019, un catalogue. Bandits-Mages s’apprête à faire tout son possible pour que l’homme-lapin retrouve son frère malgré la bête qui rode aux premières heures de l’apocalypse. 

FREAK SHOW

Le dernier niveau est celui du « show ». Les affiches, les costumes et les photographies d’Henrik Kam nous immergent dans les concerts spectaculaires des albums Icky FlixThe 25th Anniversary et Cube E. pendant qu’éclate, sur un écran préparé, The Freak Show à Prague (1995). Un petit salon, tel une loge d’artistes, permet de consulter une sélection de BD graphiques et de voir deux films diffusés sur moniteurs : The Eyes Scream: A History of the Residents de John Sanborn (1991) et The Theory of Obscurity : a film about The Residents de Don Hardy (2015)

Festival ]interstice[ 14e rencontre des inclassables

Le festival ]interstice[ présente la 14ème rencontre des inclassables du 26 avril au 12 mai 2019, dans 13 lieux caennais avec plus de 50 artistes venus d’Allemagne, Belgique, Canada, Japon, Pays-Bas, République de Serbie, Russie et de France.

Des expositions d’arts visuels, sonores et numériques qui donneront à voir l’invisible et le vivant et des performances sonores et visuelles, des rencontres, visites et ateliers feront découvrir une création contemporaine poétique.

Wave Interference, Robyn Moody ©DK

Du visible à l’invisible, l’esprit du vivant

Du visible à l’invisible, le festival veut capter et dévoiler l’esprit du vivant à travers les créations des artistes invités. Sans chercher à rencontrer frontalement l’actualité, le festival pose néanmoins des questions essentielles. La volonté n’est pas de produire un débat par ailleurs indispensable mais d’écouter, voir et ressentir cette acuité particulière qu’ont les artistes pour regarder le monde.
L’état de nature traverse nombre des œuvres présentées et appelle à la contemplation. Prendre le temps, se donner le temps, s’offrir de la lenteur. Sentir l’eau et l’air, toucher la pierre, ausculter des micro-mondes et des infra-mondes, voyager dans l’esprit du vivant.

Cloud, Christina Kubisch ©Christina Kubisch

Les pionnières du son

La création sonore est à l’origine du festival et depuis sa première édition, le son constitue sa trame artistique. Comme dans tant d’autres domaines, l’art fait peu de cas des femmes qui ont profondément contribuées à son histoire. Au-delà de l’hommage, il s’agit de participer à une nouvelle écriture de cette histoire et de repenser ce qui fait la création, son environnement, son écriture sociale, économique et politique.

Kasper T. Toeplitz

Les collaborations

Depuis plusieurs éditions, le festival développe ses relations avec d’autres partenaires artistiques et participe à la mise en œuvre d’un travail en commun.

]interstice[ est le fruit d’un ensemble de collaborations essentielles et fidèles. Le premier de nos partenaires, artistique et pédagogique, est l’ésam Caen/Cherbourg sans qui le festival n’existerait pas. Le Dôme, où ]interstice[ est résident, et le Pavillon sont depuis cinq ans des lieux qui nous permettent d’habiter et d’expérimenter sur la Presqu’île de Caen. L’Abbaye-aux-Dames et l’Artothèque-Espaces d’art contemporain nous accueillent également depuis plusieurs années pour exposer des artistes internationaux. Pour la deuxième fois, Territoires pionniers et la Galerie IGDA 2.0. nous reçoivent avec des propositions inédites et le centre chorégraphique national de Caen en Normandie nous offre une nouvelle carte blanche. La Galerie L’Œil Histrion nous rejoint avec une programmation commune au 102ter et la ville de Caen nous donne l’opportunité chaque année d’occuper les églises Saint-Nicolas et du Vieux-Saint-Sauveur.

Nationalement, à travers plusieurs artistes invités, ce sont différentes collaborations qui naissent ou se renforcent comme avec Le Bon Accueil (Rennes), Seconde Nature (Aix-en-Provence), Zinc (Marseille) ou Scopitone (Nantes). En Normandie, c’est la possibilité d’une double production, ici à ]interstice[ et au Havre à l’été 2019 dans le cadre du festival EXHIBIT! au Tetris.

À Caen avec le Studio Neura, c’est la création d’un atelier sonore toute la durée du festival, avec le collectif PAN c’est le rendez-vous régulier d’une nouvelle proposition artistique et avec le Collectif Manœuvre, c’est une création originale, une scénographie et un lieu d’accueil où se tiendra l’inauguration du festival.

Enfin, et ce sera un des points d’orgue de cette édition, nous mettons en avant la dynamique de la scène montréalaise, chaque année présente à ]interstice[.

Tout cela fait l’esprit du festival et nous espérons que vous le partagerez avec nous.

David Dronet & Luc Brou


Artistes

AKI INOMATA JP
ALEXIS LANGEVIN-TÉTRAULT CA
BÉRÉNICE SERRA FR
CHRISTINA KUBISCH DE
CHRISTOPHE MONCHALIN BE
COLLECTIF MANŒUVRE FR
ELS VIAENE BE
FRED.H FR
GUILLAUME COUSIN FR
GORAN VEJVODA RS & FLORENCE MÜLLER FRKASPER T. TOEPLITZ FR
LYDIE JEAN-DIT-PANNEL FR & GAUTHIER TASSART FRMARC BARON FR
MARIACHI FR
MATTHIEU MARTIN FR & PETER THEREMIN RUMYRIAM BLEAU CA
NICOLAS BERNIER CA
NICOLAS TOURTE FR
NILS VÖLKER DE
PAUL DUNCOMBE FR
ROBYN MOODY CA
RYOICHI KUROKAWA JP
STUDIO NEURA FR
THOMAS ANKERSMIT DE

ADRIEN LEFEBVRE ADRIEN MILLE
ÂNKH
CIRCUIT TORDU CONFORMANCE
DJ PHUNKY PRIMATE
EL TIGER COMICS GROUP HERVÉ PLATEL

HOLASISI
JUSTE OREILLES MUTABLE INSTRUMENT NEPHASE
SCHAAMU
SICHUAN
SLIC
THIBAULT JÉHANNE TWO TONE
XXXIII
(Y)

Plus d’infos ici : http://festival-interstice.net

Tetsuo Kogawa : Radio-art

Théoricien, activiste, artiste, Tetsuo Kogawa est une figure incontournable des arts sonores et radiophoniques, il contribue depuis le début des années 1980 à une réflexion radicale sur la communication et les médias. Beaucoup ont profité des fruits de ses recherches et parfois sans le savoir : ses créations électroniques et ses textes ont tant été partagés, repris ou commentés qu’ils ont contribué à alimenter la culture commune de la génération actuelle des expérimentateurs sonores et des hackers, des penseurs de la radio, des médias et des mondes numériques.

Avec Akiba, son dernier livre, il revient sur son itinéraire d’enfant passionné d’électronique dans le Tokyo de l’après-guerre, témoigne de son expérience au sein du mouvement des radios libres japonaises, et raconte l’invention d’un nouvel art des ondes électromagnétiques : le « radio-art ». Ce récit autobiographique forme le coeur de l’édition anthologique Tetsuo Kogawa : Radio-art, coordonnée et présentée par Pali Meursault. Celle-ci rassemble également les manifestes les plus importants écrits par Tetsuo Kogawa, un entretien inédit avec Félix Guattari, et des contributions originales de J. Duncan et Elisabeth Zimmermann.

Directeurs de la publication :
Magali Daniaux & Cédric Pigot
Ouvrage coordonné par Pali Meursault
Conception graphique : Schulz & Leary
Photographie de couverture :
A. Woodward/Arika
Format : 14 x 22,5 cm
312 pages / 110 illustrations
ISBN : 978-2-9562753-2-9
Mars 2019
Diffusion : presses du réel


Rencontres, discussions et performances à l’occasion de la sortie du livre

Le jeudi 25 avril 2019 à 19H, accès libre, à la Gaîté Lyrique, 3 bis rue Papin Paris 3e

Après une brève présentation de l’ouvrage par les éditeurs Magali Daniaux et Cédric Pigot, Pali Meursault et Anne Zeitz reviendront sur cette histoire radiophonique et la manière dont elle peut nourrir la réflexion sur les médias numériques actuels.

Les discussions seront suivies d’une performance de Tetsuo Kogawa streamée depuis Tokyo, puis d’un concert de Nicolas Montgermont et Pali Meursault, construit à partir de signaux radiophoniques captés dans la Gaîté Lyrique.

Intervenant·e·s :

  • Magali Daniaux et Cédric Pigot : artistes, directeurs des éditions UV
  • Tetsuo Kogawa : théoricien, activiste et radio-artiste
  • Pali Meursault : artiste sonore, coordinateur de l’édition
  • Nicolas Montgermont : artiste sonore et explorateur des ondes
  • Anne Zeitz : maître de conférences Université Rennes 2

Les pianos ne poussent pas sur les arbres

La première anthologie en français des écrits et entretiens de Max Neuhaus, figure cruciale de l’expérimentation en musique électronique aux États-Unis et pionnier des arts sonores.

Des articles détaillant les enjeux esthétiques de son travail, à ses prises de position critique dans la presse, en passant par les textes de catalogues, entretiens, notices et autres documents de recherche, l’œuvre textuelle de Max Neuhaus (1939-2009) est à l’image de son activité artistique : à la fois riche, ancrée dans les problématiques contemporaines et touchant, à travers le fil rouge que constitue le son, à des sujets particulièrement variés, où l’artiste endosse tour à tour les habits du scientifique, de l’ingénieur, de l’architecte, du designer sonore, ou encore de la critique sociale et institutionnelle.
Cette anthologie présente, pour la première fois en langue française, une sélection traduite des écrits et entretiens de Neuhaus, comprenant notamment plusieurs inédits et organisée selon une lecture s’attachant à dégager les principales lignes de fuite qui animent sa recherche foisonnante. La première partie s’intéresse à la problématisation contextuelle de l’écoute, comprise au carrefour de ses dimensions physiologique, technologique, sociale et culturelle, et dont dépend le renouveau critique d’une pensée de l’attention. La partie suivante regroupe un ensemble de textes où se dessine, au fil des années et des remises en cause esthétiques, l’émergence d’un paradigme sonore émancipé du musical et trouvant dès lors, chez l’artiste, son épanouissement dans le champ des arts plastiques. Les questions liées au design sonore et à l’environnement occupent la troisième partie et constituent un important domaine de recherche dans l’évolution du travail de Neuhaus. C’est ici une approche singulière de l’écologie sonore qui se fait jour. Formulée dans le sillage de son intérêt pour l’attention contextuelle de l’écoute et résolument inscrite dans des préoccupations urbaines, la position défendue par Neuhaus invite au passage à reconsidérer l’historiographie de ce champ d’études. La dernière partie réunit enfin les différents textes, documents et entretiens rédigés et donnés par Neuhaus qui simultanément interrogent et projettent, du point de vue sonore, les transformations sociales et esthétiques inhérentes à l’avènement des réseaux, investissant la communication orale au sein d’une communauté déterritorialisée d’une véritable politique de l’auralité.

Daniele Balit est commissaire d’expositions, théoricien et historien de l’art, vivant à Paris. Il est professeur d’histoire de l’art et de culture générale à l’Institut supérieur des Beaux-Arts de Besançon. Il est membre fondateur de la plateforme curatoriale 1:1projects à Rome et initiateur de Birdcage, galerie temporaire et itinérante autour des pratiques sonores. Docteur en histoire de l’art (Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne), sa thèse porte sur l’origine des expérimentations sonores et sur leur impact dans les contextes d’exposition. Grâce au soutien à la théorie et critique d’art attribué par le Cnap en 2014, il poursuit cette investigation par un travail sur la figure et l’héritage de l’artiste Max Neuhaus. Ses activités de recherche concernent la question de l’in situ, de l’espace public, de l’extra-muros ou de l’intervention discrète.

Matthieu Saladin, artiste et musicien, vit et travaille à Paris. Il est maître de conférences en arts sonores à l’université Paris 8, membre de l’équipe TEAMeD au sein du laboratoire Arts des images et art contemporain (AI-AC) et chercheur associé à l’institut ACTE (université Paris 1 – Panthéon – Sorbonne, CNRS UMR 8218). Sa recherche théorique porte principalement sur l’art sonore et les musiques expérimentales. Il codirige la collection Ohcetecho aux Presses du réel, participe aux comités de rédaction des revues Volume! et Revue et Corrigée, et est directeur de rédaction de la revue de recherche Tacet.

Max Neuhaus (1939-2009) est un artiste américain. Il a commencé sa carrière comme interprète du répertoire pour percussions des musiques expérimentales dans les années 1960 (Stockhausen, Cage, Feldman, etc.), pour ensuite se consacrer au travail du son dans le champ des arts plastiques, à travers notamment des interventions dans l’espace public sous forme d’installation sonore (dont il forgera le terme), ainsi qu’au design sonore. Artiste de renommée internationale, ses œuvres sont présentées de manière permanente à Times Square, New York, USA (Dia: Beacon) ; la Kunsthaus de Graz, Autriche ; le Castello di Rivoli, Museo d’Arte Contemporanea, Italie ; CAPC Musée d’Art Contemporain de Bordeaux ; le AOK Building de Kassel et la ville de Stommeln en Allemagne. Il a par ailleurs eu des expositions au MoMA, au Whitney Museum of American Art, à New York ; à l’ARC, Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris ; le Centre National d’Art Contemporain de Grenoble ; la Kunsthalle de Bâle et la Kunsthalle de Bern en Suisse ; il a participé également aux Documenta 6 et 9 de Kassel et à la Biennale de Venise).
Edité par Daniele Balit et Matthieu Saladin.
Textes de Daniele Balit & Matthieu Saladin, Max Neuhaus, entretiens avec Max Neuhaus par Greg Desjardins, Ulrich Loock, Arthur Danto, Lucio Pozzi, Jean-Yves Bosseur, Hans Ulrich Obrist, Patrick Javault, Ron Kuivila, William Duckworth, Carolyn Christov-Bakargiev, Peter Traub.

Traductions de l’anglais (États-Unis) par Marie Verry.

Publié avec le soutien de l’université Paris 8 (TEAMeD, AI-AC) et du Labex Arts H2H.

paru en février 2019
édition française
13 x 17 cm (broché, jaquette américaine, couv. en affiche pliée)
480 pages (ill. n&b)
26.00 €
ISBN : 978-2-84066-892-3
EAN : 9782840668923