Exposition Stéphane Tidet

 

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Excepté le soleil est le titre de l’exposition de Stéphane Thidet à la galerie Laurence Bernard. Cette expression, au fort potentiel fictionnel et poétique, creuse un sillon fertile pour notre imagination. Comme très souvent dans le travail de l’artiste français, une dimension critique -voire dystopique – vient altérer la position confortable que nous procurent nos certitudes.

Que resterait-il à voir du monde sans notre étoile ? Qu’émergerait-t-il des zones d’obscurité ? Faut-il comprendre cette métaphore comme une nécessité de fuir les évidences qui finissent par nous aveugler ?

A l’aube de ces premières questions, l’exposition nous conviera à une exploration de l’espace, tant physique que spéculatif. Parmi les nouvelles œuvres de l’artiste, réunies autour de la notion de « voyage immobile », un étonnant vaisseau stationnaire, situé au croisement de l’architecture, de la sculpture et de la performance fera une escale à la galerie. Construite à partir du modèle de la capsule Mercury Seven (1958), alors occupée par les premiers astronautes, la sculpture sonore de Stéphane Thidet est, quant à elle, réalisée dans un matériau modeste qui renvoie à la cabane en bois dans laquelle l’écrivain Henry David Thoreau séjourna en autarcie (Walden; or, Life in woods, 1854).

Au sein d’une sculpture « habitable », l’artiste déplace et articule ces deux histoires emblématiques dans lesquelles la fiction (le mythe) et le réel ne cessent de s’alimenter mutuellement. Il ne signale pas tant de possibles échappées ou conquêtes qu’il ne suggère plutôt un point d’ancrage, un poste d’observation, d’expérimentation et, in fine, de transformation du monde depuis l’intérieur.

Stéphane Thidet n’est ni un « homme des bois » ni un « cowboy de l’espace », mais un «insider» habitué à déstabiliser nos habitudes perceptives des objets et des environnements ordinaires. Dans les situations qu’il crée les rapprochements inattendus ou anachroniques, les anomalies, les ralentissements et les élisions produisent des failles, des zones fragilisées suscitant la réflexion et la rêverie.

L’exposition Excepté le soleil sera l’occasion de découvrir pour la première fois en Suisse les œuvres de l’artiste qui, situées à mi-chemin entre ravissement et inquiétude, contiennent en elles le potentiel ambivalent de la destruction et du commencement.

Excepté le soleil. Exposition personnelle de Stéphane Thidet – 17 septembre / 24 octobre 2015.

Galerie Laurence Bernard, Genève. Vernissage le 17 septembre 18h-21h

Site de la galerie : www.btwgallery.com

Site de Stéphane Thidet : www.stephanethidet.com

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