Julien Glauss – Jérôme Poret

Julien Clauss – Ground Noise

Jérôme Poret – La teinturière de la lune

7 AVRIL – 26 mai 2019
VERNISSAGE dimanche 7 AVRIL – 15h/21h
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INSTANTS CHAVIRÉS / ANCIENNE BRASSERIE BOUCHOULE
2 Rue Emile Zola – Montreuil – M°Robespierre
Exposition ouverte du mercredi au dimanche 15h/19h – entrée libre
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DEUX EXPOSITIONS PERSONNELLES CROISÉES

Au printemps 2019, nous accueillons deux projets littéralement dédiés à l’ancienne brasserie Bouchoule, l’espace d’exposition des Instants Chavirés : GROUND NOISE de Julien Clauss et LA TEINTURIÈRE DE LA LUNE de Jérôme Poret.

Un jeu de temporalités différentes se jouera entre les deux expositions personnelles qui fonctionnent selon les révolutions des têtes de lecture du dispositif sonore de Julien Clauss d’un côté et l’activité de fermentation d’une cuve de houblon, un brassin, placée in situ par Jérôme Poret de l’autre.

A l’instar d’une chambre d’écho, les deux expositions vont augurer des points de jonction et de disjonction, chaque cycle d’activité conditionnant l’expérience des visiteurs. Au programme : amplitude sonore déployée de l’usure du sol et mystère de l’alchimie de la fermentation passé à la loupe !

DOSSIER DE PRESSE
RENDEZ-VOUS DURANT LES EXPOSITIONS

> Dimanche 7 avril – Vernissage en présence des artistes – 15H/21H – ENTRÉE LIBRE
> Dimanche 19 mai – CONCERT IN SITU – JULIEN CLAUSS – 16H – ENTRÉE LIBRE
> Dimanche 26 mai – CONCERT IN SITU – JÉRÔME PORET – 16H – ENTRÉE LIBRE
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JULIEN CLAUSS
GROUND NOISE

Ground Noise est un projet sonore spécifiquement conçu pour l’espace d’exposition des Instants Chavirés. Il propose en quelque sorte une topographie sonore et active des sols de la brasserie Bouchoule en se fondant sur la lecture en direct des micro-reliefs du sol et leur sonification.
La dalle usée de l’ancienne halle des Instants Chavirés est investie comme matière première d’un dispositif de lecture inspiré de platines vinyles. L’installation concrétise des problématiques d’écriture, de hasard et de support à l’aide de platines à détection laser programmées et traitement analogique modulaire.
L’érosion du sol est envisagée comme une forme d’écriture dans la matière, figurant dans les reliefs la partition d’un paysage sonore qui se déploie dans l’espace d’exposition des Instants Chavirés.
L’installation sonore sera également activée sous forme d’un concert de Julien Clauss l’avant-dernier week-end de l’exposition.

Avec la participation du DICRéAM et le soutien de l’INA GRM, Sick Sensor et de Métalu.
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JULIEN CLAUSS
Né en 1974, vit et travaille dans les Hautes-Alpes.

Depuis 2001, il réalise des pièces sonores, des sculptures, des installations, des performances, et des dispositifs radiophoniques.
C’est par le son qu’il aborde son travail sculptural, cherchant à mettre la matière sonore en forme et en espace selon différentes techniques. Cette pratique de la sculpture sonore l’amène à penser l’invisible : comment y faire forme, comment composer une étendue, délimiter un espace et avec quelle porosité, et selon quelles modalités organiser la perception physique de cet invisible?

cycliq.org
onentendlirejusquaubout.wordpress.com
108mhz.wordpress.com
meteomondiale.bandcamp.com
julien-clauss.bandcamp.com
t3khn3.bandcamp.com


JÉRÔME PORET
LA TEINTURIÈRE DE LA LUNE

En parallèle du projet GROUND NOISE de Julien Clauss, nous accueillons celui de Jérôme Poret qui fait directement écho à la fonction originelle de l’espace d’exposition des Instants Chavirés, l’ancienne brasserie Bouchoule en y déposant un brassin. En nommant son projetLA TEINTURIÈRE DE LA LUNE ainsi que la bière créée à cette occasion, Jérôme Poret fait directement référence aux alchimistes qu’on désignait comme teinturiers au Moyen Âge. En effet, ce qui intéresse l’artiste est surtout ce processus chimique de fermentation qui agit dans l’obscurité de la cuve. À l’aide d’une caméra, il tente de restituer les mouvements et transformations imperceptibles qui habitent l’espace confiné de la cuve présentée au rez-de-chaussée de la Brasserie.

« Cela se passe dans une ancienne brasserie devenue lieu d’art. Lieu incarnant un savoir-faire, aujourd’hui dédié à la représentation, la brasserie se fait image et s’inscrit dans une nouvelle épaisseur.
Le temps d’un brassin, par l’alchimie de la bière, plusieurs espace-temps et récits vont s’achopper pour faire signe d’eux-mêmes. Des formes naissent de la rencontre entre des amitiés, des pratiques musicales et artisanales dont les processus convergent.
Pensé comme un cycle, le projet est rythmé par l’élaboration d’une bière créée spécifiquement pour le lieu, en collaboration avec Carole et Franck Bellon de l’Atelier de la Bière.
Les habitudes du lieu adopteront une temporalité flottante, liée à ce phénomène de transmutation.
La cuve pleine et ses émissaires accueilleront le public pour le vernissage ;
Voyant ou témoin, un dispositif de captation vidéo et sonore accompagnera la fermentation ;
un second temps avec une période de garde à température ambiante laissera le temps à la bière d’atteindre son plein potentiel, puis, à la fin de l’exposition une vente-dégustation et un concert organisés autour de cette bouteille à la fois multiple et oeuvre éditée.
Gravitant autour de la cuve, les formes habitant le lieu sont imaginées comme autant de variations, d’états d‘une expérience donnée : celle d’une durée exposée, rendue sensible et concrétisée dans la matière. » JP

Remerciements : Frank Le Liboux pour le labo photo du Centre Jean Lurçat à Montreuil, Timothy Mason (tirage photos), Carole et Frank Bellon de l’Atelier de la Bière, Jean Louis Chapuis de Warmgrey (graphisme de l’étiquette), Sybille Raffort pour son assistance.
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JÉRÔME PORET
Né en 1969, vit et travaille à Verrières-le-Buisson et Paris.

il explore les dimensions événementielles et matérielles du son. Inscrit dans les pratiques musicales dites extrêmes (indus, métal, noise) et leurs esthétiques, l’électro-acoustique, son univers plastique en fait le matériau d’une interaction avec les lieux et les architectures investis. Il les conçoit comme « une structure amplificatrice », émettrice d’un environnement social et artistique donné, à affecter.
Musicien, producteur du label de disque vinyle expérimental LABELLE69, il réalise des pièces sonores, performances, mais aussi des dessins muraux Sonicdrawings, installations, vidéos. Autant de moyens pour donner « forme » au son, entre matière imperceptible (images, fréquences) et objets physiques bien réels.

(Portrait © Timothy Mason)

ctjerome.bandcamp.com
labelle69.com
acousticcameras.org

Nuits Beau Tas 2019

Festival bruxellois, amant des musiques expérimentales, se fichant avec impertinence des appellations séparatrices en genres séparateurs, entièrement auto/financé depuis 6 ans, débusquant et rassemblant en l’espace de 15 jours seulement ce qui d’aujourd’hui se dit, s’écrit, se crie, s’énonce, se joue, Les Nuits du Beau Tas auront lieu entre le 25/04 et le 10/05 prochain dans une dizaine de lieux bruxellois, une possibilité en acte de nous mettre à l’écoute des battements gracieux/anti/dispendieux du monde. Il y aura des musiques que personne n’est jamais tout à fait prêt à entendre.

Au BRASS : une nuit avec Charlemagne Palestine, le pionnier iconoclaste de la musique minimaliste, la célèbre pièce « In C » de Terry Riley par le groupe électro Bétøn, et George Van Dam, violoniste de l’Ensemble Ictus.

Vendredi 26 avril à 20H, BRASS, Centre culturel de Forest, Avenue Van Volxem, 364 – 1190 Forest

info@lebrass.be

http://lebrass.be/event/nuits-beau-tas-2019/

 

The Residents au Transpalette

Exposition rétrospective au Transpalette du 21 avril au 2 juin
avec The Bunny Boy Secret Room

Vernissage le 20 avril à 18h : un invité surprise est attendu pour une performance mystérieuse.

Cette première exposition rétrospective de The Residents, produite par Bandits-Mages, se déploie sur les 3 niveaux du Transpalette à Bourges. C’est entre ces murs que va réapparaître de manière physique, après sa création en 2008 sur Youtube, la chambre secrète de The Bunny Boy. Véritable plongée dans l’esthétique visuelle et sonore du collectif, l’exposition met en perspective des documents rares et des images d’archives à travers des performances, des projections de films et des rencontres avec des penseurs et artistes contemporains.

L’exposition est accompagnée par le fanzine “I’M A RESIDENT” conçu comme un catalogue s’enrichissant en cours d’exposition. Il articule des archives rares et des textes inédits selon trois thématiques choisies : les médias comme espaces de création, la transgression historique et culturelle par le spectacle, l’imaginaire et la folie du dé-doublement. Enfin, la rumeur court que le film Sculpt de Loris Gréaud apparait lors de rendez-vous clandestins…

THE WORLD’S MOST MYSTERIOUS BAND

Les Bandits-Mages rencontrent The Residents en juin 2016. Depuis, elles-ils imaginent ensemble un projet d’exposition des productions du collectif mythique né en 1969. Prônant une dépersonnalisation radicale, The Residents est le groupe le plus mystérieux au monde, surgissant et demeurant masqué au sein de la pop culture.
Leurs concepts-albums radicaux ont rythmé 50 ans de productions musicales et audiovisuelles, jusqu’à ce jour. Leur musique emprunte, pirate, déconstruit et renouvelle le moindre son jusqu’à l’ivresse. Leur univers visuel mais aussi leurs films, leurs performances, leurs spectacles et leurs identités mêmes incarnent une véritable mythologie où l’art de la farce enfantine flirte avec la mélancolie grinçante. Soutenus par de nombreux fans à travers le monde, que nous pourrions plutôt qualifier d’adeptes, ils continuent d’influencer nombre de groupes musicaux et d’artistes contemporains. Sous l’égide de leurs mentors Sun RaCaptain Beefheart ou Frank Zappa, et appliquant les préceptes de la Théorie de l’obscurité du mystérieux N. Senada, The Residents déploient une œuvre d’une liberté à la fois folle et très sérieuse.

BYE OR DIE

Le rez-de-chaussée du Transpalette articule un ensemble de postes d’écoute pour entrer par la musique dans l’univers de The Residents. Des extraits d’albums sont disponibles à l’écoute : Meet The residents (1974) ; The Third Reich N’ Roll (1976) ; Not Available (1978) ; Eskimo (1979) ; Subterranean Modern (1979) ; Commercial Album (1980) ; The Big Bubble (qui clôture la série The Mole Show) (1985) ; Wormwood (1998) ; Bad Day On The Midway(1995). En prolongement de ce premier plateau, une salle de cinéma permet de découvrir une dizaine de films et de clips hallucinants dont la première réalisation de The Residents, le film fondateur : Vilness Fats (1972 – …), retranscription de la vision d’un nain manchot schizophrène qui recompose le monde à son image. Cette salle de cinéma s’ouvre également de manière événementielle pour des projections, rencontres et performances liées à l’exposition.
Vileness Fats a été filmé sur quatre ans (1972-1976). Strict contemporain d’Eraserhead, il opère comme lui une synthèse provisoire entre l’imaginaire américain des années 1950, les films surréalistes primitifs (La Coquille et le ClergymanUn chien andalou, etc.) et l’esthétique expressionniste allemande héritée du Cabinet du docteur Caligari. Comme Eraserhead encore, Vileness Fats invente littéralement notre sensibilité actuelle, carnavalesque et grotesque, cherchant dans les passerelles esthétiques les plus risquées – à la fois avant-gardistes et bubble-gum – une façon de repenser, positivement mais sans naïveté, notre rapport au monde.”  – POP YOGA, Pacôme Thiellement, Sonatine Éditions, 2013 (Chapitre 3 “Le Sous-marin noir, Les Residents”, pp 42 – 61)

MEET THE RESIDENTS

Le premier étage de l’exposition est consacré aux fondements de The Residents : la construction de leur fiction en friction avec la réalité. Des projections de diapositives rares nous invitent de San Mateo à la rue Sycamore (1969 à 1972) ou témoignent des étapes de la création du film Vilness Fats. La théorie de l’obscurité de N.Senada est à percevoir dans une vidéo de concert free jazz à la fois cryptique et puissante. Enfin, des vitraux posent, en écho à la Pore Know Graphics Gallery, les préceptes de l’esthétique visuelle de The Residents. 

BUNNY ROOM

Inaccessible au public depuis le rez-de-chaussée, il est possible, à partir des coursives des étages, de découvrir en vue plongeante la chambre de Bunny Boy. Véritable espace-temporel en flottement, la chambre de Bunny Boy est à la fois un album, une série youtube, des correspondances, une fiction, un spectacle, une édition, une chambre re-construite et une performance-tournage de films en live.
En 2008, The Residents dévoile The Bunny Boy, d’abord un album puis une web série épisodique diffusée sur YouTube et le site officiel des Residents trois fois par semaine. À l’origine de ce projet, The Residents ont reçu un message de leur vieil ami Bunny implorant de l’aide pour retrouver son frère Harvey disparu sur l’île de Patmos en Grèce. Ils ont décidé de l’aider dans sa quête en racontant son histoire et en incitant les spectateurs à correspondre avec lui par mail, et ainsi participer au récit de la série. Bunny, ce personnage-lapin, fou et délirant, a eu une correspondance bien réelle avec de nombreuses personnes à travers le monde. The Bunny Boy comptabilise 69 épisodes, une bande originale, un album musical, une tournée, un DVD et, à paraître en mai 2019, un catalogue. Bandits-Mages s’apprête à faire tout son possible pour que l’homme-lapin retrouve son frère malgré la bête qui rode aux premières heures de l’apocalypse. 

FREAK SHOW

Le dernier niveau est celui du « show ». Les affiches, les costumes et les photographies d’Henrik Kam nous immergent dans les concerts spectaculaires des albums Icky FlixThe 25th Anniversary et Cube E. pendant qu’éclate, sur un écran préparé, The Freak Show à Prague (1995). Un petit salon, tel une loge d’artistes, permet de consulter une sélection de BD graphiques et de voir deux films diffusés sur moniteurs : The Eyes Scream: A History of the Residents de John Sanborn (1991) et The Theory of Obscurity : a film about The Residents de Don Hardy (2015)

Festival ]interstice[ 14e rencontre des inclassables

Le festival ]interstice[ présente la 14ème rencontre des inclassables du 26 avril au 12 mai 2019, dans 13 lieux caennais avec plus de 50 artistes venus d’Allemagne, Belgique, Canada, Japon, Pays-Bas, République de Serbie, Russie et de France.

Des expositions d’arts visuels, sonores et numériques qui donneront à voir l’invisible et le vivant et des performances sonores et visuelles, des rencontres, visites et ateliers feront découvrir une création contemporaine poétique.

Wave Interference, Robyn Moody ©DK

Du visible à l’invisible, l’esprit du vivant

Du visible à l’invisible, le festival veut capter et dévoiler l’esprit du vivant à travers les créations des artistes invités. Sans chercher à rencontrer frontalement l’actualité, le festival pose néanmoins des questions essentielles. La volonté n’est pas de produire un débat par ailleurs indispensable mais d’écouter, voir et ressentir cette acuité particulière qu’ont les artistes pour regarder le monde.
L’état de nature traverse nombre des œuvres présentées et appelle à la contemplation. Prendre le temps, se donner le temps, s’offrir de la lenteur. Sentir l’eau et l’air, toucher la pierre, ausculter des micro-mondes et des infra-mondes, voyager dans l’esprit du vivant.

Cloud, Christina Kubisch ©Christina Kubisch

Les pionnières du son

La création sonore est à l’origine du festival et depuis sa première édition, le son constitue sa trame artistique. Comme dans tant d’autres domaines, l’art fait peu de cas des femmes qui ont profondément contribuées à son histoire. Au-delà de l’hommage, il s’agit de participer à une nouvelle écriture de cette histoire et de repenser ce qui fait la création, son environnement, son écriture sociale, économique et politique.

Kasper T. Toeplitz

Les collaborations

Depuis plusieurs éditions, le festival développe ses relations avec d’autres partenaires artistiques et participe à la mise en œuvre d’un travail en commun.

]interstice[ est le fruit d’un ensemble de collaborations essentielles et fidèles. Le premier de nos partenaires, artistique et pédagogique, est l’ésam Caen/Cherbourg sans qui le festival n’existerait pas. Le Dôme, où ]interstice[ est résident, et le Pavillon sont depuis cinq ans des lieux qui nous permettent d’habiter et d’expérimenter sur la Presqu’île de Caen. L’Abbaye-aux-Dames et l’Artothèque-Espaces d’art contemporain nous accueillent également depuis plusieurs années pour exposer des artistes internationaux. Pour la deuxième fois, Territoires pionniers et la Galerie IGDA 2.0. nous reçoivent avec des propositions inédites et le centre chorégraphique national de Caen en Normandie nous offre une nouvelle carte blanche. La Galerie L’Œil Histrion nous rejoint avec une programmation commune au 102ter et la ville de Caen nous donne l’opportunité chaque année d’occuper les églises Saint-Nicolas et du Vieux-Saint-Sauveur.

Nationalement, à travers plusieurs artistes invités, ce sont différentes collaborations qui naissent ou se renforcent comme avec Le Bon Accueil (Rennes), Seconde Nature (Aix-en-Provence), Zinc (Marseille) ou Scopitone (Nantes). En Normandie, c’est la possibilité d’une double production, ici à ]interstice[ et au Havre à l’été 2019 dans le cadre du festival EXHIBIT! au Tetris.

À Caen avec le Studio Neura, c’est la création d’un atelier sonore toute la durée du festival, avec le collectif PAN c’est le rendez-vous régulier d’une nouvelle proposition artistique et avec le Collectif Manœuvre, c’est une création originale, une scénographie et un lieu d’accueil où se tiendra l’inauguration du festival.

Enfin, et ce sera un des points d’orgue de cette édition, nous mettons en avant la dynamique de la scène montréalaise, chaque année présente à ]interstice[.

Tout cela fait l’esprit du festival et nous espérons que vous le partagerez avec nous.

David Dronet & Luc Brou


Artistes

AKI INOMATA JP
ALEXIS LANGEVIN-TÉTRAULT CA
BÉRÉNICE SERRA FR
CHRISTINA KUBISCH DE
CHRISTOPHE MONCHALIN BE
COLLECTIF MANŒUVRE FR
ELS VIAENE BE
FRED.H FR
GUILLAUME COUSIN FR
GORAN VEJVODA RS & FLORENCE MÜLLER FRKASPER T. TOEPLITZ FR
LYDIE JEAN-DIT-PANNEL FR & GAUTHIER TASSART FRMARC BARON FR
MARIACHI FR
MATTHIEU MARTIN FR & PETER THEREMIN RUMYRIAM BLEAU CA
NICOLAS BERNIER CA
NICOLAS TOURTE FR
NILS VÖLKER DE
PAUL DUNCOMBE FR
ROBYN MOODY CA
RYOICHI KUROKAWA JP
STUDIO NEURA FR
THOMAS ANKERSMIT DE

ADRIEN LEFEBVRE ADRIEN MILLE
ÂNKH
CIRCUIT TORDU CONFORMANCE
DJ PHUNKY PRIMATE
EL TIGER COMICS GROUP HERVÉ PLATEL

HOLASISI
JUSTE OREILLES MUTABLE INSTRUMENT NEPHASE
SCHAAMU
SICHUAN
SLIC
THIBAULT JÉHANNE TWO TONE
XXXIII
(Y)

Plus d’infos ici : http://festival-interstice.net

Alexandre Castant est l’invité de Tapage nocturne

Exceptionnellement, Tapage nocturne du 22 février 2019 (France Musique) sera entièrement consacré à l’essayiste, historien de l’art contemporain et critique d’art, Alexandre Castant.

Alexandre Castant a fait du son l’un de ses sujets de prédilection.
Il pose la question de la relation image-son comme une question autonome du langage cinématographique. Le rôle plastique, spatial ou fictionnel, que les arts visuels trouvent dans l’expérience musicale, sont autant de sujets qu’il aborde et qui pousse le lecteur-auditeur à repenser son écoute.
De la relation entre l’art contemporain et la pratiques sonores, il a cultivé une réflexion passionnante qu’il expose notamment dans des ouvrages comme « Les arts sonores », « Journal audiobiographique » ou « Planètes sonores ».
(B. Letort)

BIO //
Professeur à l’École nationale supérieure d’art de Bourges où il enseigne l’esthétique et l’histoire de l’art contemporain, et dirige le séminaire L’Atelier sonore d’esthétique,Alexandre Castant est essayiste et critique d’art.

Depuis un premier livre sur le son dans l’art contemporain paru en 2007 Planètes sonores, radiophonie, arts, cinéma (Éditions Monografik, nouvelle édition augmentée 2010), il a également publié, toujours dans le domaine des arts sonores, Journal audiobiographique, radiophonie, arts, cinéma (Nouvelles Éditions Scala, Paris, 2016), et, Les Arts sonores – Son & Art contemporain(Transonic, Charleroi, 2017).

En outre, il a écrit, toujours dans une perspective trans-disciplinaire, sur la littérature et les arts plastiques (Esthétique de l’image, fictions d’André Pieyre de Mandiargues, Publications de la Sorbonne, 2001), la photographie (Noire et blanche de Man Ray, Scala, 2003 ; La Photographie dans l’œil des passages,L’Harmattan, 2004 ; Écrans de neige, photographies, textes, images, Éditions Filigranes, 2014), le paysage (Logique de la mappemonde, note sur l’espace méditerranéen, Éditions Filigranes, 2012) ou l’imaginaire (ImagoDrome, des images mentales dans l’art contemporain, collectif, Éditions Monografik, 2010).

En 2014 et 2018, il a enseigné en Chine, à l’École offshore / XiYiTang de Shanghai et la Shandong University of Arts de Jinan.

Illustrations musicales de l’interview :

Christian Fennesz & Ryutchi Sakamoto
Cendres
Christian Fennesz & Ryutchi Sakamoto
REF TOUCH 22

Ivann Cruz
Quantophrenie
Ivann Cruz
REF HELIX LX 10

John Cage
Haikai
Amadinda Percussion Group
REF HUNGAROTON 31849

Laurie Anderson
Transitory Life / Homeland
Laurie Anderson
REF NONESUCH 524055 2

Brian Eno
Music For Airport 1/1
Brian Eno
REF POINT MUSIC 536 847 2

Laurie Anderson
The Beginning Of Memory
Laurie Anderson
REF NONESUCH 524055 2

John Cage
Haikai
Amadinda Percussion Group
REF HUNGAROTON 31849

Gyorgy Ligeti
Hungarian Rock Chaconne Fur Cembalo
Elisabeth Chojnacka
REF WERGO

Modest Moussorgsky / Orchestration Maurice Ravel
Promenade
Andre Prévin
REF PHILIPS 416 296 2

Ivann Cruz
Ligne de Fuite
Ivann Cruz
REF HELIX LX 10

Erik Satie
Musique D’ameublement n°1
Direction Bernard Desgraupes
REF ARIA S92292 WM 334

Steve Reich
Drumming Part I
Ensemble Ictus
REF CYPRES RECORDS Cyp5608

Brian Eno
Music For Airport 1/1
Brian Eno
REF POINT MUSIC 536 847 2

Modest Moussorgsky / Orchestration Maurice Ravel
Ballet des poussins dans leur coque
Direction Andre Prévin
REF PHILIPS 416 296 2

René Lussier
Le Trésor De La Langue
René Lussier
REF LA TRIBU TRICD 7265

Robinson / Rothbrust / Ladd / Randall
Angel Crazy / Sleeping In Vilna / Why Waste Time
Robinson / Rothbrust / Ladd / Randall
REF AYLER RECORDS Aylcd 130

Melaine Dalibert
Ballade ( 2014 ) / Quatre Pieces Pour Piano
Melaine Dalibert
REF MELAINE DALIBERT MDCD 100

Brian Eno
Music For Airport 1/1
Brian Eno
REF POINT MUSIC 536 847 2

Christian Zanesi
Ambiance Matisse
Christian Zanesi
REF MEGADISCS CLASSICS MDC 7795

René Lussier
Le Trésor De La Langue
René Lussier
REF LA TRIBU TRICD 7265

Bibliographie choisie par l’auteur, Alexandre Castant

Les Arts sonores – Son & Art contemporain
Transonic / École nationale supérieure d’art
Charleroi et Bourges, 2017
Les Arts sonores est le troisième volet des études d’Alexandre Castant (après Planètes sonores paru en 2007 aux Éditions Monografik, et Journal audiobiographique en 2016) sur la question du son dans l’art contemporain.

Journal audiobiographique – Radiophonie, arts, cinéma
Nouvelles Éditions Scala, Paris, 2016
Dans ce Journal audiobiographique d’Alexandre Castant, musique expérimentale, radiophonie, arts plastiques et cinéma, sculpture  et poésie sonore s’y croisent pour construire de nouvelles utopies.

Planètes sonores (radiophonie, arts, cinéma),nouvelle édition revue & augmentée d’un épilogue, éditions Monografik, coll. « Écrits », Blou, 2010
Aujourd’hui, le son est un acteur essentiel de la création artistique, et cet ouvrage Planètes Sonores d’Alexandre Castant – initialement paru en 2007, épuisé depuis, et ici réédité  revu et augmenté – l’analyse de manière fragmentaire mais précise, et  dans une perspective trans-historique, à travers trois domaines : la  radiophonie, les arts plastiques et le cinéma.

Ecouter ici : https://www.francemusique.fr/emissions/tapage-nocturne/alexandre-navarro-est-l-invite-de-tapage-nocturne-69358

Lionel Fernandez et Jérôme Noetinger en concert !

Jérôme Noetinger  Revox
Lionel Fernandez guitare

Bruit de la bande vs cordes incisives.
Du bruit brillant, bien plus que blanc, par deux acteurs fondamentaux et intransigeants des musiques expérimentales contemporaines.

Lionel Fernandez appartient à la frange la plus radicale du rock noise héxagonal… sans vraiment y appartenir d’ailleurs.. ou dans l’extrême marge peut-être. Membre fondateur de Sister iodine (auteur du très bon « Venom » l’an dernier), Discom, Minitel,  Antilles… son jeu de guitare chaotique mais concis a quelque chose à voir avec l’arme électricité, le choc frontal et les lames affutées ; trés affutées.

Jérôme Noetinger
A dirigé Metamkine, catalogue de vente par correspondance spécialisé dans les musiques électroacoustiques et improvisées, de sa naissance en 1987 jusqu’à avril 2018.
Membre du comité de rédaction du magazine trimestriel Revue & Corrigée de 1989 à 2014.
Membre de l’équipe du 102 rue d’Alembert à Grenoble de 1989 à 1998 : programmation cinéma et musique.
Programme l’Audible Festival organisé par les Instants Chavirés de 2011 à 2015.
Cours de musique électroacoustique sous la direction de Xavier Garcia de 1986 à 1988 au COREAM à Fontaine (38).
Compose parfois des musiques concrètes en studio.
Pratique l’improvisation sur scène avec un dispositif électroacoustique regroupant selon les envies, magnétophones à bande, table de mixage, synthétiseurs analogiques, hauts-parleurs, micros et électronique…
Réalise également des conférences ou des ateliers autour de la musique concrète, de l’improvisation, des questions de distribution et de production…
Joue en solo ou accompagné.

En concert le 7 mars à 20H30 avec Hippie Diktat, aux Instants Chavirés

https://www.instantschavires.com/7mars2019/

 

Festival Bruits Blancs #8

Le Festival Bruits Blancs (Formes audiovisuelles, musiques exploratoires, littérature, poésie) 8ème du nom, aura lieu du 28 novembre au 15 décembre en île de France et ailleurs.
Il n’y a de vitalité artistique que dans l’exploration permanente, avec sa part de risque : celui de la découverte, celui d’ouvrir des voies inconnues.
Bruits Blancs huitième édition est un temps concentré offert à de telles aventures. Ce sont sept journées proposées dans l’esprit d’un laboratoire inscrit dans la vie artistique contemporaine. Lieu de rencontres inédites entre écrivains, auteurs contemporains, compositeurs et musiciens, plasticiens….
Bruits Blancs est également un événement ouvert à toutes les formes d’expressions nées des nouvelles technologies et du numérique. La confrontation des langages, des genres ouvre une voie d’exploration propre à chacun, singulière, susceptible d’ouvrir sur une aventure, des collaborations inattendues, voire inespérées.
Toutes les infos ici : http://bruitsblancs.fr