Virginie Viel – Pearls

Les dernières compositions de Virginie Viel, ancienne étudiante de l’ESAM, éditées en CD !

Virginie est une compositrice de musique acousmatique et une artiste plasticienne. Depuis 2008, sa pratique artistique gravite autour de la photographie, la vidéo et les installations audiovisuelles, et de la composition électroacoustique.

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En 2008, elle obtient un Master en communication à l’Ecole Supérieure d’Arts et Médias de Caen (FR). En 2014, elle obtient un Master en Composition électroacoustique au Conservatoire Royal de Mons (Arts au Carré) en Belgique. Aujourd’hui la musique occupe une place centrale dans son travail. En effet, depuis 2014, elle poursuit un doctorat en composition électroacoustique à De Montfort University, à Leicester (Royaume-Uni). Sa recherche interroge les relations entre forme musicale et arts visuels. Elle est membre du collectif Séneçon, basé à Bruxelles. Ses œuvres ont été jouées en Europe, Canada, Mexique, Etats-Unis et Australie. Elle a collaboré avec des artistes en France et en Belgique. En juin dernier, elle a achevé une résidence de composition, invitée par Robert Normandeau et la Faculté de Musique de l’Université de Montréal, Québec, Canada. Cet automne, elle sera en résidence à I’université Ionienne située à Corfou, Grèce afin de poursuivre une partie de sa recherche ( avec le soutien d’Eramsus+). Elle y compose une pièce acousmatique.

PEARL  / obs *  m e 064 cd/cassette/file solo, 65 min, limited edition, monochrome book+evenlope plus CD/or CASSETTE

1/ Nuage Noir, 11” 49’, 2014

2/ Liberté chérie, 12” 10’, 20143/ I belong to the sea, 11” 00’, initially composed for 8 channels, 2015 Stereo version4/ Nyx (Νύξ) 10” 34’ – acousmatic music – stereo – 20155/ Danse macabre 8”37’ – acousmatic music – stereo – 2016

6/ Uni-vers(e) 10”12’ – acousmatic music –initially composed for a dome of speakers (32 channels) – 2016

stereo version

released MAR 5, 2017

BANDCAMP

http://abser1.narod.ru/index/obs_064/0-311

Portes ouvertes à l’esam

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☆ Journée portes ouvertes ☆
ésam Caen/Cherbourg
Samedi 4 février 10h-18h (sites de Caen et de Cherbourg)

Au programme :
▪ Rencontres avec les étudiants, les enseignants et l’équipe pédagogique
▪ Présentation de la classe préparatoire, des différentes options de l’enseignement supérieur (Design graphique, Communication et Art) et des ateliers grand public
▪ Visites du bâtiment, des ateliers techniques (sérigraphie, lithographie, reliure, menuiserie, modelage, métal, labo photo, son et vidéo) mais aussi des espaces de travail des étudiants
▪ Programmation de performances
▪ Projection de films
▪ Expositions

INFOS PRATIQUES
▷ ésam Caen/Cherbourg – www.esam-c2.fr/

La veilleuse de Dominique Petitgand

 

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Installation sonore pour théâtre vide de Dominique Petitgand

« La Veilleuse est une installation sonore qui se visite pendant les heures creuses du théâtre : cette émotion d’entrer dans une grande salle totalement vide, habituellement peuplée et en représentation, et de se trouver en présence de voix, de silences, d’apparitions sonores qui proviennent des différents côtés et niveaux de la salle, des gradins, de la scène, des coulisses, des paroles et des sons entendus dans la distance, proches, lointains, se répondant d’un bord à l’autre, s’additionnant par couches et en résonance. » Dominique Petitgand

La Veilleuse emprunte son titre au vocabulaire du théâtre. Elle renvoie à cette petite lampe sur pied allumée sur un plateau pendant ces mêmes heures creuses lorsque le théâtre est plongé dans l’obscurité. Ce temps de latence est ici réinvesti par un ensemble de voix en présence hors du temps déterminé de la représentation. Des liens sémantiques se créent. Ils caractérisent le processus de travail de Dominique Petitgand: des opérations de montage à partir d’enregistrements sonores. Fragmentée, ré-organisée, reprise, soustraite, l’amorce narrative laisse place à la surface «bruissante» de la langue et renvoie les mots, vecteurs souvent impuissants, dans leurs retranchements. La di usion mécanique de ces voix par le biais de la machine s’efface totalement au profit de ce qui rend précisément, une situation de communication singulière: ces moments où la parole achoppe. Audrey Illouz

Conférence de Dominique Petitgand à l’essai Caen/Cherbourg site de Caen, Entrée libre, mercredi 25 janvier 2017 à 18H30.

Installation sonore du 26 au 28 janvier 2017 au CDN

Plus d’infos : www.comediedecaen.com/autre-comedie/exposition/la-veilleuse/

Triangles Irascibles, Yro

Dans le cadre du séminaire d’initiation à la recherche de la mention Intermédias, Yro proposera une performance intitulée « Triangles irascibles » dans l’auditorium de l’ésam Caen/Cherbourg, à Caen, le mercredi 30 novembre 2016 à 18h (entrée libre). http://www.yrostudio.com/arc…/portfolio/triangles_irascibles

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Un appartement, des rues, une ville, un train, une banlieue ; des espaces urbains qui défilent, s’arrêtent et repartent, pénétrés par l’apparition d’une foret énigmatique où sont rejoués des fragments du passé : un visage, des arbres coupés, un feu, des portraits de famille, un geste inquiétant, des branchages entremêlés. Ce voyage à la fois physique et mental est le parcours qu’un homme doit arpenter pour rejoindre la maison où il a grandi. Les paysages traversés se fixent, se déforment et s’engouffrent dans les troubles et les variations de sa mémoire.  On explore avec lui cette frange de l’imaginaire où le souvenir et le présent se croisent.

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Manipulation, photographies, images & écritures : Yro
Musique, bruitages & écritures : Erwan Raguenes
Textes : Yro assisté de Blandine Bricka
Dans le rôle du père : Bernard Szajner

Urostudio : http://www.yrostudio.com

Déversoir de Jean-Charles Rémicourt-Marie

Dans le cadre du programme de résidence d’artiste du centre Caza d’Oro, Jean-Charles Remicourt-Marie a été sélectionné pour réaliser le dispositif acoustique Déversoir.
Cette année la résidence mettait l’accent sur le Land art et la manière dont il incorpore aujourd’hui des questionnements écologiques. Au delà du simple choix des matériaux, cette structure a été conçue afin de rester en place une dizaine d’année autour du lac du Carla-Bayle (Pyrénées ariégeois) afin de rompre avec l’image d’un art écologique qui serait par définition éphémère.

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Cette forme s’inspire des déversoirs dont sont équipés les lacs artificiels afin de réguler le niveau de l’eau. D’un diamètre de six mètres pour deux mètres cinquante de profondeur, cette structure propose un temps d’arrêt au spectateur au cours duquel le paysage est soustrait à sa vue. L’isolation naturelle créée par le sol argileux du terrain couplée avec le profil du dispositif permet une amplification du paysage sonore et invite le spectateur à une situation d’écoute. De cette manière, le paysage n’existe plus en tant qu’image afin de laisser place à son existence sur le plan sonore.
Le choix d’une pièce invitant à descendre sous le niveau du sol a été encouragé par la nature sismique des Pyrénées. Déversoir développe ainsi une réflexion sur deux formes de paysages sonores: un premier qu’on appelerait paysage ambiant mais aussi un second, souterrain et inaudible pour l’oreille humaine.
Avec l’aide de Mathieu Sylvander, responsable du réseau des observatoire sismiques des Pyrénées (RSSP/CNRS), la pièce sonore Magnitude fut élaborée pour le jour du vernissage. Réalisée à partir des données du sismomètre de Moulis implanté à 20km de la structure, cette pièce nous rend audible aussi bien le bruit de fond sismique* que l’onde de choc provoquée par le tremblement de terre du 13 novembre 2016 en Nouvelle-Zélande.

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* Le bruit de fond sismique est ici un son quasi continu, résultant des mouvements océaniques contre la bordure Atlantique de la France.

Centre Caza d’Oro : http://www.cazadoro.org

Virginie Viel, invitée de Tapage Nocturne

Réécoutez Virginie Viel, invitée de Tapage Nocturne de l’émission Tapage nocturne sur France Musique, radio du groupe Radio France.

Source : Virginie Viel, invitée de Tapage Nocturne

Sounds of War

Léa Le Bricomte Sounds of War

Exposition du 7 juillet au 28 août 2016 – Porte des Allemands – Metz

Vernissage mercredi 6 juillet à 18H / Concert d’obus à 19H (performance sonore de Léa Le Bricomte, avec Philippe Pannier.

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© Léa Le Bricomte | Stupa, missiles, bois, 2016

Les œuvres de Léa Le Bricomte opèrent à des croisements de territoires fondamentalement contradictoires. L’opposition guerre-paix y trouve une place majeure en traversant un ensemble d’œuvres où les objets liés au monde guerrier se trouvent affublés d’une autre fonction et par conséquent d’une nouvelle signification. Les munitions aux calibres multiples, les obus de mortier, les fusées éclairantes ou encore les grenades à fusil qui, initialement, avaient une fonction offensive et/ou défensive sont recontextualisés dans un champ ludique, méditatif et altruiste. Le processus de détournement génère une conversion de la mort à la vie (…)
(En 2014) elle réalise Sounds of war, une nouvelle version du mandala composée de cent obus datant de la Première Guerre Mondiale disposés chacun sur un petit coussin habituellement destiné à supporter un bol chantant tibétain. L’ensemble de l’installation repose sur un tapis circulaire noir dont le centre comporte un motif imprimé représentant de manière stylisée la roue du Karma tibétaine. Son dessin et sa symbolique impliquent une double lecture nous renvoyant à deux étapes symboliques de la vie : la mort et la fusion des énergies, par extension elle désigne la renaissance. La roue guide le sens de l’œuvre qui est à la fois une sculpture (muette et inactive) et un dispositif performatif (sonore et actif). L’œuvre connaît une mutation de son statut du fait de la charge musicale des obus, qui, lorsqu’ils sont compris et manipulés comme des instruments de musique, sonnent à la manière des bols chantants tibétains. La sculpture devient une zone performative lorsque Léa Le Bricomte invite une douzaine de musiciens à jouer une musique nouvelle en révélant « le potentiel des obus reprogrammés en instruments de paix. » L’intervention du corps, l’exécution de gestes ancestraux, l’activation sonore et l’écoute du public engendrent la mutation de l’œuvre. Par le déplacement des fonctions et des symboles, nous assistons à la réactivation de différentes traditions. Décontextualisées et reformulées, les pratiques du mandala et du bol chantant tibétain sont réinscrites dans une création à la fois personnelle et collective.

Julie Crenn