Les Casse-Goulots Lavouxiens

Mon frère vient de découvrir des traces de notre grand père. Nous connaissions bien l’existence de son groupe Tit Louis Jazz, mais pas de la création en 1927 d’une société de Bigophones qui faisait des concerts, et dont il aurait été président !

Louis Dupin en photo.

« Le Ménestrel » du dimanche 19 juin 1887, journal s’intéressant à la musique et au théâtre et qui  paraît tous les dimanches nous donne quelques explications sur ces instruments :

« Depuis trois ou quatre ans vous n’avez pas été sans remarquer des instruments de musique en carton, aux formes étranges, aux proportions énormes : ce sont les bigophones. Leur nom leur vient d’un simple vendeur de « trompes et de bouquins » sur les champs de foire, M. Bigot, qui eut un jour l’idée de régénérer les musiques de cirque, qui l’horripilaient. En moins de vingt-quatre heures il révolutionna toutes les fanfares, toutes les musiques instrumentales. Pour « jouer » d’un bigophone » quelconque, il n’est pas nécessaire de connaître ses notes. Il suffit de savoir un air et de le chanter dans un instrument en carton. Il va sans dire que les voix de basse chanteront dans des instruments décorés des noms de basson, baryton, bombardon, goliath, monstre, etc., et que les autres souffleront dans des chalumeaux, des flageolets, des musettes, des clarinettes, des trompes, des ophicléides, des serpents, des cornets, des pistophones, etc. Que tous ces noms n’effrayent pas les amateurs. Les « bigophones » ne diffèrent les uns des autres que par leurs formes baroques, excentriques ; mais il n’existe pas deux manières d’en jouer : il suffit de chanter dans l’embouchure. »

Faute de photographie, certains villageois se souviennent encore de leurs activités. Habillés de larges blouses sombres, ils animaient des bals à Lavoux et ailleurs. Il se dit aussi que, participant à un concours de bigophoneux, ils auraient été les premiers et reçu en cette occasion un diplôme…

Les membres du bureau et les administrateurs des « casse-goulots » (ADV, 119 W 6)

C’est à l’aide d’un « Kazoo » (1), aussi appelé « mirliton » (2) qu’ils bricolaient leur instrument ou tout autre objet susceptible d’émettre des sons.

Extrait d’une page du « Catalogue des nouveautés françaises »

Source : http://www.patrimoineethistoiredelavoux.com/2017/02/les-casse-goulots-lavousiens.html

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