Sounding New

SOUNDING NEW : ŒUVRES SONORES DE LA COLLECTION

8 MARS – 7 JUILLET 2019

Inauguration jeudi 7 mars 2019

Au printemps 2019, le Musée d’art contemporain de Lyon présente une exposition d’œuvres de sa collection consacrée à l’expérimentation sonore depuis les années 1960.
L’acquisition récente de Rainforest V (Variation 4), 1973-2017 de David Tudor et Composers Inside Electronics constitue le cœur de cette exposition qui permet de revenir sur la présence du son dans la collection du macLYON en réunissant des œuvres proches par l’histoire et l’esthétique.
Autour de Rainforest V (Variation 4), le Time Lag Accumulator, 1967-2003 de Terry Riley, Sound With/In, 1989 de La Monte Young, Empty Vessels, 1997 d’Alvin Lucier ou World Trade Center Recording: Winds After Hurricane Floyd, 1999-2002 de Stephen Vitiello dessinent quelques traits de la musique expérimentale américaine et explorent ses liens avec les arts plastiques.
Le macLYON propose de parcourir les univers de 17 artistes ayant expérimenté et produit des formes nouvelles en décloisonnant les disciplines – musique, arts visuels, théâtre, danse et poésie – s’éloignant des conventions artistiques et culturelles de leur époque. Nous invitons à regarder, écouter, lire, ressentir les œuvres de ces artistes qui ont marqué l’histoire de la musique et de l’art contemporain par leur audace et leur créativité.
Avec des œuvres de : Laurie Anderson, George Brecht, Philip Corner, Molly Davies, Morton Feldman, Anna Halprin, Joe Jones, Allan Kaprow, Alvin Lucier, George Maciunas, Peter Moore, Nam June Paik, Terry Riley, David Tudor, Stephen Vitiello, La Monte Young et Marian Zazeela.

Julien Glauss – Jérôme Poret

Julien Clauss – Ground Noise

Jérôme Poret – La teinturière de la lune

7 AVRIL – 26 mai 2019
VERNISSAGE dimanche 7 AVRIL – 15h/21h
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INSTANTS CHAVIRÉS / ANCIENNE BRASSERIE BOUCHOULE
2 Rue Emile Zola – Montreuil – M°Robespierre
Exposition ouverte du mercredi au dimanche 15h/19h – entrée libre
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DEUX EXPOSITIONS PERSONNELLES CROISÉES

Au printemps 2019, nous accueillons deux projets littéralement dédiés à l’ancienne brasserie Bouchoule, l’espace d’exposition des Instants Chavirés : GROUND NOISE de Julien Clauss et LA TEINTURIÈRE DE LA LUNE de Jérôme Poret.

Un jeu de temporalités différentes se jouera entre les deux expositions personnelles qui fonctionnent selon les révolutions des têtes de lecture du dispositif sonore de Julien Clauss d’un côté et l’activité de fermentation d’une cuve de houblon, un brassin, placée in situ par Jérôme Poret de l’autre.

A l’instar d’une chambre d’écho, les deux expositions vont augurer des points de jonction et de disjonction, chaque cycle d’activité conditionnant l’expérience des visiteurs. Au programme : amplitude sonore déployée de l’usure du sol et mystère de l’alchimie de la fermentation passé à la loupe !

DOSSIER DE PRESSE
RENDEZ-VOUS DURANT LES EXPOSITIONS

> Dimanche 7 avril – Vernissage en présence des artistes – 15H/21H – ENTRÉE LIBRE
> Dimanche 19 mai – CONCERT IN SITU – JULIEN CLAUSS – 16H – ENTRÉE LIBRE
> Dimanche 26 mai – CONCERT IN SITU – JÉRÔME PORET – 16H – ENTRÉE LIBRE
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JULIEN CLAUSS
GROUND NOISE

Ground Noise est un projet sonore spécifiquement conçu pour l’espace d’exposition des Instants Chavirés. Il propose en quelque sorte une topographie sonore et active des sols de la brasserie Bouchoule en se fondant sur la lecture en direct des micro-reliefs du sol et leur sonification.
La dalle usée de l’ancienne halle des Instants Chavirés est investie comme matière première d’un dispositif de lecture inspiré de platines vinyles. L’installation concrétise des problématiques d’écriture, de hasard et de support à l’aide de platines à détection laser programmées et traitement analogique modulaire.
L’érosion du sol est envisagée comme une forme d’écriture dans la matière, figurant dans les reliefs la partition d’un paysage sonore qui se déploie dans l’espace d’exposition des Instants Chavirés.
L’installation sonore sera également activée sous forme d’un concert de Julien Clauss l’avant-dernier week-end de l’exposition.

Avec la participation du DICRéAM et le soutien de l’INA GRM, Sick Sensor et de Métalu.
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JULIEN CLAUSS
Né en 1974, vit et travaille dans les Hautes-Alpes.

Depuis 2001, il réalise des pièces sonores, des sculptures, des installations, des performances, et des dispositifs radiophoniques.
C’est par le son qu’il aborde son travail sculptural, cherchant à mettre la matière sonore en forme et en espace selon différentes techniques. Cette pratique de la sculpture sonore l’amène à penser l’invisible : comment y faire forme, comment composer une étendue, délimiter un espace et avec quelle porosité, et selon quelles modalités organiser la perception physique de cet invisible?

cycliq.org
onentendlirejusquaubout.wordpress.com
108mhz.wordpress.com
meteomondiale.bandcamp.com
julien-clauss.bandcamp.com
t3khn3.bandcamp.com


JÉRÔME PORET
LA TEINTURIÈRE DE LA LUNE

En parallèle du projet GROUND NOISE de Julien Clauss, nous accueillons celui de Jérôme Poret qui fait directement écho à la fonction originelle de l’espace d’exposition des Instants Chavirés, l’ancienne brasserie Bouchoule en y déposant un brassin. En nommant son projetLA TEINTURIÈRE DE LA LUNE ainsi que la bière créée à cette occasion, Jérôme Poret fait directement référence aux alchimistes qu’on désignait comme teinturiers au Moyen Âge. En effet, ce qui intéresse l’artiste est surtout ce processus chimique de fermentation qui agit dans l’obscurité de la cuve. À l’aide d’une caméra, il tente de restituer les mouvements et transformations imperceptibles qui habitent l’espace confiné de la cuve présentée au rez-de-chaussée de la Brasserie.

« Cela se passe dans une ancienne brasserie devenue lieu d’art. Lieu incarnant un savoir-faire, aujourd’hui dédié à la représentation, la brasserie se fait image et s’inscrit dans une nouvelle épaisseur.
Le temps d’un brassin, par l’alchimie de la bière, plusieurs espace-temps et récits vont s’achopper pour faire signe d’eux-mêmes. Des formes naissent de la rencontre entre des amitiés, des pratiques musicales et artisanales dont les processus convergent.
Pensé comme un cycle, le projet est rythmé par l’élaboration d’une bière créée spécifiquement pour le lieu, en collaboration avec Carole et Franck Bellon de l’Atelier de la Bière.
Les habitudes du lieu adopteront une temporalité flottante, liée à ce phénomène de transmutation.
La cuve pleine et ses émissaires accueilleront le public pour le vernissage ;
Voyant ou témoin, un dispositif de captation vidéo et sonore accompagnera la fermentation ;
un second temps avec une période de garde à température ambiante laissera le temps à la bière d’atteindre son plein potentiel, puis, à la fin de l’exposition une vente-dégustation et un concert organisés autour de cette bouteille à la fois multiple et oeuvre éditée.
Gravitant autour de la cuve, les formes habitant le lieu sont imaginées comme autant de variations, d’états d‘une expérience donnée : celle d’une durée exposée, rendue sensible et concrétisée dans la matière. » JP

Remerciements : Frank Le Liboux pour le labo photo du Centre Jean Lurçat à Montreuil, Timothy Mason (tirage photos), Carole et Frank Bellon de l’Atelier de la Bière, Jean Louis Chapuis de Warmgrey (graphisme de l’étiquette), Sybille Raffort pour son assistance.
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JÉRÔME PORET
Né en 1969, vit et travaille à Verrières-le-Buisson et Paris.

il explore les dimensions événementielles et matérielles du son. Inscrit dans les pratiques musicales dites extrêmes (indus, métal, noise) et leurs esthétiques, l’électro-acoustique, son univers plastique en fait le matériau d’une interaction avec les lieux et les architectures investis. Il les conçoit comme « une structure amplificatrice », émettrice d’un environnement social et artistique donné, à affecter.
Musicien, producteur du label de disque vinyle expérimental LABELLE69, il réalise des pièces sonores, performances, mais aussi des dessins muraux Sonicdrawings, installations, vidéos. Autant de moyens pour donner « forme » au son, entre matière imperceptible (images, fréquences) et objets physiques bien réels.

(Portrait © Timothy Mason)

ctjerome.bandcamp.com
labelle69.com
acousticcameras.org

Festival ]interstice[ 14e rencontre des inclassables

Le festival ]interstice[ présente la 14ème rencontre des inclassables du 26 avril au 12 mai 2019, dans 13 lieux caennais avec plus de 50 artistes venus d’Allemagne, Belgique, Canada, Japon, Pays-Bas, République de Serbie, Russie et de France.

Des expositions d’arts visuels, sonores et numériques qui donneront à voir l’invisible et le vivant et des performances sonores et visuelles, des rencontres, visites et ateliers feront découvrir une création contemporaine poétique.

Wave Interference, Robyn Moody ©DK

Du visible à l’invisible, l’esprit du vivant

Du visible à l’invisible, le festival veut capter et dévoiler l’esprit du vivant à travers les créations des artistes invités. Sans chercher à rencontrer frontalement l’actualité, le festival pose néanmoins des questions essentielles. La volonté n’est pas de produire un débat par ailleurs indispensable mais d’écouter, voir et ressentir cette acuité particulière qu’ont les artistes pour regarder le monde.
L’état de nature traverse nombre des œuvres présentées et appelle à la contemplation. Prendre le temps, se donner le temps, s’offrir de la lenteur. Sentir l’eau et l’air, toucher la pierre, ausculter des micro-mondes et des infra-mondes, voyager dans l’esprit du vivant.

Cloud, Christina Kubisch ©Christina Kubisch

Les pionnières du son

La création sonore est à l’origine du festival et depuis sa première édition, le son constitue sa trame artistique. Comme dans tant d’autres domaines, l’art fait peu de cas des femmes qui ont profondément contribuées à son histoire. Au-delà de l’hommage, il s’agit de participer à une nouvelle écriture de cette histoire et de repenser ce qui fait la création, son environnement, son écriture sociale, économique et politique.

Kasper T. Toeplitz

Les collaborations

Depuis plusieurs éditions, le festival développe ses relations avec d’autres partenaires artistiques et participe à la mise en œuvre d’un travail en commun.

]interstice[ est le fruit d’un ensemble de collaborations essentielles et fidèles. Le premier de nos partenaires, artistique et pédagogique, est l’ésam Caen/Cherbourg sans qui le festival n’existerait pas. Le Dôme, où ]interstice[ est résident, et le Pavillon sont depuis cinq ans des lieux qui nous permettent d’habiter et d’expérimenter sur la Presqu’île de Caen. L’Abbaye-aux-Dames et l’Artothèque-Espaces d’art contemporain nous accueillent également depuis plusieurs années pour exposer des artistes internationaux. Pour la deuxième fois, Territoires pionniers et la Galerie IGDA 2.0. nous reçoivent avec des propositions inédites et le centre chorégraphique national de Caen en Normandie nous offre une nouvelle carte blanche. La Galerie L’Œil Histrion nous rejoint avec une programmation commune au 102ter et la ville de Caen nous donne l’opportunité chaque année d’occuper les églises Saint-Nicolas et du Vieux-Saint-Sauveur.

Nationalement, à travers plusieurs artistes invités, ce sont différentes collaborations qui naissent ou se renforcent comme avec Le Bon Accueil (Rennes), Seconde Nature (Aix-en-Provence), Zinc (Marseille) ou Scopitone (Nantes). En Normandie, c’est la possibilité d’une double production, ici à ]interstice[ et au Havre à l’été 2019 dans le cadre du festival EXHIBIT! au Tetris.

À Caen avec le Studio Neura, c’est la création d’un atelier sonore toute la durée du festival, avec le collectif PAN c’est le rendez-vous régulier d’une nouvelle proposition artistique et avec le Collectif Manœuvre, c’est une création originale, une scénographie et un lieu d’accueil où se tiendra l’inauguration du festival.

Enfin, et ce sera un des points d’orgue de cette édition, nous mettons en avant la dynamique de la scène montréalaise, chaque année présente à ]interstice[.

Tout cela fait l’esprit du festival et nous espérons que vous le partagerez avec nous.

David Dronet & Luc Brou


Artistes

AKI INOMATA JP
ALEXIS LANGEVIN-TÉTRAULT CA
BÉRÉNICE SERRA FR
CHRISTINA KUBISCH DE
CHRISTOPHE MONCHALIN BE
COLLECTIF MANŒUVRE FR
ELS VIAENE BE
FRED.H FR
GUILLAUME COUSIN FR
GORAN VEJVODA RS & FLORENCE MÜLLER FRKASPER T. TOEPLITZ FR
LYDIE JEAN-DIT-PANNEL FR & GAUTHIER TASSART FRMARC BARON FR
MARIACHI FR
MATTHIEU MARTIN FR & PETER THEREMIN RUMYRIAM BLEAU CA
NICOLAS BERNIER CA
NICOLAS TOURTE FR
NILS VÖLKER DE
PAUL DUNCOMBE FR
ROBYN MOODY CA
RYOICHI KUROKAWA JP
STUDIO NEURA FR
THOMAS ANKERSMIT DE

ADRIEN LEFEBVRE ADRIEN MILLE
ÂNKH
CIRCUIT TORDU CONFORMANCE
DJ PHUNKY PRIMATE
EL TIGER COMICS GROUP HERVÉ PLATEL

HOLASISI
JUSTE OREILLES MUTABLE INSTRUMENT NEPHASE
SCHAAMU
SICHUAN
SLIC
THIBAULT JÉHANNE TWO TONE
XXXIII
(Y)

Plus d’infos ici : http://festival-interstice.net

Tetsuo Kogawa : Radio-art

Théoricien, activiste, artiste, Tetsuo Kogawa est une figure incontournable des arts sonores et radiophoniques, il contribue depuis le début des années 1980 à une réflexion radicale sur la communication et les médias. Beaucoup ont profité des fruits de ses recherches et parfois sans le savoir : ses créations électroniques et ses textes ont tant été partagés, repris ou commentés qu’ils ont contribué à alimenter la culture commune de la génération actuelle des expérimentateurs sonores et des hackers, des penseurs de la radio, des médias et des mondes numériques.

Avec Akiba, son dernier livre, il revient sur son itinéraire d’enfant passionné d’électronique dans le Tokyo de l’après-guerre, témoigne de son expérience au sein du mouvement des radios libres japonaises, et raconte l’invention d’un nouvel art des ondes électromagnétiques : le « radio-art ». Ce récit autobiographique forme le coeur de l’édition anthologique Tetsuo Kogawa : Radio-art, coordonnée et présentée par Pali Meursault. Celle-ci rassemble également les manifestes les plus importants écrits par Tetsuo Kogawa, un entretien inédit avec Félix Guattari, et des contributions originales de J. Duncan et Elisabeth Zimmermann.

Directeurs de la publication :
Magali Daniaux & Cédric Pigot
Ouvrage coordonné par Pali Meursault
Conception graphique : Schulz & Leary
Photographie de couverture :
A. Woodward/Arika
Format : 14 x 22,5 cm
312 pages / 110 illustrations
ISBN : 978-2-9562753-2-9
Mars 2019
Diffusion : presses du réel


Rencontres, discussions et performances à l’occasion de la sortie du livre

Le jeudi 25 avril 2019 à 19H, accès libre, à la Gaîté Lyrique, 3 bis rue Papin Paris 3e

Après une brève présentation de l’ouvrage par les éditeurs Magali Daniaux et Cédric Pigot, Pali Meursault et Anne Zeitz reviendront sur cette histoire radiophonique et la manière dont elle peut nourrir la réflexion sur les médias numériques actuels.

Les discussions seront suivies d’une performance de Tetsuo Kogawa streamée depuis Tokyo, puis d’un concert de Nicolas Montgermont et Pali Meursault, construit à partir de signaux radiophoniques captés dans la Gaîté Lyrique.

Intervenant·e·s :

  • Magali Daniaux et Cédric Pigot : artistes, directeurs des éditions UV
  • Tetsuo Kogawa : théoricien, activiste et radio-artiste
  • Pali Meursault : artiste sonore, coordinateur de l’édition
  • Nicolas Montgermont : artiste sonore et explorateur des ondes
  • Anne Zeitz : maître de conférences Université Rennes 2

Cécile Beau à La Pop

CARTE BLANCHE À CECILE BEAU

Création – installation sonore immersive
Entrée libre

Juin 2019
La Pop – incubateur artistique et citoyen

Chaque année, La Pop propose aux franciliens, notamment aux plus jeunes d’entre eux, de découvrir dans la cale de la péniche une œuvre d’art dont le son est l’un des éléments constitutifs, voire le principal enjeu. Après Claude Lévêque, Christian Boltanski et Robin Meier, c’est au tour de l’artiste plasticienne Cécile Beau de s’emparer de cet espace flottant.

http://lapop.fr/spectacles/installation-sonore-cecile-beau-carte-blanche/

Alexandre Castant est l’invité de Tapage nocturne

Exceptionnellement, Tapage nocturne du 22 février 2019 (France Musique) sera entièrement consacré à l’essayiste, historien de l’art contemporain et critique d’art, Alexandre Castant.

Alexandre Castant a fait du son l’un de ses sujets de prédilection.
Il pose la question de la relation image-son comme une question autonome du langage cinématographique. Le rôle plastique, spatial ou fictionnel, que les arts visuels trouvent dans l’expérience musicale, sont autant de sujets qu’il aborde et qui pousse le lecteur-auditeur à repenser son écoute.
De la relation entre l’art contemporain et la pratiques sonores, il a cultivé une réflexion passionnante qu’il expose notamment dans des ouvrages comme « Les arts sonores », « Journal audiobiographique » ou « Planètes sonores ».
(B. Letort)

BIO //
Professeur à l’École nationale supérieure d’art de Bourges où il enseigne l’esthétique et l’histoire de l’art contemporain, et dirige le séminaire L’Atelier sonore d’esthétique,Alexandre Castant est essayiste et critique d’art.

Depuis un premier livre sur le son dans l’art contemporain paru en 2007 Planètes sonores, radiophonie, arts, cinéma (Éditions Monografik, nouvelle édition augmentée 2010), il a également publié, toujours dans le domaine des arts sonores, Journal audiobiographique, radiophonie, arts, cinéma (Nouvelles Éditions Scala, Paris, 2016), et, Les Arts sonores – Son & Art contemporain(Transonic, Charleroi, 2017).

En outre, il a écrit, toujours dans une perspective trans-disciplinaire, sur la littérature et les arts plastiques (Esthétique de l’image, fictions d’André Pieyre de Mandiargues, Publications de la Sorbonne, 2001), la photographie (Noire et blanche de Man Ray, Scala, 2003 ; La Photographie dans l’œil des passages,L’Harmattan, 2004 ; Écrans de neige, photographies, textes, images, Éditions Filigranes, 2014), le paysage (Logique de la mappemonde, note sur l’espace méditerranéen, Éditions Filigranes, 2012) ou l’imaginaire (ImagoDrome, des images mentales dans l’art contemporain, collectif, Éditions Monografik, 2010).

En 2014 et 2018, il a enseigné en Chine, à l’École offshore / XiYiTang de Shanghai et la Shandong University of Arts de Jinan.

Illustrations musicales de l’interview :

Christian Fennesz & Ryutchi Sakamoto
Cendres
Christian Fennesz & Ryutchi Sakamoto
REF TOUCH 22

Ivann Cruz
Quantophrenie
Ivann Cruz
REF HELIX LX 10

John Cage
Haikai
Amadinda Percussion Group
REF HUNGAROTON 31849

Laurie Anderson
Transitory Life / Homeland
Laurie Anderson
REF NONESUCH 524055 2

Brian Eno
Music For Airport 1/1
Brian Eno
REF POINT MUSIC 536 847 2

Laurie Anderson
The Beginning Of Memory
Laurie Anderson
REF NONESUCH 524055 2

John Cage
Haikai
Amadinda Percussion Group
REF HUNGAROTON 31849

Gyorgy Ligeti
Hungarian Rock Chaconne Fur Cembalo
Elisabeth Chojnacka
REF WERGO

Modest Moussorgsky / Orchestration Maurice Ravel
Promenade
Andre Prévin
REF PHILIPS 416 296 2

Ivann Cruz
Ligne de Fuite
Ivann Cruz
REF HELIX LX 10

Erik Satie
Musique D’ameublement n°1
Direction Bernard Desgraupes
REF ARIA S92292 WM 334

Steve Reich
Drumming Part I
Ensemble Ictus
REF CYPRES RECORDS Cyp5608

Brian Eno
Music For Airport 1/1
Brian Eno
REF POINT MUSIC 536 847 2

Modest Moussorgsky / Orchestration Maurice Ravel
Ballet des poussins dans leur coque
Direction Andre Prévin
REF PHILIPS 416 296 2

René Lussier
Le Trésor De La Langue
René Lussier
REF LA TRIBU TRICD 7265

Robinson / Rothbrust / Ladd / Randall
Angel Crazy / Sleeping In Vilna / Why Waste Time
Robinson / Rothbrust / Ladd / Randall
REF AYLER RECORDS Aylcd 130

Melaine Dalibert
Ballade ( 2014 ) / Quatre Pieces Pour Piano
Melaine Dalibert
REF MELAINE DALIBERT MDCD 100

Brian Eno
Music For Airport 1/1
Brian Eno
REF POINT MUSIC 536 847 2

Christian Zanesi
Ambiance Matisse
Christian Zanesi
REF MEGADISCS CLASSICS MDC 7795

René Lussier
Le Trésor De La Langue
René Lussier
REF LA TRIBU TRICD 7265

Bibliographie choisie par l’auteur, Alexandre Castant

Les Arts sonores – Son & Art contemporain
Transonic / École nationale supérieure d’art
Charleroi et Bourges, 2017
Les Arts sonores est le troisième volet des études d’Alexandre Castant (après Planètes sonores paru en 2007 aux Éditions Monografik, et Journal audiobiographique en 2016) sur la question du son dans l’art contemporain.

Journal audiobiographique – Radiophonie, arts, cinéma
Nouvelles Éditions Scala, Paris, 2016
Dans ce Journal audiobiographique d’Alexandre Castant, musique expérimentale, radiophonie, arts plastiques et cinéma, sculpture  et poésie sonore s’y croisent pour construire de nouvelles utopies.

Planètes sonores (radiophonie, arts, cinéma),nouvelle édition revue & augmentée d’un épilogue, éditions Monografik, coll. « Écrits », Blou, 2010
Aujourd’hui, le son est un acteur essentiel de la création artistique, et cet ouvrage Planètes Sonores d’Alexandre Castant – initialement paru en 2007, épuisé depuis, et ici réédité  revu et augmenté – l’analyse de manière fragmentaire mais précise, et  dans une perspective trans-historique, à travers trois domaines : la  radiophonie, les arts plastiques et le cinéma.

Ecouter ici : https://www.francemusique.fr/emissions/tapage-nocturne/alexandre-navarro-est-l-invite-de-tapage-nocturne-69358

Christina Kubisch à Rennes

Le musée des Beaux-arts de Rennes accueille Christina Kubischpour une exposition intitulée Échos magnétiques   qui se déroule du 16 février au 14 avril 2019.

La trajectoire de l’artiste allemande Christina Kubisch, née en 1948, se déploie dans cette exposition en plusieurs constellations qui sont autant d’aperçus documentés sur des moments ou des aspects de son travail. Suite à des études d’art axées sur la peinture, puis de musique dans les années 1960 et au début des années 1970 en Allemagne et en Suisse, Kubisch s’inscrit dans des cours de composition et musique électronique à Milan. Dans les années 1970, son approche se nourrit de la musique expérimentale, de la performance, de la vidéo, des féminismes. Elle développe une série de pièces performatives qui troublent les rapports entre corps et instruments de musique, emboîtant embouchure et masques à gaz ou dés à coudre et doigtés.

Ces concerts ou actions prennent aussi la forme de protocoles détaillés, documentés par le moyen de dessins, de scripts et de partitions. Déjà à cette époque, mais surtout lors de la décennie suivante, son intérêt se porte sur la traduction de phénomènes imperceptibles par des expériences perceptuelles sonores. L’artiste développe des installations et investit de manière privilégiée des espaces en marge ou marqués, mais également des galeries et musées. Grâce à des cubes ou casques récepteurs, elle rend audibles des champs électriques et électromagnétiques, notamment dans une série de projets intitulée Écouter les murs (1982).

Depuis, son travail n’a cessé d’explorer les seuils de ce qui est perceptible. C’est également le rapport entre son et lumière, et en particulier l’ultraviolet, qui est le sujet de différents projets des années 1980 aux années 2000. Kubisch génère des transformations subtiles de la perception de lieux intérieurs et extérieurs par des réseaux de fils, des espaces labyrinthiques, des formes végétales. Des rencontres dans les années 1970 avec John Cage et Mauricio Kagel, aux échanges artistiques et amicaux avec Rolf Julius et Terry Fox à Berlin dans les années 1980 et 90, son parcours manifeste les transferts réciproques qui ont pu émerger de la confrontation des pratiques.

Expositions communes, promenades sonores et « concerts sur table », ces inspirations sont retracées à travers la multiplicité des supports exposés. L’exposition s’organise autour de l’œuvre Cloud (work in progress depuis 2011), proposant l’écoute d’ondes imperceptibles à l’oreille nue et questionnant le rapport entre le visible et l’audible. Présentée pour la première fois en France, cette installation est accompagnée des constellations de documents – partitions, photographies, dessins, vinyles, cassettes – issus du travail de Christina Kubisch et d’artistes qui lui sont lié.e.s, ainsi que des collections de l’INHA-Archives de la critique d’art.

EXPOSITION CHRISTINA KUBISCH ÉCHOS MAGNÉTIQUES Du 16 février au 14 avril 2019
Vernissage : vendredi 15 février 2019, 18h30
Commissariat : Damien Simon, Anne Zeitz, en collaboration avec Clélia Barbut Exposition coproduite avec le Bon accueil-Lieu d’arts sonores

Source : Unidivers, le web culturel Breton