Son et radio, une histoire

À retrouver dans l’émission Le cours de l’histoire sur France Culture

Cylindre, vinyle, audiocassette… L’histoire du son et de la radio s’articule à celle des inventions techniques. Se pose aussi la question de ce que l’on souhaite enregistrer, diffuser, graver et finalement conserver pour la postérité.

Contrôle d’un équipement radiophonique• Crédits :  Keystone-France / Gamma-Rapho – Getty

Quelle émotion d’entendre une voix venue du passé. Souvent, c’est celle de quelqu’un qui n’est plus et qui s’adresse à nous, de l’au-delà… la personne est donc toujours là ! Quel étonnement aussi d’entendre l’accent, la vibration de la voix, le r qui est roulé, la voix nasillarde. Les voix venues du passé sont conservées dans les archives sonores dont notre patrimoine s’honore.

En 1860, l’ouvrier typographe Édouard-Léon Scott de Martinville parvient à enregistrer de manière intelligible sa propre voix. Il est le premier individu à avoir pu réaliser un tel exploit. Pourtant, c’est l’invention du phonographe en 1877 par Thomas Edison qui continue de faire date : ici, la voix n’est plus seulement enregistrée, elle peut aussi être restituée ! Cette avancée sans précédent marque le coup d’envoi d’une série d’innovations rapides, qui font qu’à la fin des années 1900, le phonographe est déjà un objet qui se démocratise et que le disque se substitue peu à peu au cylindre.

La possibilité d’enregistrer et de faire entendre de la musique fait bientôt de l’enregistrement sonore une industrie en plein essor. Les premières vedettes du disque, comme Enrico Caruso ou les figures de proue du café-concert, sont rapidement connues du grand public. Pourtant, l’enregistrement sonore n’a pas été inventé pour la musique, mais bien pour la parole. On songe à conserver la parole des grands hommes, à constituer un patrimoine oral, mais aussi à graver sur cylindre ou sur disque des sons en voie de disparition. En France, c’est la collecte des patois qui se développe, en réaction à la disparition des cultures rurales et à l’expansion des zones urbaines et industrielles. Le linguiste Ferdinand Brunot coordonne ces opérations et constitue peu à peu les « Archives de la Parole« .

Peu à peu, le son, la voix, la parole, mais aussi les plaisanteries, les berceuses, les jeux de mots, les expressions représentent un patrimoine sonore qu’il importe de protéger et de conserver. À partir des années 1930, le son radiophonique vient enrichir ce patrimoine sonore, et, en 1975, l’Institut national de l’audiovisuel est chargé de conserver et valoriser les programmes de radio, télévision, vidéo et publicité. Aujourd’hui, les conservateurs de l’INA veille sur plus d’un million et demi d’heures de programmes radiophoniques, qui représentent plus de cent kilomètres linéaires d’archives. Alors, pourquoi chercher à enregistrer du son ? Comment les premiers enregistrements ont-ils été réalisés ? Comment ces techniques ont-elles évolué et selon quelles exigences ? Comment veiller sur ce patrimoine sonore et le faire connaître ?

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