« Mécaniques Remontées ». Exposition du sculpteur sonore Zimoun. | sonore visuel

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Zimoun investit les espaces du CENTQUATRE-PARIS avec ses sculptures sonores pour sa plus grande exposition. Constituées de petits objets (cartons, balles, petits moteurs…), ses œuvres envoûtent le visiteur, tout en modifiant sa perception de l’espace.

Source : « Mécaniques Remontées ». Exposition du sculpteur sonore Zimoun. | sonore visuel

Il n’est jamais trop tard pour redécouvrir l’expérimentation sonore et visuelle d’Anne Gillis | The Drone

On revient sur le travail de l’artiste française à l’occasion de son passage au festival Sonic Protest le 16 mars.

Source : Il n’est jamais trop tard pour redécouvrir l’expérimentation sonore et visuelle d’Anne Gillis | The Drone

Exposition Phill Niblock

Exposition Phill Niblock du 14 au 24 février 2017 dans le cadre des 20 ans d’APO33 sur la Plateforme Intermédia du jeudi au samedi de 15H à 18H.

Vernissage-concert le mardi 14 février à 18H30

Apo33 – La Fabrique Ile de Nantes – 6 Bd Léon Bureau – 44200 Nantes

L’exposition sera présentée en mars à la Tate Modern.

Phill Niblock (né en 1933 à Anderson, Indiana, vit et travaille à New York et à Gand) propose depuis plus de quarante ans une œuvre pluridisciplinaire.
Son art « intermédia » associe musique minimaliste, art conceptuel, cinéma structurel, art systématique ou encore politique, et s’active à modifier notre perception et notre expérience du temps.
Reconnu comme l’un des grands compositeurs expérimentaux de notre époque, Phill Niblock débute sa carrière artistique comme photographe et cinéaste. Passionné de jazz, il s’installe à New York en 1958. Niblock débute la photographie en 1960 et se spécialise dans les portraits des musiciens de jazz (Duke Ellington, Charles Mingus, Billy Strayhorn…). Au milieu des années 1960, il réalise ses premiers films pour les danseurs et chorégraphes du Judson Church Theater. A partir de 1968, Phill Niblock se consacre à la musique et compose ses premières pièces qui doivent – comme le précise l’artiste – être écoutées à fort volume pour en explorer les sur-harmoniques (overtones). Il poursuit indépendamment ses projets cinématographiques dont The Movement of People Working (le mouvement des gens qui travaillent), une série de films de plus de 25 heures réalisée entre 1973 et 1991 où la gestuelle répétitive du travail s’offre en écho direct à ses compositions musicales.

Inframince

Les pépinières européennes pour jeunes artistes présentent :
INFRAMINCE
Exposition collective Du 18 Janvier au 5 Février 2017.
Vernissage le Mardi 17 Janvier 2017 à partir de 18h.
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Commissaire de l’exposition : Valentine Busquet
Les Pépinières européennes pour jeunes artistes renouvellent leur partenariat avec la Fondation Hippocrène et présentent une nouvelle exposition centrée sur la création sonore. Formidable espace de recherche et de questionnement, la matière sonore intrigue aussi bien les artistes musiciens que les plasticiens, qui l’expérimentent de différentes manières.
Perception immatérielle, le son a toujours produit du visuel par le biais de l’imaginaire qu’il dégage. À défaut d’avoir forcément des images sous les yeux, nous en produisons à l’écoute de bruits et de musiques. Certains artistes tentent de se baser sur la matière sonore pour en dégager une création visuelle.
Aujourd’hui, les interactions entre les arts visuels et sonores vont plus loin qu’illustrer le son ou l’accompagner de visuel comme ce fut longtemps le cas. Désormais, l’un des aspects peut servir de base pour produire l’autre. Les sept artistes présentés dans le cadre de cette exposition expérimentent la création sonore par le biais du visuel et vice versa.
INFRAMINCE, concept esthétique créé par Marcel Duchamp qu’il désigne comme étant « une différence ou une intervalle imperceptible, parfois seulement imaginable, entre deux phénomènes » immerge le spectateur dans un parcours sonore et visuel.

Disparition de Pauline Oliveros

Pauline Oliveros, décédée le 25 novembre à l’age de 84 ans, fut incontestablement une très grande dame de la musique contemporaine, expérimentale, minimaliste et de ce que l’on nomme aujourd’hui les arts sonores.

Son accordéon ne soufflera plus à nos oreilles ses longues mélopées, ses drones envoûtants, ses accords resserrées, cette générosité d’un son qui vous embarque dans une écoute profonde, un rituel où l’auditeur est placé dans un état de contemplation proche du sacré. La musique minimaliste américaine a en effet requestionné en profondeur notre état d’écoutant, par l’objet sonore et musical même qu’elle déroule, et le traitement dans des scansions rythmiques évoluant très lentement, tout comme le développement d’incroyables continuums lancinants . Pauline Oliveros participa très activement, parfois en collaboration avec Terry Riley, notamment pour la création du célèbre In C, à ce mouvement minimaliste qui marqua et marque encore, toute une génération de compositeurs et d’auditeurs depuis les années 70

Steve Reich, John Adams, Terry Riley, La Monte Youg, Chalemagne Palestine, Phil Niblock, pour ne citer qu’eux, tous enfants terribles du son, trublions de la choses musicale croisèrent un jour où l’autre une accordéoniste aux sonorités singulières, croisant synthéthiseurs, voix et soufflets de son accordéon.

Pauline Oliveros à crée la DLI – Deep Listening Institut en 1985, au sein de l’Université neworkaise de Rensselaer, après avoir dirigé durant quelques années le Centre de recherche de musique expérimentale de l’Université de San Diego. Dans ces lieux, notre pionnière mettra en œuvre et transmettra l’essentiel de son art, et surtout de sa posture d’écoutante, de sa pensée, par le souffle, la méditation, l’improvisation, le partage… Et lorsque l’on écoute  la respiration si terriblement humaine de son accordéon, on retrouve dans ses longues phrases toute cette énergie intérieure que la Deep Listening porte comme un puissant souffle vivifiant.

À peine quelques jours plus tard après Jean-Claude Risset, dont je vous parlerai bientôt, disparait une musicienne chercheuse, infatigable défricheuse, qui n’a pas finit de nous bercer et de nous réunir parfois dans ce qu’elle invoquait comme le souffle et la musique du Monde.

Où Pauline Oliveros nous fait entendre le bourdonnement des serpents à sonnettes des montagnes, réminiscences de danses…

Source : Quand un accordéon se tait ! Disparition de Pauline Oliveros | DESARTSONNANTS – SONOS//FAIRE

Le temps matériel, Dominique Blais

Depuis le 9 octobre, le FRAC Franche-comté propose l’exposition Le temps matériel.

L’œuvre de Dominique Blais se concentre sur la matérialisation de l’immatériel (temps et sons), des énergies, des flux,… dans un mouvement qui vise à leur donner une beauté formelle qui dénote parfois avec l’âpreté des domaines explorés.

Dominique Blais, Entropê 2014-2015

Dominique Blais, Entropê 2014-2015

L’exposition consacrée par le Frac Franche-comté à Dominique Blais s’articule autour de l’oeuvre intitulée Finale (Les Adieux), produite pour l’occasion et qui intégrera ensuite la collection du Frac.
Il s’agit d’une transposition du dernier mouvement de la Symphonie n°45, écrite en 1772 par Joseph Haydn en guise de revendication afin de signifier au commanditaire (le prince Nicolas Esterházy) que les musiciens désiraient mettre un terme à leur séjour prolongé au palais Esterházy en Hongrie et rejoindre au plus tôt leur domicile et leur famille à Eisenstadt (Autriche). Ainsi le compositeur avait décidé que ses musiciens quitteraient la scène un à un, après avoir soufflé la bougie qui éclairait leur partition, plongeant progressivement la scène dans le noir complet jusqu’à la dernière note.
Dans un espace-temps différent, Dominique Blais a donc choisi de « rejouer » la disparition progressive de l’orchestre mais surtout de matérialiser le processus de cette disparition même par la compilation ou stratification des instants qui en composent la durée, autrement dit la superposition sur un même plan de l’ensemble des mouvements successifs des exécutants dont le sténopé nous livre l’image fantomatique tandis que rien ne demeure de la dimension sonore de leur prestation.
En traduisant visuellement le temps de l’interprétation musicale, en donnant à voir ce qui est de l’ordre de l’invisible, en l’occurrence ici la simultanéité des gestes produisant les notes qui composent une symphonie, Dominique Blais poursuit une oeuvre qui depuis ses débuts se concentre sur la matérialisation de l’immatériel (temps et sons), des énergies, des flux – qu’il s’agisse par exemple des propriétés électriques du verre (Entropê, 2014-2015) ou de fréquences radio naturelles (Spherics, 2009 ; L’Ellipse, 2010*),… – dans un mouvement qui vise à leur donner une beauté formelle qui dénote parfois avec l’âpreté des domaines explorés.

Si l’on ne peut douter des connaissances de l’artiste s’agissant du pendule de Foucault, des fréquences sonores et des ondes lumineuses, des avancées technologiques en matière de photographie ou, dans un autre registre, des mouvements qui régissent les astres, il n’en reste pas moins que nous sommes surpris de l’usage qu’il fait de ces savoirs et techniques dès lors qu’il entreprend de les revisiter.
Nombre de ses oeuvres font appel en effet à des pratiques tombées en désuétude t telles le sténopé ou la photographie argentique (Ring, 2012* ; Finale (Les Adieux), 2016 ; Correspondances Lumineuses, 2016, avec É. Lamouroux et B. Casas Brullet) ou à d’autres ancestrales, tel le soufflage du verre (Sans titre (Les colonnes d’air), 2013). D’autres (Mécanique du temps présent, 2010 ; Apparatus (Rotatio), 2015, mais aussi Pendulum Reflection, 2016 produite pour cette exposition) évoquent formellement des objets et machineries archaïques ou insolites, dont le fonctionnement est souvent virtuel ou qui n’ont d’autre finalité que leur propre fonctionnement, telles des machines célibataires. Au sein de cet ensemble qui évoque par ailleurs la transmutation, le feu, la lumière, l’énergie, le cosmos ou les points cardinaux, ces pièces – pour beaucoup dotées de titres anachroniques (empruntés avec humour au latin ou au grec) – suggèrent immanquablement un univers ésotérique d’un autre temps.

« Le temps matériel » (titre de l’exposition choisi par Dominique Blais), c’est le temps concret, un temps mesuré sans aucune subjectivité. Pourtant au coeur de l’exposition plus que l’indéniable qualité musicale de la symphonie de Haydn, c’est sa dimension humaine qui retient Dominique Blais. Non pas pour son caractère revendicatif ou pré-syndicaliste mais d’abord pour l’auto-effacement volontaire auquel se livrent les musiciens, leur façon de s’abstraire, de quitter symboliquement et physiquement la scène comme on le fait de la vie. Et à proximité de Finale (les Adieux), un pendule oscille. Il n’est pas doté de la technologie propre à celui de Foucault. Il n’a pas vocation ici à démontrer la rotation de la terre. Il rythme simplement le temps de l’exposition de son oscillation incessante et hypnotisante. Il arrête le visiteur dans son parcours et l’invite à réfléchir à l’hypothèse d’une autre destinée pour les sciences et techniques, telle celle inventée par l’artiste qui insuffle à ses simulacres intemporels une dimension magique.
De la mécanique saisie par la poétique.

Commissariat :
Sylvie Zavatta, directrice du Frac

dates du 08/10/2016 au 30/12/2016

Plus d’infos ici : http://www.frac-franche-comte.fr

Max Feed

Depuis le 9 octobre le FRAC Franche-comté propose une exposition collective conçue par le commissaire et critique d’art Daniele Balit autour de l’œuvre et de l’héritage de Max Neuhaus (1939-2009), artiste considéré comme le père de l’installation sonore…

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Water Whistle (1971-1977) Max Neuhaus

Max Feed est la première exposition collective autour de l’œuvre de Max Neuhaus.

50 ans après LISTEN, œuvre-manifeste qui a marqué en 1966 le début de ses expérimentations invitant à écouter le paysage sonore post-industriel de New York, l’exposition rend hommage à son parcours. Considéré comme le « père » de l’installation sonore, Max Neuhaus abandonne, au milieu des années 1960, sa carrière de percussionniste et d’interprète pour se consacrer à la réalisation de « topographies sonores » – terme qui désigne des installations s’inscrivant dans l’espace public comme dans les zones négligées de musées et de galeries, produisant des « situations sociales » en dialogue avec le quotidien.

Max Feed réunit une quarantaine d’études et de dessins, dont plusieurs sont montrés pour la première fois, ainsi qu’un corpus important de documents d’archive. Cette sélection porte une attention particulière sur l’activité de Neuhaus en France. Le public pourra aussi découvrir deux dispositifs sonores rarement activés : Silent Alarm Clock, un réveil qui rompt le sommeil par le silence créé en 1979, et Five Russians, l’installation sonore conçue en 1979 pour la Clocktower à New York, reconstituée pour la première fois dans une institution publique.

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Five Russians, dessin, Max Neuhaus 1993

Max Feed souhaite aborder l’art de Neuhaus au-delà du traditionnel recours à ses dessins. Neuf artistes ont ainsi été invités à entrer en résonance avec son œuvre pionnière – la plupart avec des nouvelles productions. Il s’agit ici de questionner l’idée d’héritage, comprise non pas tant comme transmission univoque, que comme mise en circulation de processus multiples, générateurs d’une action transformatrice et rétroactive. Le titre de l’exposition convoque d’ailleurs cette notion de feedback, en empruntant le nom d’un perturbateur d’ondes sonores créé en 1966 par Neuhaus (le Max-Feed) pour expérimenter à domicile les effets de la rétroaction sur les émissions radiophoniques et télévisées.

Ainsi, Myriam Lefkowitz, à l’aide d’impulsions chorégraphiques, approfondit l’exploration du corps écoutant, tandis qu’Olivier Vadrot oriente ce même corps en ayant recours au langage du design et de la scénographie. Trisha Donnelly explore silencieusement le principe de jardin sonore, alors que Nina Katchadourian infléchit l’expérience de l’environnement urbain en jouant sur la frontière fragile entre sons naturels et artificiels. Les pièces de Seth Cluett invitent à prendre place également à la limite de deux espaces, extérieur et intérieur, en se concentrant sur les rapports de translation entre territoire, architecture et expérience sensorielle. Oleg Tcherny, se glisse dans les plis d’un temps apparemment immobile pour faire vaciller la perception. Simon Ripoll-Hurier nous fait écouter l’écoute elle-même ; Sébastien Roux multiplie les réfractions entre médiums et langages différents, et Matthieu Saladin sème le doute sur ce qu’il convient d’écouter.

À travers une pluralité de médiums et d’expériences sensibles, Max Feed invite à développer une capacité à réorienter l’attention. L’exposition engage à une véritable pratique consciente agissant sur l’expérience ordinaire – que ce soit dans la transformation des paysages perceptifs, ou dans la prise de conscience des actes individuels au sein d’une communauté.

Commissariat :
Daniele Balit

Exposition du 8 octobre au 30 décembre 2016

FRAC France-comté : http://www.frac-franche-comte.fr

http://www.max-neuhaus.info